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RPG Médiéval basé sur la légende de Robin des Bois

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Le passé c'est le passé !

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Ariane Caldin
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MessageSujet: Le passé c'est le passé ! Ven 25 Nov - 14:11

~~ 5 Avril 1192 - Le matin ~~
Arrow La taverne - La salle à manger


Le fait d’être accompagnée et protégée était quelque chose d’assez inhabituelle et peu commune pour Ariane. Ce n’était pas qu’elle trouvait ça désagréable, mais la jeune femme se demandait ce que pourraient penser les gens alentours. De coutume, elle se souciait peu de mœurs qui pouvaient courir sur elle, mais depuis qu’elle entretenait et gérait cette taverne, le côté commercial prenait le dessus et la moindre erreur pouvait lui être « fatale ». Mais la bonne intention de Louis effaçait complètement le côté négatif que pouvait représenter la chose.

_ Louis, ne reste pas loin derrière, lui dit-elle avec un sourire. Quitte à m’accompagner, viens donc à mes côtés.

La jeune femme se retourna avec un sourire radieux et attendit que son ami la rejoigne. Il avait l’air soucieux. Peut-être avait-il peur qu’elle refasse un malaise comme la veille. A vrai dire, Ariane était assez pâle ce jour ci. Mais sa bonne nuit de sommeil lui avait tout de même fait reprendre des forces.
Synchronisant leurs pas, les deux compères débouchèrent sur la grande place de Nottingham, méconnaissable le jour de marché. Les commerçants s’y entassaient, essayant de voler les clients d’autrui, criant à qui veut l’entendre qu’ils ont les meilleurs produits de la saison. Les gamins courraient après avoir tenté de voler une pomme ou une bourse selon les cas. Oui, les voleurs n’étaient pas rares les jours de marché.
Sa bourse, soigneusement rangée dans une petite sacoche sous sa veste, n’était pas visible aux yeux de ces malfrats, sans compter que la présence de Louis et de son épée les décourageait rapidement.


_ Il y a un certain avantage à ce que tu m’accompagnes. Au moins, personne ne vient me chercher querelle, clama-t-elle en riant.

Se tenir dehors dans le vent frais, avec la sérénité d’avoir les moyens d’acheter des provisions pour les semaines à venir, rendait Ariane d’humeur joyeuse, voire moqueuse. Elle retrouvait son panache jadis perdu.

Après avoir acheté divers fruits et légumes de bonnes qualités sans non plus viser l’excellence au vu des prix, la tavernière s’arrêta près d’un stand de viande. Ce met était fort rare, fort cher, mais fort bon et convoité. En avoir chez elle, lui assurait une bonne recette car les clients afflueraient pour en obtenir. Ils pourraient acheter la viande eux-mêmes s’ils le voulaient, mais Ariane avait les sauces et les épices pour les faire cuir et les faire accompagner de goûts et d’odeurs délicieuses.


_ J’ai de jolies pièces de bœuf pour pas si chers ! Voyez donc !, lui dit le marchand en lui désignant ses articles.

Ce dernier savait qu’Ariane avait la patte facile pendant ses courses et savait y faire pour lui présenter ses produits.

La jeune femme appréciait le commerçant qui n’était plus dupe. Il était fort difficile de berner la tavernière question prix et question qualité. Leur première rencontre était encore fraiche dans sa mémoire. La jeune femme avait scandale et l’avait humilié devant l’assemblée en critiquant ses prix trop élevés. L’homme aurait pu prendre la mouche et ne plus vouloir la servir. Mais la jeune femme avait tout de même acheté ses produits ce jour là et lui avait conseillé de réfléchir à sa méthode commerciale.
Les fruits de son travail avaient fini par payer. C’était le cas de le dire.

Louis se tenait un peu à l’écart, sans doute pour ne pas déconcentrer Ariane dans ses affaires, ou alors pour ne pas lui donner l’impression d’être protéger. Elle se tourna vers lui et rit.


_ Tu sais, rester en retrait comme ça me donne l’impression d’être surveillée plus que protégée. Aller, viens donc me donner ton avis sur la viande. Laquelle te parait la meilleure ?

Sans doute surprise, Louis mit quelques secondes avant de s’avancer vers l’étalage et jeter un coup d’œil aux produits présentés. La jeune femme l’observa avec un sourire. Alors que son ami était penché sur les pièces de veau, il eut un bruit de bagarre et Ariane se retourna sur la source de cet affrontement.
Un jeune voleur d’une quinzaine d’année était cloué au sol par plusieurs gardes, tandis que le marchand criait des infamies à son propos. Il était fort courant d’assister à de telles scènes les jours de marchés. Et il était fort déconseillé de s’y mêler. La jeune femme avait d’ailleurs pris l’habitude de détourner les yeux pour ne pas s’en vouloir de ne pas intervenir. Seulement cette fois, elle ne pouvait pas s’empêcher de regarder les yeux écarquillés.

Le soldat qui maintenait l’adolescent à terre était Stanley Duncan, son « ami » d’enfance.

Lorsque ce dernier, se sentant observer, leva les yeux vers elle, la jeune femme se détourna aussitôt et se figea complètement. Avec un peu de chance, il ne l’avait pas vue. Louis remarqua rapidement le malaise de son amie et se pencha vers elle, inquiet, puis tourna la tête vers Stanley.


_ Ce n’est rien Louis, murmura rapidement Ariane. J’ai choisi, je prends cette pièce de viande, annonça-t-elle au marchand en sortant immédiatement les sous demandés, sans même négocier.

Le commerçant parut surpris et observa dans le dos d’Ariane pour déterminer ce qui la mettait mal à l’aise.

Ariane inspira profondément en sentant du mouvement dans son dos. Ce n’était pas le moment d’avoir une faiblesse et de défaillir comme hier soir. Elle ne donnerait pas cette satisfaction à son ancien camarade de jeu. Car cette fois, elle en était certaine, Stanley se tenait juste derrière elle.

Et il l’avait reconnue.
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Louis Vifargent
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MessageSujet: Re: Le passé c'est le passé ! Dim 4 Déc - 11:45

Louis réfléchissait tout en marchant. Malgré es réflexions intenses et variées qui lui passaient pas la tête, il restait vigilant par rapport aux gens qui approchaient un peu trop près d'Ariane. Mais il n'avait pas d'attitude possessive ni agressive, simplement il faisait attention, comme un parfait garde du corps. Ils arrivèrent au marché et Louis soupira discrètement devant toute cette foule, il n'allait pas pouvoir être partout, il se mit à espérer que simplement, personne ne cherche encore des noises à la jeune femme.

En parlant de celle-ci, elle avait une allure guillerette, qui étonna le jeune homme. Quelques instants plus tôt elle semblait encore fatiguée et soucieuse et à présent, elle se tournait vers lui en rigolant pour lui dire de ne pas rester derrière. Louis s'autorisa un sourire gai et accéléra le pas pour se mettre au même niveau que la tavernière. Celle-ci reconnu l'avantage de l'avoir près d'elle et il joignit son rire au sien, content qu'elle prenne les choses aussi bien.

Arrivant sur le marché, la jeune femme se dirigea immédiatement vers un étal de viande dont il semblait qu'elle connaisse le propriétaire. Il la suivit, s'étant de nouveau mis en retrait pour qu'elle puisse bien voir les produits vendus. Louis observait aussi la marchandise d'un œil soupçonneux. C'est sûrement pour cette raison que la jeune femme lui demanda de lui donner son avis. Le seul problème c'est qu'il n'y connaissait rien, il se méfiait juste de la qualité des produits en ces temps difficiles où tout devenait si cher que les marchands se croyaient autorisés à abuser les pauvres en leur vendant de la nourriture avariée.

Il allait donner son avis sur une pièce de veau quand un bruit de bagarre le fit se retourner. Un garçon d'une quinzaine d'années s'était prendre en train de voler un passant. Et bien entendu, la garde du shériff avait choisi ce moment pour faire son entrée. Un homme clouait le garçon au sol, le menaçant de lui couper une main quand Ariane se retourna brusquement vers l'étal et se figea. Quelque chose ne tournait pas rond. Il regarda encore une fois le soldat qui maintenait le garçon à terre qui, à présent, regardait dans leur direction. Il fronça les sourcils et se pencha vers la jeune femme qui lui murmura que ce n'était rien.

Laissant échapper un reniflement signifiant bien qu'il n'était pas dupe, le chevalier s'apprêtait à revenir aux morceaux de viande quand un déplacement d'air dans son dos lui apprit que quelqu'un se trouvait derrière eux. Et avant même de se retourner, il savait qui c'était : le soldat mauvais et glacial qu'il avait vu de loin. Louis se retourna lentement avec un sourire crispé sur les lèvres et observa le soldat en tentant de ne pas laisser paraître son dégoût.


« Messire, nous avons fini. L'étal est à vous dans une minute. »

Le marchand ayant fini d'empaqueter la viande et Ariane l'ayant payé, il se saisit du paquet et de la demoiselle et commença à s'éloigner d'une allure qui se voulait naturelle mais qui était un peu... Tendue. Il avait senti d'instinct qu'ils devaient s'éloigner de cet homme. Par que la tavernière et lui se connaissaient visiblement et que cela n'augurait rien de bon vu la tête de son amie qui, les yeux fixant quelque chose de lointain, se laissait entraîner sans rien dire.

Malheureusement, le soldat ne l'entendait pas de cette façon et il les suivait, Louis le sentait. Il avait son regard insistant fixé dans la nuque et cela le démangeait d'en découdre avec cet opportun. Mais il était au shériff et avait presque tout pouvoir ici. Ils ne pouvaient donc que fuir et tenter de le semer pour se réfugier ensuite dans la taverne jusqu'au lendemain. Mais là encore, Dieu en décida autrement, l'homme accéléra l'allure et posa bientôt une main lourde sur l'épaule de la jeune femme qui sursauta. L'arrachant à cette prise et la plaçant derrière lui, Louis demanda avec un sourire qui se voulait avenant :


« Ne la touchez pas. »

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Stanley Duncan
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MessageSujet: Re: Le passé c'est le passé ! Jeu 8 Déc - 21:59

Un autre jour banal à Nottingham.
La place du marché était bondée de monde, comme elle l’était habituellement les jours de commerce. Tous ces braves gens grouillaient autour des étals dans l’espoir de pouvoir remplir les bouches à nourrir ou juste espérer pouvoir fuir leur misère.
Comme si c’était seulement possible.

Stanley savait bien que pour la plupart des gens présents, aucun n’aurait la chance de dépasser leurs 25 ans. Après tout comment pouvait-il autrement s’en sortir ?
Ah oui ! En volant ! On peut dire que ça, les voyous de Nottingham savaient s’y prendre. Ils avaient bien de tactique et des manœuvres d’y parvenir. Robin des Bois en était la preuve à lui tout seul. Mais cela faisait quelques temps que le shérif ne lui avait pas confié de mission concernant ce traitre.
Le jeune homme ne s’en plaignait pas. Le gaillard n’était pas facile à coincer et ceux qui avaient pour mission de la capturer, payaient leur erreur et leur incapacité.

Heureusement pour lui, Stanley échappait à la colère du shérif grâce à ses mains habiles qui déliaient les langues. Le jeune homme avait toujours su que son don pour la torture lui sauverait la vie. Il ne pensait pas s’en servir un jour pour les services d’un shérif. Mais monter en grade comme il l’avait fait, n’était pas pour lui déplaire.

Un marchand s’écria soudainement au peu plus loin sur sa droite et Stanley eut un sourire entendu. Enfin un peu d'action dans cette ville.
Après une rapide course poursuite, le jeune voleur fut cloué au sol et le soldat prit un malin plaisir à lui faire peur en sortant hâtivement sa dague de son fourreau. Une main en moins devrait calmer les tendances de ce garnement. C’est ce que Stanley aurait fait s’il n’avait pas senti des paires d’yeux posés sur lui.
Il leva le nez d’un air mauvais et regarda autour de lui. Habituellement les gens regardaient l’action avec choc, sans pour autant intervenir pour ne pas avoir de problème. Mais dès qu’il se penchait pour punir ceux qu’ils attrapaient, les regards se détournaient de dégoûts, de peur, de crainte de subir la même chose. Les conversations se faisaient plus rares, moins bruyantes. Les gens se faisaient plus discrets en résumé.
Seulement cette fois, Stanley était certain que l’un d’entre eux l’observait.

Alors il la vit !

Ariane Caldin se tenait un peu plus loin, penchée sur un étalage de viande.
Un homme finement habillé l’accompagnait. Comme une sorte de garde du corps.

Depuis quand cette jeune femme pouvait avoir les moyens de se payer un garde du corps ?! Peut-être était-ce un ami plus proche qu’un simple employé.
Stanley était certain de l’avoir déjà vu sur le domaine de Gamwell. Qui pouvait-il être ?
Mais dans le fond, il s’en moquait. A l’heure actuellement tout ce qui l’intéressait, c’était Ariane.

Il ne l’avait pas vue depuis tellement d’année.
Oh bien sûr, il aurait pu venir la voir après l’attaque de Gamwell, comme la jeune femme y faisait le service. Mais il avait dû se charger des hors-la-loi et avait d’ailleurs tué deux d’entre eux : Serena et Mary. C’était d’ailleurs certainement grâce à ses actions, que le shérif l’avait gradé et le laissait tranquille jusqu’à présent.

D’un air décidé, Stanley s’avança vers eux. Ariane ne daignait pas se tourner vers lui. Avait-elle peur ? Peur de lui ? Cette idée le faisait bien rire.
Son ami garde du corps s’adressa à lui, mais Stanley ne fit pas attention à ses paroles.
Les deux compères s’éloignèrent rapidement, mais le jeune homme ne l’entendait pas de cette façon. Il lui rattrapa rapidement et posa sa main sur l’épaule d’Ariane.
Après toutes ces années, il était temps qu’ils aient une conversation tous les deux. Qu’elle le veuille ou non.

Mais son garde du corps le repoussa brusquement et se plaça entre elle et lui en lui ordonnant de ne pas la toucher.

Stanley au début choquer resta un instant sans voix, face à tant de courage, puis finalement éclata de rire. Ce guignol n’était tout de même pas sérieux. S’en prendre à un soldat du shérif gradé, en pleine place publique. Ce n’était pas vraiment judicieux. Stanley avait des hommes à chaque coin de rue prêts à intervenir.


_ Mon « ami » sachez que je ne vous veux aucun mal, mais vous n’avez pas à me donner d’ordre. Je représente la loi et à ce que je sache j’ai tous les droits de parler avec cette belle… tavernière que voici, dit-il en fixant Ariane qui regardait le sol.

Des camarades à lui, lui avaient parlé de la nouvelle tavernière dont les charmes ne laissaient pas indifférents. Il ne se serait pas douté qu’il s’agisse de son ancienne camarade de jeu, mais en y réfléchissant, ce n’était pas si étonnant.


_ Ariane ? Tu me reconnais pas ?, plaisanta-t-il avec un sourire mauvais.
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Ariane Caldin
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MessageSujet: Re: Le passé c'est le passé ! Jeu 8 Déc - 22:03

La jeune femme était plutôt soulagée de savoir Louis avec elle. Jamais elle ne se serait doutée qu’il puisse lui être aussi utile. Alors que Stanley les suivait sans même se faire discret, elle sentit sa main glaciale se poser sur elle et elle ne put s’empêcher de sursauter.
Son ami avait fait le reste. Il repoussa le soldat et se plaça devant elle, en tendant le bras sur elle pour éviter qu’elle intervienne.

Avait-il sentit l’animosité qu’elle éprouvait pour le jeune homme ? Ou avait-il tout simplement compris que le jeune homme ne lui voulait pas nécessairement du bien ?
Comment aurait-il pu le sentir ?

L’importance n’était pas sur le pourquoi ou le comment, mais plutôt sur les intentions de Stanley. Car si Ariane avait fui devant lui, elle ne savait pas vraiment ce qu’il lui voulait. Peut-être voulait-il juste prendre des nouvelles. Mais elle en doutait malheureusement.
Fixant le sol sans rien dire, Ariane se mit à réfléchir à toute vitesse sur les opportunités qui s’offraient à elle. Comment pouvait-elle les sortir de cette situation ?
A l’évidence, Louis ne savait pas vraiment à qui il avait affaire. Il avait dû prendre garde au fait que Stanley était un soldat gradé et donc pas n’importe qui. Il ne prendrait certainement pas le risque de l’attaquer devant plein de monde. Quoique…

Stanley éclata de rire face à l’opposition de Louis et s’adressa directement à elle.
Ariane s’empourpra et chercha vainement une solution à son problème.

La jeune femme n’arrivait pas à déterminer si elle avait peur de Stanley ou si elle craignait de reprendre contact avec lui. Ses souvenirs d’enfance lui revenaient comme s’ils dataient d’hier. Jamais elle ne se serait doutée qu’elle reverrait le garçon. Celui à qui elle avait confié ses rêves et ses peurs.
Elle avait sûrement peur du fait que Stanley sache tout d’elle. Et aussi le fait qu’elle en sache beaucoup sur lui. Beaucoup trop. Surtout sur ce dont il était capable.

Brusquement elle ouvrit des yeux ronds en réalisant, que si elle le laissait faire, Louis allait avoir de sérieux problèmes, seigneur sans terre ou pas. Elle redressa vivement la tête vers Stanley et le regarda droit dans les yeux.
Elle n’avait pas le choix si elle voulait protéger Louis. Elle ne pouvait pas le laisser la protéger ainsi en se mettant lui-même en danger face à Stanley. Auquel cas, elle ne le reverrait peut-être jamais.

Ariane saisit le bras de Louis et le serra. Il fallait qu’il comprenne qu’il ne devait plus intervenir. La situation était bien trop dangereuse.


_ Stanley, dit-elle d’une voix qui se voulait calme et agréable. Bien sûr que je te reconnais. Comment aurais-je pu t’oublier ?, demanda-t-elle avec un sourire – qui se voulait le plus sincère.

Elle jeta un coup d’œil à Louis, craignant sa réaction, mais se détourna rapidement. Elle ne voulait pas qu’il la voit trembler et qu’il lise toute la détresse sur son visage.


_ Comment te portes-tu ?, demanda-t-elle par politesse.

Puis désignant son nouvel insigne.


_Visiblement tout te réussit. L’armée t’aura bien servie, appuya-t-elle, espérant faire ainsi comprendre à Louis que ce n’était pas n’importe quel adversaire.
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Louis Vifargent
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MessageSujet: Re: Le passé c'est le passé ! Dim 18 Déc - 12:36

[HRP : Ariane a changé de nom de famille ? Il me semblait que c'était Lluvia à ses débuts XD m'enfin, je suppose que ça n'a pas d'importance:P]

Décidément ce sous-fifre était coriace. Nullement impressionné par la manière peu délicate de Louis de placer Ariane derrière lui, il était resté interloqué un moment, sans doute devant l'idiotie de son geste, puis avait éclaté de rire. Il rire moqueur et souverain, le rire de celui qui sait avoir tout pouvoir dans cette situation. Grinçant des dents, le chevalier recula encore, entraînant la jeune femme avec lui.

Le ton ironique et condescend qu'employa l'homme pour lui répondre fit soudainement flamboyer une rage incontrôlable dans le cœur de Louis. Il lui rappela sans subtilité qu'il avait tous les droits et qu'ils avaient de la chance qu'il veuille seulement parler avec Ariane. Mais parler de quoi ? Qu'avait donc fait la jeune femme pour attirer l’attention de cet individu qui par sa simple présence suscitait chez ses interlocuteurs des frissons de peur et de dégoût ?

L'ignorant ensuite, ce qui n'eut pas d'effet positifs sur la rage de Louis, le soldat lança une question avec un sourire mauvais qui trahissait le fait que l'homme savait tout à fait l'effet qu'il produisait sur la tavernière. Ils se connaissaient et elle l'avait reconnu immédiatement. Le fait qu'elle ne le regarde pas et laisse le chevalier sans terres gérer la crise pour elle était un aveu plus flagrant que tout autre chose.

Louis s'apprêtait à répondre vertement quand la jeune femme se redressa et fit face. Elle prit le bras de Louis et passa devant lui. Elle se redressa de toute sa taille et d'une voix calme et assurée, elle lui répondit qu'elle ne l'avait pas oublié et que d'ailleurs elle ne le pourrait pas. Dans l'incompréhension totale, Louis eut mal au cœur : jamais la tavernière ne lui parlerait comme ça. Il en était convaincu. Il y avait eut quelque chose d'intime entre ces deux-là, peut-être se connaissaient-ils depuis l'enfance.

Alors pourquoi avait-elle eut si peur de premier abord ? Fronçant les sourcils, le chevalier se referma sur lui-même et se dégagea de la prise d'Ariane en croisant les bras sur sa poitrine. Elle ne voulait pas de son aide pour le moment, il avait bien compris, il allait donc se taire mais si les choses se corsaient, il ferait fi des règles et égorgerait cet opportun sans le moindre scrupule.

La tavernière poursuivit et lui demanda pour la forme comment l'homme allait et souligna que l'armée lui avait bien servit, en témoignait l'insigne luisante qui brillait sur son torse. Louis détourna les yeux et déglutit sans bruit. Bon d'accord, ce n'était pas un simple soldat. De ce fait, il risquait sa tête à le défier comme ça. Son choix était donc le suivant : sa tête ou Ariane. Le choix, aussi dangereux soit-il, n'en fut pas vraiment un car le chevalier connaissait déjà la réponse. Il sacrifierait sa tête pour la jeune femme. Lui avait toujours mené une vie pas trop mal mais elle avait souffert, erré avant de trouver sa place dans une ville corrompue, comme une fleur qui essai de survivre dans un désert.

Voyant que son rôle n'était pas de participer à la conversation, il se mura dans le silence et attendit patiemment de voir ce que Stanley avait prévu de faire et de répondre.

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Stanley Duncan
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MessageSujet: Re: Le passé c'est le passé ! Mer 4 Jan - 22:24

La situation l’amusait plus qu’elle ne l’inquiétait.
C’était tellement captivant de voir avec quel tact Ariane essayait de contrôler leur échange. En réalité, c’était assez divertissant à voir.
Mais les réactions de son camarade étaient encore plus prenantes que le reste.
Pensait-il sérieusement avoir une chance ? Les hommes du soldat étaient partout et certains avaient remarqué l’attitude inhabituelle de leur commandant. Stan n’avait pas pour coutume de s’adresser aux passants sans histoire.
Non vraiment c’était tordant.

Toutefois, Stanley ne voulait pas créer une bagarre inutile.
Le marché grouillait suffisamment de voyous pour qu’il s’occupe d’une histoire personnelle maintenant. Il avait tout le temps d’aller boire un verre à la taverne de la jeune femme. Avec un peu de chance, son larbin ne serait plus là et ils pourraient avoir une conversation sérieuse.


_ Comme tu vois, je suis au sommet de ma forme. Ce qui n’a pas l’air d’être ton cas, lança-t-il en l’observant de la tête au pied non sans un regard avide.

La jeune femme avait maigri. Rien d’étonnant vu sa condition, mais elle conservait malgré tout, des formes qui lui plaisaient toujours autant. Toutefois, le soldat n’était pas dupe. Les cernes sous ses yeux, son air soucieux, ses cheveux encore en bazar… La jeune femme n’avait pas passé une nuit des plus agréables.
Cela signifiait donc que son compagnon et elle, n’étaient pas intimes.
Ils avaient peu de contact physique et son ami la laissait seule face à Stanley. Non pas par crainte mais surtout face aux remarques d’Ariane.

Elle l’avait bien éduqué son petit toutou, pensa-t-il avec un petit rire, qui s’échappa légèrement de sa gorge.

Lorsque la jeune femme s’énerva, furieuse de se voir ainsi traitée, le jeune homme ne put contenir son rire froid.


_ La faute à qui ?, demanda Stan en s’approchant vivement de la jeune femme et lui saisissant le bras. Si je me souviens bien, c’est toi qui a fait en sorte que les choses soient ainsi !

Ce fut à cet instant que son ami réagit si rapidement que Stan ne vit pas le coup venir.

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Ariane Caldin
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MessageSujet: Re: Le passé c'est le passé ! Mer 4 Jan - 22:28

Le cœur battant à vive allure dans sa poitrine, la tavernière fut tout de même rassurée de voir Louis « battre en retraite » derrière elle, lui laissant gérer la situation seule. Elle savait exactement comment fonctionnait Stanley et elle savait aussi que bien que ses techniques de combat ne soient pas de plus extraordinaires, il avait d’autres ficelles en main, que son ami ignorait. Mieux valait clore cette conversation dans le calme avec le plus de courtoisie qu’elle pouvait fournir.
Mais il fallait bien avouer que face à Stan, sa courtoisie était mise à rude épreuve.

La remarque de son ancien camarade la piqua au vif et elle se raidit complètement. Certes, elle avait fait un malaise la veille et la fatigue bien que dissipée, était toujours présente. Mais comme lui, pouvait-il lui faire une telle remarque quand il pouvait manger et boire à sa guise et n’avait pas à se soucier des taxes à payer.
Le regard de Stanley se promena sur sa silhouette et Ariane se sentit soudainement extrêmement gênée, comme si on la déshabillait du regard.

S’en était trop.


_ A croire que nous vivons dans deux mondes différents, cingla-t-elle les dents serrées.

Dommage que Stanley est une bonne condition ici, sinon la jeune femme aurait pris un malin plaisir à lui donner une gifle. Comme s’il ne connaissait pas son histoire. Il faisait l’intéressant pour attirer son attention. Ou pour se venger.
Après tout, s’il avait fini à l’armée, c’était la faute d’Ariane.

Et visiblement lui aussi se souvenait de la raison de son insertion dans l’armée.
Le jeune homme lui saisit brusquement le bras, non sans lui faire mal et Ariane poussa un petit cri surpris en essayant de le repousser.

Heureusement – ou malheureusement – Louis intervint en fidèle sauveur qu’il était.
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Louis Vifargent
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MessageSujet: Re: Le passé c'est le passé ! Dim 15 Jan - 19:41

Louis était résolu à attendre qu'Ariane envoie ce Stanley dans les jupes de sa mère car elle lui avait patiemment fait comprendre que cet homme si détestable n'était pas n'importe qui. L'insigne brillante sur son torse et l'air supérieur qu'il affichait sans cesse le prouvaient. Le chevalier serra les dents de dépit, mourant littéralement d'envie de lui mettre son poing dans la figure.

Car il n'y avait pas que son attitude qui était détestable, mais aussi ses piques lancées sans arrêt à la tavernière, celles-ci accompagnées de regards concupiscents absolument révoltants. Se détournant légèrement pour ne plus avoir à le regarder en face se moquer ainsi d'Ariane qui restait calme, il se garda toutefois bien de lui tourner ostensiblement le dos, on ne savait jamais avec les sbires de Vasey, ils n'avaient après tout aucune fierté et seraient bien du genre à frapper quelqu'un dans le dos.

Ariane perdit elle aussi son sang froid et Louis s'autorisa un petit sourire. Si elle n'arrivait pas à régler les choses comme elle le voulait, peut-être qu'elle s'en remettrait à lui et le laisserait gérer les choses à sa façon : à coups de poings. Le jeune homme n'était pourtant pas violent de nature et il préférait la diplomatie à une bonne bagarre, contrairement à John of Gamwell mais il était bon de reconnaître que des fois la violence, à défaut de régler les différents, permettait de se soulager.

La jeune femme envoya une remarque cinglante au soldat qui en prit ombrage et l'empoigna avec force et violence. Peut-être que Louis n'aurait pas réagit si la tavernière n'avait pas laissé échapper son cri. Mais pour lui ce fut comme si elle lui donnait carte blanche. Sans se faire prier, il envoya son poing droit dans la figure de Stanley qui recula et trébucha sous le choc. Au moins le coup eut pour effet de le faire lâcher Ariane. Il se posta ensuite devant celle-ci en position d'attaque et toisa le soldat qui se redressait, la lèvre inférieure ouverte.


« Ne la touchez pas. Vous n'êtes vraiment qu'un gorille sans cervelle, je vous avais pourtant prévenu il me semble. Et puis de toute façon, je n'aime pas la façon que vous avez de la regarder. Faites un pas de plus et je vous assure qu'on ne vous reconnaîtra plus une fois que j'en aurais fini avec vous. »

La voix de Louis avait pris de froids accents meurtriers et il ne quittait pas Stanley des yeux. Pour lui, cet homme devait au minimum finir défiguré ou au mieux, mort. Le monde ne s'en porterait que mieux. Mais Dieu en décida autrement et envoya à la rescousse de l'homme une demi-douzaine de sbires du Shérif. Louis se tourna donc brièvement vers Ariane et lui murmura le plus sérieusement du monde :

« Fuis, je me sentirais vraiment mal si tu devais être capturée avec moi. Je m'en sortirais, fuis et trouve de l'aide. Ne reste pas ici. »

Dégainant Rapière qu'il avait toujours avec lui quand il sortait, Louis se mit en garde et d'une main, poussa Ariane dans une ruelle sombre. Les hommes de Vasey fondirent sur lui en hurlant et il engagea le combat. Esquivant sans peine les attaques groupées, il hurla à la jeune femme qui hésitait dans la rue :

« COURS !!! »

Il se retourna ensuite pour s'adonner entièrement à son combat avec un petit sourire narquois sur les lèvres. Le seul qui aurait éventuellement pu être à la hauteur était Stanley, puisqu'il semblait être haut gradé, mais pour le moment il ne semblait pas décidé à s'engager...

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Stanley Duncan
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MessageSujet: Re: Le passé c'est le passé ! Jeu 19 Jan - 14:42

Le choc contre sa mâchoire fut tellement inattendu et précipité que le jeune homme tomba à la renverse sur le coup. Celui qui avait agi ainsi avait une certaine force dans les bras, c’était certain. Un adversaire digne de lui !

Stanley avait à peine eut le temps de se redresser que déjà ses acolytes étaient là, à l’entourer, l’épée sortit, prêts à arrêter l’individu qui avait osé lever la main sur leur supérieur. Avoir de l’autorité avait du bon, mais intérieurement Stanley bouillonnait !
Se faire ridiculiser de la sorte face à ses hommes et devant Ariane !....C’était inadmissible.
Sans compter que tous les bons gens du marcher étaient autour, les yeux ébahis. La plupart prenait la fuite. Ils n’avaient bien sûr, rien à voir avec la mésaventure mais ils craignaient trop que sous la colère, les gardes arrêtent tous ceux se trouvant aux alentours.

Rapidement l’individu à la poigne de fer dégaina son arme et murmura quelque chose à celle qu’il semblait protéger. Le geôlier serra les poings fermement.
De quel droit cet individu parlait à Ariane ?!!
Il n’était certainement pas aussi proche d’elle que Stanley l’avait été d’elle. Il savait tout d’elle ! Même ses pires côtés. Ceux qu’elle s’efforça de cacher aux yeux de tous.
Si cet homme face à lui savait ce qu’elle était prête à faire pour survivre, il n’agirait certainement pas de la sorte.

Pendant quelques secondes Stanley se surprit à avoir un peu de pitié pour lui. Il ne savait pas qui il défendait, le pauvre. S’il l’avait su…. !
Une égoïste qui ne pensait qu’à sa propre personne.

Ses gardes commencèrent à s’élancer sur l’homme qui cria une dernière fois, ordonnant à Ariane de prendre la fuite. Stanley jeta un regard mauvais à la jeune fille qui l’observa un instant. Le jeune homme la fixa durement et semblait lui dire : « Fuis et je te retrouverai ! Fuis et tu seras aussi coupable que lui ! »
Mais Stanley savait que la jeune femme fuirait. Après tout, ce n’était qu’une égoïste…

Après un court moment d’hésitation, Ariane prit les jambes à son coup et abandonnant son panier, elle s’engouffra dans une ruelle sombre.

C’était le mot…
Une égoïste.

Maintenant que la raison de leur querelle était partie, Stanley se tourna vers l’homme. Il se battait bien, il fallait le concevoir. Une belle allure, un bon porté, une bonne prise de l’épée.
C’était un soldat, un combattant.
Stanley était certes gradé, mais ce n’était pas dû à son allure dans les duels. S’il avait été gradé, c’était grâce à sa faculté à délier les langues et à ses vicieuses tactiques de guerre.

Il n’avait certainement aucune chance face à l’homme. Mais il avait l’avantage sur une chose : le nombre. Et il allait en jouer.
Sortant enfin son épée de son fourreau, Stan la jeta habilement dans sa main droite et la fit tournoyer en riant presque. Une épée n’était certes pas une alliée comme pouvait l’être ses fidèles couteaux en geôles, mais c’était tout aussi tranchant et dangereux. Il s’avança à grands pas vers le perturbateur et se mit en garde.


_ Dis-moi, lança-t-il. Que comtes-tu faire après ça ? Même si tu arrives à tous nous vaincre, tu sais quel sort te réserve l’avenir ??? Celui de hors-la-loi ! De quel droit sors-tu une arme devant l’autorité !! Comme si cette intervention allait m’empêcher de retrouver la belle Ariane !Tu ne fais qu’empirer son sort et le tien !
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Ariane Caldin
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MessageSujet: Re: Le passé c'est le passé ! Jeu 19 Jan - 15:07

La vision de Stanley s’écroulant au sol sous le coup de Louis avait quelque de jouissif en réalité. Du moins, ce fut le sentiment qu’eut Ariane à première vue. Il lui fallut alors quelques secondes pour réaliser la gravité de cet acte et les conséquences que cela allait entrainer.
C’était exactement ce que la jeune femme espérait éviter.

Mais Louis toisa Stanley de toute sa hauteur et lui cracha presque les mots qu’il lui lança. Ariane, le cœur battant, ouvrit des yeux ahuris. Elle savait que son ami était prêt à beaucoup pour la protéger, mais pas face à Stanley. Elle ne s’attendait pas non plus à ce qu’il prenne la mouche sur la manière dont Stan avait de la regarder. Elle pensait être la seule à le remarquer et ne préférait pas s’en plaindre.
Mais les menaces que Louis fit à la fin de sa tirade, fut la fin de leur chance de s’en sortir.
La voix de ce dernier lui fit un frisson dans le dos et ce fut là qu’Ariane réalisa qu’il n’avait plus rien du Louis qu’elle avait rencontré la première fois et qui faisait chuter tous les tabourets qu’il croisait.
C’était quelqu’un plein de convictions qui était prêt à beaucoup pour défendre ses proches comme Cadfael, Mara et même Ariane…


A peine leur chef avait-il effleuré le sol que tous les gardes alentours firent volte-face, les entourant avec des airs mauvais, la main sur leur épée. Autant dire qu’ils étaient dans une situation délicate.
Conscient de la tournure des événements Louis se tourna vivement vers Ariane qui gardait les yeux fixés sur les gardes derrière lui. Qu’allaient-ils pouvoir faire pour se justifier ?

L’ordre que lui intima Louis la paniqua encore plus. Elle ne pouvait tout simplement pas fuir. Elle ne pouvait pas le laisser seul face à tous ces hommes. Elle devait leur expliquer, qu’il avait agi ainsi sans savoir, qu’elle en prenait la responsabilité. Si Louis partait dans ses eaux là, il finirait noyer sous ses fautes et les conséquences seront bien plus graves qu’une simple punition.


_ Mais, commença-t-elle paniquée.

Seulement Louis ne lui laissa pas le temps de poursuivre. Il sortit avec grâce son épée et poussa Ariane à l’angle d’une ruelle sombre, sa seule issue possible. Voyant son arme à la main, les gardes de Vasey n’hésitèrent pas et se ruèrent vers lui.
Ariane esquissa un geste pour sortir sa petite lame cachée dans ses jupons, mais Louis lui hurla de fuir en esquivant les premiers coups qu’on lui portait.

Horrifiée, la jeune femme tourna les yeux vers Stanley qui se redressa en la fixant avec des yeux mauvais. Au fin de compte, c’est comme s’il avait obtenu ce qu’il cherchait. Si elle fuyait, il n’aurait aucun mal à la retrouver pour lui faire payer cet affront. Si elle restait, elle risquait d’être faite prisonnière avec Louis et torturer sous ses doigts blancs et froids.
La jeune femme n’hésita pas une seconde, elle tourna les talons à toute allure et se rua au loin.

Elle ne pouvait pas rester aider Louis, car elle ne ferait que lui mettre des bâtons dans les roues, mais elle ne pouvait pas le laisser s’en sortir tout seul, car il était évident qu’il n’avait pas beaucoup de chance face à tout ce monde.
La seule option qui s’offrait à elle, s’était trouver de l’aide ailleurs. S’adresser à des personnes plus expérimenter dans les libérations improvisées et qui sauraient l’aider.
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Louis Vifargent
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MessageSujet: Re: Le passé c'est le passé ! Mar 31 Jan - 16:04

Louis était satisfait, Ariane était partie sans demander son reste, après une seule petite tentative de protestation. Visiblement ce Duncan lui faisait vraiment peur. Qu’ignorait-il qui ne lui ai pas permis de comprendre les diverses réactions de la jeune femme face à cet homme… ? Il se le demandait bien mais très occupé par son combat à un contre douze, n’eut pas plus le temps d’approfondir sa réflexion.

Stanley resta en retrait même s’il prit tout de même la peine de sortir son arme pour donner le change et entama une joute verbale. Attaques acides se succédaient à des attaques corrosives et Louis, malgré tout son entraînement au combat, ne pouvait pas suivre une conversation et se battre en même temps. Mais il avait tout de même bien envie de clore une bonne fois pour toutes, le bec de cet oiseau de malheur. Il assomma donc un garde, ce qui lui ouvrit un passage vers un poste en hauteur, sur une pile de tonneaux attachés ensemble.

Continuant à tenir sans problème à distance les gardes restants, il toisa Duncan de toute sa hauteur de lui répondit par-dessus le vacarme du choc des armes et d’une voix acérée :


« Voyez-vous, gorille sans cervelle, je ne vous juge pas digne de représenter la loi. Mais après tout je ne suis qu’un homme et peut-être Dieu jugera-t-il bon de me livrer à vous par quelque coup du sort afin que justice soit faite. En attendant, je me réserve le droit de vous rire au nez et à la barbe. Quand à Ariane, je la crois assez grande et réfléchie pour se mettre en lieu sûr. »

Du moins priait-il très fort pour qu’elle ne se soit pas embarquée dans une folle aventure et ne tente pas, par un moyen stupide, de venir à son secours. Louis se savait capable de vivre en hors-la-loi, après tout la vie d’un Croisé n’était pas très différente, mais il ne savait pas comment il serait amené à réagir s’il apprenait le lendemain qu’Ariane avait été faite prisonnière.

Sachant qu’à moins de les tuer, ce qu’il refusait de faire sans y être vraiment obligé, les gardes ne s’arrêteraient pas de le harceler, il bondit des ses tonneaux pour atterrir le plus près possible de Duncan. S’il arrivait à prendre le supérieur sous sa lame, il pourrait faire du reste des serviteurs de Vasey ce qu’il voudrait. Malheureusement le destin, ou Dieu, en décida autrement et à peine s’était-il réceptionné qu’un grand coup de manche d’épée sur sa nuque le mis hors d’état de nuire pour un moment.

S’écroulant physiquement sans un cri, son esprit quand à lui s’enfonça dans les ténèbres dans un grand hurlement désespéré. Comment avait-il pu être aussi stupide ? Se jeter dans la foule de ses ennemis, en général seul un suicidaire s’y risquait. Par chance, ou peut-être pas, ses adversaires ne l’avaient pas tué, non, mais où allait-il se réveiller ? C’est dans une dernière flambée de peur atroce que Louis perdit le fil de ses pensées et sombra plus avant dans l’inconscience.

Arrow Nottingham ; Château ; Geôles

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Le passé c'est le passé !

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