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RPG Médiéval basé sur la légende de Robin des Bois

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Des plantes pour être loin du camp

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Carl
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MessageSujet: Des plantes pour être loin du camp Ven 23 Jan - 17:40

10 mai 1192


Frère Tuck avait demandé à Carl d'aller en ville, chez l'herboriste, lui chercher des herbes médicinales pour les hommes qui étaient blessés. Il accepta avec plaisir, depuis que la fille du Roi Richard était arrivée, il ne savait comment agir. Ce n'était pas n'importe qui tout de même, une princesse dans la forêt de Sherwood.. Il savait comment se comporter devant Lady Marianne ou lady Christabelle. Cela faisait maintenant quelques temps qu'il les côtoyait et il avait prit l'habitude de les voir au camp ou d'aller les voir au château pour leur demander de l'aide. Mais là, la princesse Ophélie le mettait mal à l'aise. Pourquoi était-elle là ? Comment lui parlait et de quoi ?

Alors la demande du moine fut une aubaine pour le jeune homme. Il a alla à la cachette d'or et prit quelques pièces pour payer Cadfaël et partit pour Nottingham. Il croisa la jeune lady et la salua de loin et partit en vitesse. Il monta sur son cheval et prit la poudre d'escampette. Cela le tracassait. Pourquoi une femme tel qu'elle pouvait avoir besoin de trouver refuge au camp ? Bien sûr tout le monde était le bienvenu dans la forêt mais elle n'était pas hors-la-loi, elle n'était pas non plus pauvre. Alors que pouvait-elle fuir ? Cela ne le regardait pas forcément mais il était devenu méfiant.  Et surtout des gens comme elle, des nobles. C'était à cause d'un noble que l'ancien camp avait été détruit que beaucoup de ses amis avait péri, que d'autres avaient été grièvement blessés.

C'était également à cause d'un noble que Robin prenait de plus en plus de risque pour protéger Marianne. A cause de ce Lord Fenry, cet homme venu de nul part et qui avait faillit tuer Robin dans l'incendie d'une grange. Et puis il y avait également Sir Percy et ses hommes qui patrouillaient dans les rues de Nottingham et rendait plus difficile encore de s'y rendre. Jusque là les hommes du Shériff et de Guisbourne semblaient être de vrais petits anges, car pour prouver sa supériorité Vasey avait ordonné à ses soldats d'être encore plus présent et plus cruel.

Carl cessa de ruminer tout ses problèmes quand il vit qu'il était pratiquement arrivé en ville. Il descendit de son cheval et l'accrocha à un arbre. Il était plus facile de se faufiler dans les ruelles à pieds qu'à cheval. Il mit sa fidèle capuche et entra dans la ville. Il n'observa pas les personnes qui faisait la manche. Il n'avait pas prit assez d'argent pour les aider. Il devait d'abord penser aux blessés du camp. Il croisa plusieurs patrouilles, du Shériff et de Sir Percy. Il arriva enfin devant la petite boutique. Un sourire sans joie traversa son visage lorsqu'il se rappela de la première fois où il était venu ici. La première fois où il avait vu Cadfaël. Il regarda autours de lui, il avait de la chance, aucun soldat n'était dans le coin. Il entra dans l'échoppe, lorsqu'il ouvrit la porte la petite clochette de la porte sonna. Il sursauta. Il voulait tellement passer inaperçu que le moindre bruit prouvant sa présence le rendait nerveux. Il referma la porte et sursauta à nouveau à la musique de la cloche. Il regarda la coupable de tant de bruit.


«  Mais tu ne veux pas te taire non... »

Il se posta prés de la fenêtre pour surveiller la ruelle et attendre que son ami arrive. Il devait être dans l'arrière boutique. Il connaissait bien cet endroit, il lui était presque aussi familier que la forêt alors qu'il n'avait passé que quelques heures chez Cadfaël.

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Cadfaël
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MessageSujet: Re: Des plantes pour être loin du camp Mar 27 Jan - 10:54

Arrow Nottingham > La Ville > Les Artisans et Commerçants > Herboristerie > Salle de Vie


Cadfaël avait passé des jours paisibles depuis la messe de Pâques. La routine s'était installée et il continuait de soigner les gens qui venaient chez lui, n'hésitant pas à se déplacer si c'était trop grave. Après tout, cela faisait partie de son métier et il prenait plaisir à sauver des vies, on pouvait dire qu'il avait bien changé.

Edara continuait de travailler à la taverne, ayant quasiment reprit le commerce depuis qu'Ariane avait disparut. La jeune femme, qui semblait si forte et volontaire, avait fini par plier sous le poids de ses dettes et du manque d'argent et avait prit la poudre d'escampette. Cela avait beaucoup peiné les deux jumeaux mais surtout la sœur, car elle idolâtrait sa patronne et avait été cruellement déçue.

Malgré tout, c'était la disparition soudaine de Louis, puis son retour aux bras des hors-la-lois, qui avait le plus inquiété l'apothicaire. Pendant deux jours il n'avait eu aucune nouvelles pour finalement retrouver son ami dans un état pitoyable, une coupure sur la joue, les bras endoloris et des nuits de sommeil agitées. Cadfaël se demandait de plus en plus si Nottigham était faite pour le chevalier. Son caractère s'était assombri depuis qu'il était arrivé et ça avait tendance à empirer, de même que ses problèmes.

Soupirant, le jeune homme se leva de sa table, récupérant sa tasse d'infusions. Il avait besoin d'un petit coup de fouet car la journée était paisible, peut-être même un peu trop. Il sourit en entendant la clochette d'entrée teinter et se dirigea calmement vers l'entrée de sa boutique. Souriant, il lança un :


"Bonjour ! Bienvenue dans mon humble boutique. Puis-je vous aider ?"

Il n'avait dans un premier temps par reconnu Carl et ce n'est qu'en entendant sa voix, grommelant après la clochette, qu'il tilta. Son sourire s'élargit et posant sa tasse, il fit le tour du comptoir pour venir donner une tape amicale à son jeune ami.


"Carl ! Quelle bonne surprise ! Je ne t'avais pas reconnu de dos, dis-moi tu n'aurais pas grandit ou...? Enfin bref peu importe ! Qu'est-ce qui t'amène ?"


Paisiblement, il invita le jeune hors-la-loi à venir en arrière boutique, où ils seraient plus au calme pour discuter.

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MessageSujet: Re: Des plantes pour être loin du camp Mer 28 Jan - 16:26

Il n'entendit pas Cadfaël arriver. A vrai dire, il était plus préoccuper à surveiller les rues et les passants. Il fallait surtout pas que des soldats entre pour une raison quelconque dans l'échoppe, il n'était pas peut être pas un des hors la loi les plus rechercher mais sa tête était tout de même mise à prix. Ce fut la tape dans le dos qui le fit sursauter.


"Carl ! Quelle bonne surprise ! Je ne t'avais pas reconnu de dos, dis-moi tu n'aurais pas grandit ou...? Enfin bref peu importe ! Qu'est-ce qui t'amène ?"

Il se retourna vivement et ne put que sourire en voyant le visage amical de l'apothicaire. Il préféra rire de sa question si il avait grandit..

« -C'est moi qui grandi ou c'est toi qui rapetisse ? »

Il se mit à rire et se laissa conduire jusqu'à l'arrière boutique. Ils y seraient plus tranquille et Carl ne risquait pas d'être vu dans cette pièce. Le jeune homme savait qu'il faisait prendre un risque à Cadafël en étant vu avec lui dans sa boutique, mais ils avaient besoin de ses plantes et Carl n'y connaissait rien. Et puis cela faisait longtemps qu'il n'était pas venu le voir.

Ils entrèrent dans la salle de derrière. Carl ne put empêcher ses souvenirs d'affluer et il se stoppa sur le pas de la porte. Sa colère de l'époque l'envahit d'un seul coup. Il inspira profondément et secoua légèrement la tête. Il ne devait pas se laisser submerger par ses émotions et ses souvenirs là. Il lança un regard à son ami et lui sourit de nouveau.

« -Je suis là car nous avons besoin de plantes. Nous avons encore beaucoup de blessés et ce n'est de toute évidence pas prêt de se calmer avec les troupes de Percy et du Shériff.»

Carl ne savait pas réellement dans quel camp se trouvait l'apothicaire mais il savait qu'il pouvait lui faire confiance. Il s'était battu une fois de leur côté et il lui avait sauvé la vie. Pour cela il lui faisait confiance. Il observa la pièce quelques instants, rien n'avait vraiment changé.

"- Et toi ? Les affaires ça marche ? "

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MessageSujet: Re: Des plantes pour être loin du camp Ven 30 Jan - 9:23

Cadfaël rigola franchement à la boutade de Carl, il était vraiment très heureux de le revoir. Ils ne s’étaient pas souvent vu et souvent en de tristes ou rudes circonstances et au final c’était la première fois qu’ils pouvaient plaisanter tranquillement comme ça. L’apothicaire essayait d’être toujours positif mais son quotidien se cantonnant à soigner des malades ou des blessés n’était pas facile à supporter chaque jour que Dieu faisait.

Commençant à préparer deux tisanes à la menthe en mettant de l’eau à chauffer, le jeune homme blond hocha la tête à la demande de Carl. Bien entendu il allait leur fournir tout ce qu’il leur fallait. De part bien des côtés, les hors-la-lois étaient de bien meilleurs clients que les pauvres qui faisaient sa routine. Souvent les pauvres hères n’avaient pas de quoi le payer. Heureusement pour lui, Cadfaël trouvait la plupart de ses herbes et de ses racines à Sherwood. La nature était toujours généreuse pour ceux qui savaient chercher.

Se retournant, il s’assit à la table et souriant, il demanda gaiement :


« Tu resteras bien pour prendre une tasse d’infusion à la menthe ? Il doit me rester du miel quelque part. Et puis tu dois me donner des nouvelles ! »

Après la grande bataille et la messe de Pâques, tout avait été très calme dans la vie du jeune homme. Il n’était ni suspecté de travailler pour les rebelles ni détesté pour soigner les quelques soldats du Shérif qui venaient le voir. Tout le monde savait qu’il ne faisait pas de différence et qu’un malade se fichait royalement de son appartenance.

Pourtant, après avoir participé à la bataille pour la défense du camp de Robin, qui avait d’ailleurs été une cuisante défaite, avec beaucoup de pertes, Cadfaël s’était sentit un peu mis de côté. Certes il ne prenait pas parti mais ce n’était pas pour autant qu’il divulguait à qui voulait tout ce qu’il savait. Il ne connaissait personne à part Carl, Robin, Cyrielle, Serena et l’ancien hors-la-loi John. Mais il n’avait croisé aucun d’eux pendant les longues semaines qui avaient passées.

Du coup, maintenant que son jeune client était dans sa boutique, il n’allait pas le laisser repartir de si tôt. D’ailleurs il avait déjà dans l’idée de l’accompagner jusqu’au camp pour donner un coup de main là-bas. Ils avaient beau faire tout ce qu’ils pouvaient, sans les bons médicaments et dans l’atmosphère humide de la forêt, les blessés ne guériraient pas, voir mourraient.


« Connais-tu un peu l’état des blessés au camp ? Yen a-t-il beaucoup ? Je peux sans soucis me déplacer pour aider. Je ne suis pas soupçonné ici, je suis connu pour ma neutralité. Et dis-moi… Comment vont les têtes pensantes ? Robin, Cyrielle… ? »

Conscient qu’il se montrait peut-être trop curieux, Cadfaël se leva pour chercher le miel et l’eau chaude, qu’il versa dans deux tasses. Dans celles-ci il trempa un linge rempli de menthe séchée et revint s’asseoir. Souriant doucement à Carl, il patienta, se demandant s’il le trouverait digne de confiance. Il avait tellement joué les curieux qu'il en avait complètement oublié la question du jeune homme concernant ses affaires.

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MessageSujet: Re: Des plantes pour être loin du camp Ven 30 Jan - 18:30

Carl accepta la tasse d'infusion que l'apothicaire lui proposait. Il eut un demi sourire quand il affirma qu'il devait donner des nouvelles. Ils ne s'étaient jamais vu dans des circonstances aussi calme. Même si le calme était tout relatif et que c'était bel et bien une façon de parler. Il s'assit et observa Cadfaël s’affairait à préparer l'infusion. Il ne pouvait s'empêcher de sourire en se rappelant que c'était cet homme qui avait réussit à le calmer. Sans l'apothicaire, Carl se serrait jeter dans la gueule du loup en voulant combattre seul Gamwell et serait sans doute plus de ce monde. Tant de chose s'était passé depuis alors que cela n'était pas si vieux. Mais les choses s'étaient précipitées et même si il avait souvent eu envie de venir rendre visite à son amis, Carl n'en avait jamais eu le temps. Il s'en voulait beaucoup pour cela, il lui devait la vie et pourtant il ne l'avait jamais réellement remercier. Il n'était jamais revenu le voir ne serait-ce que pour prendre des nouvelles.

« Connais-tu un peu l’état des blessés au camp ? Yen a-t-il beaucoup ? Je peux sans soucis me déplacer pour aider. Je ne suis pas soupçonné ici, je suis connu pour ma neutralité. Et dis-moi… Comment vont les têtes pensantes ? Robin, Cyrielle… ? »

Il le regarda quelques instants sans dire un mot. Toutes ces questions, cette proposition de leur venir en aide... Si cela était venu de quelqu'un d'autre Carl aurait trouvé cela étrange voir même suspect mais il avait confiance en Cadfaël. Il baissa les yeux sur sa tasse quand il pensa à Cyrielle. Elle n'était définitivement plus la même. Et Robin n'avait qu'une idée en tête mettre Fenry hors d'état de nuire. Ce qui était logique après ce qu'il lui avait subir.

« - On a encore pas mal de blessés. Beaucoup d'entre eux ont les plaies qui se sont infectées d'après ce qu'on m'a dit. Tu sais je n'y connais rien moi à tout ça... Tu sais Cyrielle  on ne l'a voit quasiment jamais. Depuis qu'elle a été faite prisonnière et que John nous a trahis elle n'est plus la même. Robin a été grièvement blessé il y a peu. Un noble qui est arrivé à Nottingham il y a peu a voulu le tuer en le faisant brûler vif dans une grange. Il a été sauvé de justesse par.. un ami.. »

Il lui faisait certes confiance mais pas assez pour lui révéler que Marianne était de leur côté. Et puis ce secret ne lui appartenait pas. Si jamais Robin venait à apprendre qu'il en avait trop dit sur la jeune femme, Carl passerait un très mauvais quart d'heure.


"- Je pense que Tuck et Djacq serait ravi d'avoir un peu d'aide pour soigner les blessés.."

Les personnes connaissants les plantes médicinales et sachant les maniers étaient rares au camps. Alors les quelques hors-la-loi sachant soigner étaient fatigués et se relayer autant qu'ils le pouvaient. mais leurs tours revenaient vite.

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MessageSujet: Re: Des plantes pour être loin du camp Sam 31 Jan - 16:01

Cadfaël était réellement heureux de voir un visage familier. Il n’avait pas l’impression que depuis son arrivée en ville, ses relations sociales ai été très réussies. D’abords il y avait eu cette mauvaise impression qu’il avait eu en rencontrant John puis le rejet de Mary et enfin le manque de nouvelles de Louis. Au final la seule qui restait près de lui était sa sœur, Edara. Il songea un instant à sa réaction si jamais elle venait à disparaitre elle aussi, d’une façon ou d’une autre. Il n’aurait sans doute pas la force de vivre seul.

Secouant la tête pour chasser ces sombres pensées, il reporta son attention sur Carl et écouta attentivement sa réponse. Comme il s’y attendait, les nouvelles n’étaient pas très bonnes… La trahison de John avait porté un coup dur aux rebelles et la bataille qui avait suivi n’avait rien arrangé. Soupirant, Cadfaël se contenta de boire une gorgée d’infusion tout en réfléchissant.

Les affaires n’allaient pas fort en ce moment et il était certain que s’il prévenait sa sœur de son départ, il n’y aurait aucun problème. Il fallait qu’il se décide. Soit il se contentait de jouer les lâches et de refiler les herbes médicinales à Carl en espérant qu’elles seraient bien utilisées, soit il allait aider au camp. Mais cela allait lui prendre du temps au vu des nouvelles rapportées par son jeune ami.

Relevant les yeux, résolus, il se leva et alla prendre de quoi écrire. Notant de sa belle écriture un mot pour Edara, il sourit franchement et annonça comme si c’était la plus grande décision de sa vie :


« C’est décidé, je vais venir au campement. Edara me comprendra si je dis que c’est pour soigner des blessés, ce qui est le cas. Je vais prendre tout ce que j’ai pour soigner les blessures de guerre. D’ailleurs je pense que je vais avoir besoin d’un coup de main pour tout porter. »

Il but cul sec sa tasse et se frottant les mains, tout content à l’idée d’être enfin utile, retourna dans sa boutique, dont il ferma la porte de devant avec une petite pancarte. Puis il se mit à fourrer dans divers sacs de toile, des bandages, des herbes séchées par poignées, des compresses et une trousse d’instruments d’opération. Après un instant d’hésitation, il prit également du laudanum et quelques bouteilles d’alcool très bon marché qui ne servirait qu’à désinfecter les plaies. Tout ce bazar remplissait quatre gros sacs en lin grossier et le jeune homme ébouriffa ses cheveux de perplexité.

« Je sais que ça fait beaucoup mais je préfère prévoir large. Si seulement on avait une monture… Le chemin risque d’être long avec tout ça sur le dos. »

Cadfaël s’accroupi pour soupeser le poids d’un sac et fit une grimace. Il n’aurait pas pensé qu’autant de plantes, même séchées, seraient aussi lourdes. Mais c’était sans compter les bouteilles et les morceaux de tissu. S’apprêtant à en passer un en bandoulière, il fut interrompu par des coups violents frappés à la votre du magasin.

« S’il vous plait, ya quelqu’un ?! C’est Teddy ! Ya… Un problème ! Dehors… Louis il est… ! »

L’apothicaire bondit, alarmé, et ouvrit la porte à la volée, la dehors, à quelques pas de son magasin, gisait le chevalier sans terres, pâle et inconscient.  Devant lui se tenait un gamin d’à peine dix ans, maigrelet, que le blond reconnu tout de suite : Teddy, le protégé de Louis, qui venait d’Edwinstone et avait une maladie cardiaque.

Prenant Louis sous les aisselles, Cadfaêl demanda d’une voix implorante :


« Carl, viens m’aider ! J’ai besoin d’aide!  »

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MessageSujet: Re: Des plantes pour être loin du camp Mar 3 Fév - 18:47

Carl but une gorgé de son infusion en attendant une réponse de Cadfaël. Il ne se souvenait pas d'avoir bu quelque chose de si bon depuis bien longtemps. Il savoura l'infusion pendant que l'apothicaire griffonnait quelque chose. Puis il indiqua qu'il viendrait, qu'il les aiderait à soigner les blessés. Carl sourit et suivit son ami dans la boutique. Il le vit fermer la porte et mettre une petite pancarte. Il le regarda remplir plusieurs sacs, il fut ravi d'avoir prit son cheval pour venir jusqu'à Nottingham parce que porter tout ça jusqu'aux grottes serait compliqué. Le trajet aurait été bien plus long et cela ne lui aurait sûrement pas déplut. En rentrant il devrait faire face à la princesse, même si il faisait toujours en sorte de l'éviter, il ne pouvait pas passer ses journées à vérifier où elle se trouvait pour ne pas se retrouver face à elle. Et les grottes n'étaient pas immense, ils étaient forcés de se croiser au moins une fois dans la journée. Ce n'était pas non plus quelque chose de désagréable mais ils n'étaient pas du même monde.

Il reporta son attention sur Cadfaël il avait remplit pas moins de quatre sacs. Heureusement son étalon était de bonne constitution et il savait s'occuper dignement de lui. Son cheval était le seul lien qu'il avait gardé avec son ancienne vie. C'était ses parents qui lui avait offert, ils avaient des amis éleveur de chevaux, à l'époque le poulain n'avait pas réussi à trouver preneur, un peu trop frêle pour être un cheval de guerre et pas assez élégant pour être offert à une gente dame. Alors ils avaient accepté de donner le cheval aux parents de Carl contre des services et des grains qu'ils avaient en réserve. C'était bien avant l'arrivé de Vasey aux commandes du Comté. Il avait été si heureux de recevoir ce poulain. Son père lui avait bien dit que c'était à lui de le nourrir, de le dresser, de s'en occuper. C'était la première fois que son père lui donnait se genre de responsabilité. Il se rappela même avoir gonflé la poitrine en allant le mettre dans le parc que son père avait construit pour lui. Carl eut un demi sourire à se souvenir puis secoua imperceptiblement la tête. Il ne devait pas se plonger dans ses souvenirs maintenant.


« -Ne t'inquiètes pas, mon cheval attends à l'orée de la forêt. »

Il s’apprêtait à mettre un sac sur son épaule quand on tambourina à la porte de la petite boutique. Le jeune hors la loi senti son cœur faire un bon dans sa poitrine. On l'avait vu. Il posa la main sur le pommeau de son épée et ne bougea pas. Il lança un regard inquiet à l'apothicaire. Si il était prit ici Cadfaël aussi serait arrêté et il ne méritait pas ça. Puis il entendu la voix d'un garçon demandant de l'aide pour un Louis... Tout se passa alors très vite, Cadfaël sortit et il l'entendit l'appeler. Il n'hésita pas un instant et le rejoignit. C'était donc ce Louis.. Celui qu'ils avaient sortit des geôles. Il prit les pieds du jeune homme et entra dans l’officine. Il lança un regard au jeune garçon qui d'après ce qu'il avait s'appeler Teddy.

« -Qu'est-ce qu'il lui est arrivé ? »

Il observa Cadfaël. Son regard trahissait une légère inquiétude, une inquiétude que l'on ressent seulement quand on connait une personne. Il fronça légèrement les sourcils, cherchant à se souvenir si le peu de temps qu'il avait croisé Louis il lui avait parlé de Cadfaël mais non, il ne s'en souvenait pas. En même temps il n'était pas obligé de le lui dire.

"-Tu connais Louis?"

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MessageSujet: Re: Des plantes pour être loin du camp Mer 4 Fév - 7:12

Cadfaël savait plutôt bien cacher ses émotions. C’était utile lorsque l’on passait son temps à sauver des vies. D’abords garder le contrôle, faire tout ce qui pouvait être fait et ensuite seulement paniquer. Il avait donc demandé de l’aide à Carl, étant dans l’impossibilité de rester totalement impassible, il affichait une mine inquiète, trahissant son trouble. Après tout Louis était son meilleur ami.

Ramenant celui-ci inconscient dans la boutique, il prit le temps d’inviter Teddy à entrer et de refermer la porte avant de se pencher sur le cas du chevalier. Il ne saignait pas et était seulement pâle. Ecoutant sa respiration, il la perçut légèrement sifflante mais rien d’alarmant. Comptant son pouls, il le trouva trop lent… Une crise d’hypoglycémie sûrement accompagnée de nausées et de maux de tête.

En soi ce n’était pas très grave mais l’apothicaire savait que chez Louis c’était plutôt inquiétant. Après tout le jeune homme avait mis du temps et avait eu du mal à retrouver ses souvenirs, et de ce qu’il lui avait dit, cela ne s’était pas fait sans de terribles douleurs au crâne. Il fallait donc surveiller ça et ces derniers temps Cadfaël trouvait que le chevalier faisait de plus en plus ce genre de crises…

Relevant  la tête, il alla chercher un verre de lait bouilli avec du miel dedans. Relevant la tête de son ami, il l’obligea à boire en lui pinçant le nez. Se redressant, il posa sa cape sous sa tête pour en faire un oreiller et alla chercher une autre cape pour le recouvrir. S’affairant ensuite à préparer une infusion à l’écorce de saule contre les maux de tête, il répondit aux questions de Carl, retrouvant son air aimablement neutre.


« Je connais bien Louis, c’est mon meilleur ami. D'ailleurs, il m’a raconté ce qui s’est passé dans les geôles, je te remercie toi et les autres, d’être allé le chercher. »

Souriant, il laissa infuser sa concoction nauséabonde et s’appuya au comptoir, les deux coudes posés dessus, son regard clair allant de Carl à Louis à Teddy et vice versa.

« Ne t’inquiète pas Teddy, il est juste tombé dans les pommes parce qu’il n’a pas mangé depuis un certain temps. Et j’avoue quand même que ces crises sont de plus en plus fréquentes. Je vais le gronder. »

Allant chercher quelques racines à mâcher qui donnaient du tonus, il les donna au petit garçon qui sourit faiblement.

« Tu étais venu pour ça à la base n’est-ce pas ? Il ne faut pas les oublier. Je prends soin de Louis alors tu peux partir d’accord Teddy ? »

Le garnement afficha un air plus rassuré et hocha la tête, filant discrètement. Cadfaël se retourna alors vers Carl et se frotta les cheveux. Un air soucieux passa furtivement sur ses traits avant qu’un nouveau sourire ne vienne le cacher. Il jugea bon de préciser :

« Teddy a une maladie du cœur, la première fois que Louis l’a trouvé, il a failli faire une crise qui l’aurait tué s’il ne m’avait pas été amené à temps. Depuis je lui donne des racines qui forcent son cœur à battre. Pour qu’il n’ai plus de crises. Il habite à Edwinstone, je suppose que tu connais ? »

Il posa sa main tiède sur le front de son ami et ne décela pas de fièvre. Il griffonna un nouveau mot, pour le chevalier cette fois, lui donnant des instructions de traitement, posant à côté de lui un sachet contenant des graines à piler qui lui permettraient de lutter contre les nausées. Dans un autre sachet, il y avait des écorces de saule pour les migraines.

« Le cas de Louis m’inquiète un peu plus car je ne sais pas ce qu’il a. Je traite les conséquences de ses crises mais pas leur origine. Si je ne trouve pas ce qu’il a, il continuera d’en avoir, jusqu’à ce que ça le tue… Enfin bref… »

N’osant pas partir tant que le chevalier ne serait pas réveillé, Cadfaël invita Carl à s’asseoir et lui fit d’un air désolé :

« Je suis navré de te faire attendre mais je ne trouverais jamais le camp sans toi et je n’ai pas le cœur de laisser Louis dans cet état… »

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Louis Vifargent
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MessageSujet: Re: Des plantes pour être loin du camp Mer 4 Fév - 7:39

Arrow La Ville > La Taverne > La Chambre de Louis Vifargent

Louis avait sombré dans un monde sombre, sans lumière et sans fin. Au moins là où il était, il n’avait plus mal, et il n’était plus conscient de sa condition. Si seulement il pouvait rester toujours ainsi… Ce serait merveilleux. Il n’aurait plus à se soucier de rien. Seulement on en avait décidé autrement. Il eut soudain l’impression d’étouffer et son esprit commença à s’éclaircir. Louis protesta mais rien n’y fit, il remontait à la surface, comme une bulle dans l’eau.

Tout d’abords ce furent ses oreilles qui captèrent une voix familière. Ses neurones se mirent à fonctionner et Louis reconnut le timbre masculin mais délicat de son ami Cadfaël. Ensuite ses papilles se réveillèrent et il gouta le miel et le lait chaud qui avaient coulé dans sa gorge. Finalement il plissa les yeux et gémit devant tant de luminosité. Pourtant dans la boutique il faisait un peu sombre, les nombreux petits carreaux de la devanture ne laissant pas passer grand-chose.

Finalement c’est la douleur qui arriva la dernière et au premier coup de marteau sous son crâne, Louis gémit à nouveau. C’était tellement horrible cette douleur insoutenable, ce lancement infernal… Il sentit qu’on soulevait sa tête et qu’on portait à ses lèvres quelque chose de chaud. Il but, pas assez combatif pour refuser ce liquide mal odorant. Toussant à la fin du traitement, il fut rallongé et le chevalier resta là à regarder le plafond.

Au bout de quelques minutes, le tambour sous son crâne cessa de tonner et il put enfin mettre des mots sur ses pensées qui elles-mêmes s’ordonnèrent.


« Ca fait du bien quand ça s’arrête là-dessous… »

Il pointa faiblement sa tête et se redressa lentement sur un coude. Plissant les yeux, il reconnu la blondeur de Cadfaël et décela une autre silhouette qui se précisa avec un peu d’efforts. Reconnaissant le jeune Carl, Louis sourit. Il s’apprêtait à le saluer quand il nota que quelqu’un manquait. Fronçant les sourcils, il demanda, hésitant car plus très sûr de ce qu’il avait vu :

« Mais où est passé Teddy ? J’ai pas rêvé au moins, il était bien là ? Je vais finir par croire que je deviens fou sinon… »

S’asseyant après à vérifié que le monde ne tanguait plus, le chevalier fut ravi de constater que les nausées ne revenaient pas… Pour le moment. Sa main toucha un bout de papier et le lut, grimaçant en voyant tous les trucs qu’il allait devoir prendre pour supporter la douleur. Il avait vraiment l’impression de devenir un vrai papy.

« Au fait bonjour Carl, c’est gentil d’être passé… Euh sauf si c’était pas pour me voir ? D’ailleurs ça fait combien de temps que je suis dans les vapes… ? »

Se frottant la tête, Louis regarda par les fenêtres. Il faisait encore clair, ça devait donc faire moins d’une journée qu’il avait sombré… Mais il avait tellement de choses à faire, si son ami l’apothicaire l’y autorisait, il ne trainerait pas dans la boutique…

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Carl
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MessageSujet: Re: Des plantes pour être loin du camp Ven 6 Fév - 19:42

Alors comme ça Louis était le meilleur ami de Cadfaël, cette histoire avait du bon au fond, il pouvait ainsi en apprendre plus sur l'apothicaire et l'homme qu'ils avaient sauvé quelques jours plus tôt. Au final, il ne savait rien sur Louis, ils étaient allé le sauver car la tavernière leur avait demandé mais cela n'était pas allé réellement plus loin en ce qui le concernait. Il observa le jeune garçon prendre les plantes donné par Cadfaël. Il le détailla un peu, il était jeune, très jeune, et avait une petite mine. Il sembla rassuré  par les explications de l'apothicaire puis il sortit de la boutique.

Le hors la loi écouta l'herboriste, le gamin était donc malade du cœur. Décidément, la vie n'était simple pour personne et était injuste pour les gens du peuple. Il acquiesça, bien sûr qu'il connaissait Edwinstone, ils aidaient relativement souvent les habitants et c'était réciproque.

« Le cas de Louis m’inquiète un peu plus car je ne sais pas ce qu’il a. Je traite les conséquences de ses crises mais pas leur origine. Si je ne trouve pas ce qu’il a, il continuera d’en avoir, jusqu’à ce que ça le tue… Enfin bref… Je suis navré de te faire attendre mais je ne trouverais jamais le camp sans toi et je n’ai pas le cœur de laisser Louis dans cet état… »

Carl eut un moment d'hésitation. Certes il ne connaissait que très peu l'homme qui était allongé mais l'idée qu'encore un innocent meurt lui était difficile à encaisser. Trop de personnes qui n'avaient rien demandé à personne finissait par perdre la vie.

« -J'espère que tu trouveras d'où ça vient et que tu réussiras à le sauver. Je ne le connais pas autant que toi, mais il semble être quelqu'un de bien et je lui souhaite le meilleur. Je comprends ne t'en fait pas. C'est normal que tu veuilles rester avec lui. »

Il ne lui était même pas venu à l'esprit de lui demander de partir au plus vite. Carl lui-même n'aurait pas apprécier qu'on lui demande de s'éloigner d'un ami gravement malade. Il s'assit au coin d'une fenêtre de façon à voir dehors sans être vu, même si la porte était fermé, la prudence était plus que de mise. Il surveilla ainsi quelques minutes puis lança un regard au malade et le vit commencer à remuer. Il sourit en le voyant enfin se lever. Cela était sûrement bon signe, il demanda où était le jeune Teddy. Carl le vit lui sourire.

« Au fait bonjour Carl, c’est gentil d’être passé… Euh sauf si c’était pas pour me voir ? D’ailleurs ça fait combien de temps que je suis dans les vapes… ? »

Carl sourit à son tour et retint un rire. Comment aurait-il pu savoir qu'il se trouverait ici ? Il ignorait même qu'il avait un lien avec Cadfaël. Alors venir le voir dans la boutique de l'apothicaire...

« -Bonjour Louis. Cela fait quelques minutes que tu es dans la boutique. Et à vrai dire je suis venu demandé de l'aide à Cadfaël. Mais ça ne me fait plaisir de te revoir même si j'aurais préféré te voir en meilleur santé... »

Décidément il ne l'avait jamais vraiment vu en bonne santé, la première fois il se faisait torturé.. Il secoua la tête avec un sourire sans joie, à croire qu'il n'avait pas de chance . Ou alors c'était Carl qui lui portait malheur. Et ce n'était pas si bête en y réfléchissant, tout ceux avec qui il avait un lien plus ou moins important avait des problèmes. Il soupira légèrement et sourit de nouveau aux deux hommes.

« - Tu n'es pas fou, un jeune homme nommé Teddy était bien là... Tu te sens mieux ? »

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MessageSujet: Re: Des plantes pour être loin du camp Lun 9 Fév - 7:15

Cadfaël avait l’impression de revivre l’épisode de la Terre Sainte, alors qu’il veillait sur Louis avec sa sœur, priant sans en être certain qu’un jour le chevalier se réveille. Finalement le jeune homme aux cheveux foncés avait vaincu l’adversité et s’était toujours relevé. Comme cette fois. Souriant de soulagement, l’apothicaire passa son bras autour des épaules de son ami pour l’aider à se relever en position assise.

Puisque Louis avait la force de plaisanter, c’est qu’il ne devait pas aller si mal que son évanouissement le laisser paraitre. Il était encore un peu pâle et grimaçait de temps à autre mais son regard azuré avait retrouvé sa clarté. Il but sans discuter l’infusion amère de saule et soupira en voyant tout ce qu’il devrait prendre pour éviter une nouvelle crise. Cadfaël comprenait tout à fait qu’être dépendant de la médecine par les temps qui couraient n’était pas bon signe mais il ferait en sorte de toujours avoir ce qu’il fallait. Comme pour Teddy.

Il laissa Carl répondre gentiment au chevalier et constata que tout allait bien. Il ne pouvait pas vraiment aider plus son ami. Mais il se jura de faire plus tard des recherches approfondies sur le sujet. Peut-être pourrait-il aller voir les moines pour voir s’ils avaient des livres sur la médecine, bien qu’il en douta fortement. Se relevant, il aida Louis à se relever, replia ses capes et les rangea, donnant une tape amicale sur l’épaule du chevalier qui vacilla légèrement mais plus de surprise que de douleur. Bon signe.

Se tournant vers le hors-la-loi qui attendait patiemment, Cadfaël ébouriffa ses cheveux et sourit, apaisé.


« Bon Louis à l’air de pouvoir tenir debout. On va pouvoir y aller. Mon ami, je vais accompagner Carl au campement de Robin pour aider à soigner les blessés. Certains ne sont pas encore remis de l’attaque de Gamwell… J’ai laissé un mot à Edara mais je m’attends à devoir y passer plusieurs jours. Ah et je t’ordonne de manger quelque chose. Il y a de quoi faire derrière. N’oublie pas de fermer derrière toi. »

Tout en donnant ses instructions à son ami, l’apothicaire commença à passer deux de ses quatre énormes sacs. Maintenant que Louis était debout et réveillé, avec ce qu’il fallait pour supporter la douleur de ses maux de tête, il pouvait partir l’esprit tranquille.

Considérant Carl qui montait la garde, Cadfaël se dit qu’il valait mieux pour tout le monde qu’ils quittent la ville sans trop tarder. Il ne voulait pas que le jeune rebelle ai des ennuis parce qu’il l’avait trop retenu ou n’avait pas fait assez attention aux gardes. Bon après les brutes recrutées par Vasey et ses alliés n’étaient pas retenus pour leur esprit éclairé mais plutôt leur adresse à pointer leurs lances sur autrui.

Partant de ce principe, le blond doutait qu’ils risquent de réels ennuis. Et puis au besoin il savait se battre. Il ferait tout pour  ne pas finir en taule ou sur l’échafaud. Edara comptait sur lui. Secouant la tête, il emballa Broyeuse, son épée batarde et la coinça sous ses sacs. Ce subterfuge la dissimulait et il fut satisfait du résultat. Fin prêt, il se tourna vers Carl et désigna les deux sacs restants, plus légers car remplis d’herbes séchées.


« Je te laisse gérer les deux derniers sacs ? Je ne pense pas avoir oublié quoi que ce soit… Au pire je reviendrais en coup de vent pour récupérer plus de matériel. »

Souriant il fit une accolade à Louis et lui murmura, sérieux :

« Fais attention à toi et évite de te surmener. »

Puis il attendit que Carl soit prêt.

Arrow Forêt de Sherwood > Dans les Bois...

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MessageSujet: Re: Des plantes pour être loin du camp Lun 9 Fév - 7:47

Louis bavardait pour essayer de détendre l’atmosphère. Il détestait inquiéter les gens autour de lui. Il refusait de se reposer sur quiconque. Il l’avait déjà trop fait. Se redressant, il accepta néanmoins l’aide de son ami pour se lever. Soulagé de ne pas voir le monde se retourner, il s’autorisa un étirement paresseux.

Carl lui répondit et il hocha la tête. Bon il n’avait pas rêvé à propos de Teddy. Mais comme d’habitude le garçon ne trainait jamais trop longtemps au même endroit. Malgré sa maladie, il courait toujours partout, portant des messages, livrant des paquets, récoltant des informations, tout ça pour gagner quelques pièces et acheter à sa sœur et lui de quoi se nourrir. Comme ça leurs parents pouvaient garder leur argent pour les taxes…

Secouant la tête, Louis sourit largement au jeune rebelle et répondit avec bonne humeur à sa question :


« Ca va mieux ! Cadfaël a raison, je n’ai pas vraiment mangé ce matin et hier j’étais tellement crevé que je me suis couché sans ripailler. Je saute beaucoup trop de repas, je m’en rends compte. Je ferais plus attention, promis ! »

Il leva les bras dans un mime humoristique pour se protéger d’une éventuelle colère du blond qui resta impassible, un sourire planté sur le visage. Louis essayait toujours de dérider l’apothicaire pour de bon. Il ne savait que trop bien à quel point ses sourires cachait un million de choses. Ils ne se parlaient pas beaucoup mais n’en avaient pas besoin, l’un comme l’autre savaient toujours quand quelque chose n’allait pas. Un simple coup d’œil suffisait.

Récupérant ses médicaments qu’il mit dans sa bourse, il regarda Cadfaël s’apprêter et passer en bandoulière deux énormes sacs remplis de trucs et de machins non identifiés. Un éclair de tristesse passa dans son regard azur. L’attaque de Gamwell… Oui c’est vrai que John avait fait beaucoup de tords. Louis lui en avait voulu pour ça mais d’un autre côté il n’avait pas grand-chose à dire. Lui avait fait pire au nom de ce qui lui semblait juste.

Enfin cela ne valait plus, il n’avait pas revu le triste sire depuis un moment maintenant. Il semblait que le jeune homme borgne, ayant trop à supporter, n’ai décidé d’abandonner ses responsabilités. Il était parti un matin, sans dire où il allait, et n’était jamais revenu. Et Gamwell restait sans maitre. Louis supposait qu’en tant que maitre d’arme du domaine, il avait pour mission de garder le domaine en attendant un des deux frères. Il se promit de prendre soin de la jeune Winnifred.

Revenant à l’instant présent il leva les yeux au ciel quand Cadfaël lui rappela de bien fermer la porte derrière lui. Il avait des migraines bon sang, il n’était plus amnésique ! Des fois il avait vraiment l’impression de passer pour un enfant. Ce n’était pas très flatteur mais amusant d’une certaine manière. Que son ami joue les mères poules comme ça… Rien que pour le détour, Louis acceptait sans rien dire ce genre de remarques. Il répondit ironiquement :


« Oui papa. Je ferme bien la porte et je mange un petit déjeuner. Ensuite, pour info, je me rends à Gamwell, en tant que nouveau maitre d’arme du domaine, je dois prendre soin de ses gens et de miss Winnifred, même si celle-ci reste cloitrée dans sa chambre… Enfin bref. Toute façon, depuis qu’Ariane est partie, j’ai plus de raison de rester à l’auberge. »

Louis n’avait aucun problème à avouer qu’il était en contact avec John. Enfin ces derniers temps c’était un peu superflu mais bon… Il ne pouvait plus renier son passé et faire comme s’ils ne se connaissaient pas. Il avait eu une chance de s’expliquer avec le lord et l’avait fait. Du moins en partie. Cela lui suffisait.

Se dirigeant vers l’arrière boutique, il récupéra du pain et du miel, s’empiffra de cette douceur, prit un peu de gruau froid qui restait dans la marmite et s’envoya même une tranche de lard séché. Repus, il but une grande choppe d’eau pour faire passer tout ça et se leva. Faisant un au revoir à Cadfaël et Carl, il partit, prenant bien soin de fermer derrière lui.

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Carl
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MessageSujet: Re: Des plantes pour être loin du camp Jeu 12 Fév - 17:19

Louis avait vraiment l'air mieux et il affirma que c'était le cas.  Il affirma qu'il ferait plus attention dorénavant. Ce serait une bonne idée Carl n'avait pas envie qu'un homme qu'ils avaient prit le risque de sauver dans les geôles meurent si tôt pour n'avoir pas fait attention à son alimentation, surtout un homme qui avait de quoi se payer de la nourriture. Cadfaël était prêt à partir pour le camp. Il l'observa prendre son épée et la cacher sous ses sacs. Il toucha machinalement la sienne mise sous sa cape. Il ne bougea pas de sa place tant que l'apothicaire ne lui dit pas qu'il pouvait prendre les deux derniers sacs.

Louis reprit la parole pendant que Carl mettait le premier sac sur son épaule lorsqu'il l'entendit prononcer le nom de Gamwell. Il se stoppa dans son geste et leva lentement la tête vers lui, il avait des liens avec le traître ! Et ils avaient prit le risque d'aller le sauver. Le jeune homme sentit une bouffée de rage l'envahir. Comment avaient-ils pu être assez stupide pour risquer leur vie pour un homme de cette espèce ? Il allait travailler pour lui... Le hors la loi tenta de se calmer en se concentrant sur sa respiration, un truc que lui avait prit Djacq. Mais ce qui le calma définitivement c'est quand Louis prononça le nom de Winnifred.

Il se releva doucement, cela faisait des semaines qu'il ne l'avait pas vu ni entendu parler d'elle. Son cœur se serra, il avait tellement envie de la voir, de lui parler.. Mais il savait qu'elle n'était plus des leurs, elle ne l'avait jamais été mais il y avait cru.. Il avait voulu y croire. Il ouvrit la bouche puis la referma. Il voulait demandé à Louis de lui dire qu'il pensait à elle, lui envoyer un bonjour mais y renonça. Il devait se résigner à l'oublier à présent, il était temps pour lui de passer à autre chose. Il resta donc muet en entendant qu'elle restait cloîtrer dans sa chambre.

Il finit de mettre les sacs sur ses épaules et se tourna vers Cadfaël.

« -Je suis prêt. On peut y aller. »

Il lança un dernier regard à Louis.

« -Bonne chance à Gamwell. »

Il regarda une nouvelle fois par la fenêtre pour vérifier que la voie était libre puis sortit sans dire un mot. Il ne savait plus vraiment quel sentiment prédominé, si il était en colère d'avoir sauvé la vie d'un ami du traître ou heureux d'avoir entendu parlé de la jeune femme. Plus personne ne parlait d'elle depuis qu'elle était au manoir des Gamwell, alors Carl en était arrivé à se demander si elle avait seulement exister ou si il l'avait rêvé...

Il regarda l'apothicaire, ils n'allaient sûrement pas passé inaperçu, chargés comme ils l'étaient. Ils devraient faire vite pour quitter la ville.


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