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RPG Médiéval basé sur la légende de Robin des Bois

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Devant la taverne

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MessageSujet: Devant la taverne Jeu 19 Juin - 21:39

Arrow Herboristerie

Après avoir parcourut les rues de Nottingham sur la neige, sous un soleil léger, Sarah se retrouva devant la taverne fermée et vide de ses occupants. Un écriteau annonçait la fermeture du batiment pour la matinée. Sarah jura et frappa un morceau de glace par terre. Elle contempla en silence l'écriteau et réfléchit à vive allure. Qu'est-ce qu'elle pouvait bien faire maintenant? Elle n'avait pas de remède pour soigner Winnifred et elle n'avait pu demander de l'aide à qui que ce soit. Sarah ne savait vraiment pas comment faire pour contacter les hors-la-loi. Bien sûr, il y avait lady Marianne à qui elle pouvait demander de l'aide. Mais la jeune noble avait suffisamment de soucis comme ça, pour se soucier d'un mariage arrangé. Quoique...
Sarah soupira et s'assit sur les marches devant la taverne et posa son menton sur une de ses mains. Il fallait qu'elle agisse pour le bien de sa maitresse et vite. Elle fixa un point devant elle. Dans son esprit une idée germait, mais cette idée la terrifiait. Sarah pensait aller à la rencontre des hors-la-loi. Mais la forêt n'était pas sûr et qui les hors-la-loi ne la croiraient sûrement pas. La jeune femme soupira de plus belle et inspira profondément. Qu'est-ce qu'elle perdait à tenter sa chance? Sa maitresse allait mourir si elle ne faisait rien. Et même si elle la connaissait à peine, elle ne le supporterait pas.
Décidée, Sarah se releva, rajusta une de ses chaussures et partit d'un bon pas vers la sortie de la ville. Puisqu'elle devait demander de l'aide, autant le faire tout de suite. Elle aurait le temps ensuite, d'aller voir à l'herboristerie.


Arrow dans les bois
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Carl
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MessageSujet: Re: Devant la taverne Mar 29 Sep - 17:30

Arrow Herboristerie -- Boutique

Vendredi 9 Février, Le Matin

Carl poussa un long soupir lorsque Cadfaël lui annonça qu'il l'accompagnerait dans sa quête d'information. Il était donc impossible de lui faire entendre raison et de lui faire comprendre qu'il n'était pas vraiment de bonne compagnie . Le jeune apothicaire mit sa cape et sortit, attendant devant sa porte que le hors-la-loi fasse de même. Carl soupira une nouvelle fois et le suivit. Carl l'observa fermer la porte de sa boutique et prit la tête de la marche. Carl se murait dans son mutisme pour éviter toutes paroles qu'il regretterait plus tard. Entre colère, lassitude et tristesse, la première émotion était celle qui dominait. Au détour d'une rue les deux compagnons croisèrent des soldats, Carl tourna la tête et accéléra le pas en passant à côté d'eux, il valait mieux qu'il les ignore, une altercation avec eux aurait attirée l'attention et n'aurait rien arrangé. Carl les entendit discuter mais ne comprit pas ce qu'ils se disaient, il les avait dépassé bien trop vite. Peut-êter parlaient-ils de l'avenir de Robin, Carl se maudit, c'est pas ainsi qu'il allait réussir à récolter de quelconques informations. Ils arrivèrent en peu de temps à la taverne. Il essaya d'ouvrir la porte mais celle-ci refusa de bouger. Il remarqua alors un morceau de parchemin accroché dessus. Il inspira profondément, se massa les tempes pour essayer de se calmer. Il fallait bien qu'il ai encore un truc qui cloche. Il se tourna vers Cadfaël.

« -Peux-tu me dire ce qu'il y a d'écrit, s'il te plaît ? »

Son ton fut plus sec et haineux qu'il ne l'aurait voulut. Cadfaël ne méritait pas qu'on lui parle ainsi. Carl se serait bien giflé si ça pouvait lui faire revenir si ce n'est son calme au moins sa maîtrise de lui. Mais même cela n'aurait servit strictement à rien.

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Cadfaël
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MessageSujet: Re: Devant la taverne Jeu 1 Oct - 11:39

Pendant tout le trajet, Carl ne parla pas. Il était devenu muet comme une carpe et si l'apothicaire avait quelques idées sur la raison de ce mutisme, il évita d'en émettre une à haute voix. Contrairement à lui qui avait l'habitude des combats sanglants, le jeune hors-la-loi ne l'avait pas et il semblait qu'il ai passé une mauvaise nuit. Les heures de sommeil manqué nuisant gravement à sa santé et à son caractère. Mais là non plus, il évita d'émettre la moindre remarque.

Quand ils croisèrent des soldats, son compagnon accéléra tandis que lui tentait de capter quelques informations mais les gardes avaient un tel accent qu'il ne comprit strictement rien à leur charabia. Alors il rattrapa vivement son ami en le remerciant d'un regard de son self-contrôle. Après tout, il avait évité avec peine, cela se voyait, de provoquer une affreuse rixe de rue qui n'aurait en rien arrangé leur affaires.

Ils arrivèrent devant la taverne dont les environs étaient déserts. En effet, l'explication se trouva lorsque son jeune ami essaya d'ouvrir la porte et que celle-ci refusa obstinément de bouger. Cadfaël grogna de mécontentement. Si Mara n'était pas à l'auberge où était-elle? Une inquiétude commença à poindre dans son cœur mais il la mit de côté afin de se concentrer sur la demande, certes un peu sèche de Carl.

Il fut étonné d'apprendre que son compagnon d'infortune ne savait pas lire. Mais bon, il ne connaissait rien du passé du hors-la-loi après tout, ce n'était pas vraiment étonnant qu'il n'en sache rien. Mais il aurait cru que le jeune homme, dans sa manière et ses paroles était assez éduqué, pas un simple roturier, s'était-il trompé?

Il s'approcha et lut dans sa tête avant de se retourner et de secouer la tête. Désolé et furieux contre lui à la fois, il dit à voix basse:


« La taverne est fermée pour toute la matinée. Maintenant, à part le marché ou espionner au château, je ne vois pas d'autre option. A moins que nous attendions cet après-midi pour revenir... A toi de voir. Que penses-tu que nous devrions faire Carl? »

Lui-même ignorait quelle était la meilleure option, il savait cependant qu'aller au château avec le jeune homme était une fort mauvaise idée, et s'il l'avait énoncée, c'était uniquement pour plaisanter, enfin, pour faire une sorte d'humour qui, il en avait bien conscience, à cet instant laissait à désirer. Pour tromper son mal-être, il passa la main dans ses épis de couleur dorée avant de se tourner dans la rue et de regarder les gens passer.

L'auberge fermée, il ignorait où ceux-ci se rassemblaient pendant leur repos mais connaître l'endroit leur aurait grandement rendu service. Mais dans la rue de l'auberge, il n'y avait pas un chat, et personne qui sembla assez aimable pour leur donner un petit coup de pouce. Donc, la réussite de leur mission reposait uniquement sur le flair de Carl.

C'est alors que, l'esprit libre, le jeune homme blond pensa à sa jumelle. Mais où pouvait-elle bien être? Il ignorait tout des derniers jours de sa vie il en prenait conscience, c'était horrible. Il avait eut tellement de problèmes, de relations, d'évènements... Il ne savait plus où donner de la tête, lui qui s'était promit de ne se mêler de rien une fois à Nottingham. On pouvait dire qu'il avait à présent des ennuis jusqu'au cou et c'était peu dire.

Il espérait que personne n'avait kidnapper sa sœur ou pire... L'esprit anxieux de Cadfaël reprit alors le dessus pensant aux pires scénarios que l'imagination humaine puisse créer. Se rendant compte du tour que prenait ses idées, il secoua la tête se fustigeant d'être aussi égoïste. Elle allait sûrement très bien, et le seul qui eut des problèmes ici, c'était Carl.

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Carl
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MessageSujet: Re: Devant la taverne Ven 9 Oct - 18:21

Vendredi 9 Février, Le Matin

« La taverne est fermée pour toute la matinée. Maintenant, à part le marché ou espionner au château, je ne vois pas d'autre option. A moins que nous attendions cet après-midi pour revenir... A toi de voir. Que penses-tu que nous devrions faire Carl?"

Carl secoua la tête, espionner au château était bien trop risqué. Premièrement parce que si ils se faisaient repérer, ils se feraient tous deux arrêter. Peu lui importer de se faire arrêtert lui mais Cadfaël n'avait pas à être emprisonner, il ne le méritait pas. Et deuxièmement, le château était infesté de soldats, Carl avait réussi à éviter une bagarre, mais se retrouver dans cet endroit une nouvelle fois, il n'était pas certain de pouvoir se métrisait. Et il risquait d'être détourner de la mission qu'il s'était donné, sachant Winnifred aussi proche, il voudrait la libérer, chose impossible il en était certain. Le marché, il n'y avait pas lieu aujourd'hui. Il s'était déroulé deux jours auparavant. Décidemment rien allait dans le bon sens. Carl observa la porte puis se retourna vers la rue quasiment vide. Que devaient-ils faire ?

Il fallait qu'il réfléchisse vite et bien. Allaient-ils vraiment rentrer à l'herboristerie, la seule chose logique à faire ? Non, Carl se sentirait enfermé tel un lion en cage. Que restait-il à faire ? Faire le tour des boutiques et questionnner les commerçants, pas réellement discret. Alors il ne voyait qu'une seule chose à faire, arpenter les rues de la ville en espérant que quelques personnes parleraient de l'attaque du camp, de l'arrestation de Robin et de son hypothétyque futur. Les individus suceptibles d'avoir de réels informations sur l'avenir de leur chef étaient les soldats eux mêmes. Carl grimaça. Serait-il capable de se maitriser devant des soldats ? Il n'avait le choix si il voulait récolter quoi que ce soit, il devrait prendre sur lui. Il espérait que Cadfaël l'aiderait à se calmer si son comportement devenait agressif.


"-Je ne serait pas capable de retourner au château et surtout nous nous ferions trop vite repérer, il n'y pas de marché aujourd'hui. Je ne voit qu'une solution faire le tour de la ville trouver quelques soldats et les espionner. Avec un peu de chance, chose que nous n'avons pas vraiment en ce moment, ils parleront de Robin et de son avenir. Nous reviendrons cette après-midi à la taverne. Si jamais nous trouvons quelques gardes, et que tu vois que je commence à m'énerver un peu trop, pourrais-tu juste essayer de ma calmer ? S'il te plait."

Il posa enfin son regard sur l'apothicaire, celui-ci avait l'air ailleurs, inquiet.

"-A moins que tu veuilles retourner à l'herboristerie et revenir ici plus tard. C'est comme tu le souhaites."

Il espérait sincèrement que Cadfaël choisirait le première solution mais ne pouvait lui imposer. Il avait déjà bien trop fait pour lui et les hors-la-loi.

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Cadfaël
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MessageSujet: Re: Devant la taverne Sam 10 Oct - 13:29

Il observa longuement Carl. Celui-ci semblait réfléchir et les options qui s'offraient à eux ne devaient sûrement pas lui convenir... Et l'apothicaire comprenait parfaitement, tout semblait être contre eux. Il n'y avait pas de marché aujourd'hui, et le château était un monstrueux piège... Rester à l'herboristerie ne servirait à rien et il finirait probablement par se taper dessus de rage et d'inactivité. Et le jeune homme blond ne souhaitait pas vraiment devoir refaire la décoration intérieure de sa boutique tout de suite.

Il savait que son attitude de se remettre entre les mains du jeune hors-la-loi était un peu lâche mais il ne se sentait pas de prendre des décisions qui ne lui appartenaient pas. Il avait beau apprécier Robin et son camp, il ne tenait pas tant que ça à se passer la corde au cou juste pour un idéal. Il y avait des gens qui comptaient sur lui et sa mort ne les arrangerait pas tant que ça donc... Il devait être lâche pour vivre. Et même si ce raisonnement était fondé, il éprouvait de la honte.

Son ami lui répondit et écouta attentivement l'argumentation de celui-ci. Oui, il avait raison sur tout la ligne, donc, ils devraient se contenter d'avoir de la chance en passant dans la rue. La matinée promettait de longues heures de marche. Non pas que la ville soit grande mais avec la chance quasi-inexistante de Cadfaël, il étaient partis pour connaître tous les quartiers par cœur avant de trouver les informations qu'ils recherchaient.

La demande du jeune homme le surprit. Essayer de le calmer? Oui mais... Comment? Il n'était pas très sûr d'en être capable à vrai dire... Mais bon, il ferait un effort. Si c'était son ami qui lui demandait humblement, comment refuser? Il espérait tout de même ne pas devoir en arriver là... Car ce serait un peu gênant de devoir le frapper pour le faire taire... Enfin bon, il posa une main sur l'épaule de Carl et répondit d'une voix assurée:


« Je te fais confiance mais si tu me demande une faveur, je me demande comment je pourrais te la refuser. Compte sur moi Carl, je saurais te calmer si le besoin est. Je ne souhaite pas retourner chez moi, à quoi cela servirait-il? Mieux vaut, comme tu l'as dis, essayer de marcher et de glaner des informations directement dans la rue. Allons-y, il n'y a pas de temps à perdre. »

Et il se tourna vers la rue principale, sans un autre regard pour la taverne qui était définitivement close pour la matinée. Il soupira et essayant sans vraiment y parvenir à écarter ses inquiétudes et ses remords envers Mara, il se mit en marche.

Il eut ensuite une pensée pour Louis. Il savait que celui-ci savait se défendre mais la restitution de ses souvenirs l'avait considérablement affaibli, il espérait qu'il avait réussit à se libérer de l'emprise des hommes de John... Il tenait l'occasion d'en savoir un peu plus durant leur recherche d'informations de cette matinée. Soudain, l'attrait et la nécessité de cette recherche prirent une tout autre ampleur et il se redressa, plein d'une nouvelle énergie, pour aller à la pêche aux informations.

Il arriva dans la rue et regarda autour de lui. Peut-être que... Oui, les portes de la ville abritaient toujours des soldats en poste. Ils avaient de bonnes de grappiller quelques informations là-bas mais restait à trouver la bonne attitude adopter pour ne pas paraître louche et ne pas se faire arrêter. Sinon ils seraient dans de beaux draps. Il se retourna et se pencha vers Carl pour lui murmurer son idée au creux de l'oreille:


« A l'entrée de la ville... Sous les portes des remparts, il y a toujours des soldats. C'est là qu'il aller mais il faudra être d'un sang-froid remarquable. Tu t'en sens capable? »

S'il lui avait posé la question c'est qu'il ne préférait pas prendre de risques mais même si la réponse était affirmative, on était jamais à l'abri d'un dérapage. Et à cette idée, un flux d'adrénaline afflua dans les veines de Cadfaël qui lui sourit avec confiance. Il était prêt.

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Carl
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MessageSujet: Re: Devant la taverne Lun 12 Oct - 17:44

Vendredi 9 Février, Le Matin


Carl sentit une main se posait sur son épaule, l'apothicaire l'observait d'un air légèrement surpris. Sûrement à cause de sa demande qui pouvait paraître bizarre, Carl le savait bien, mais il refusait que son compagnon se fasse repérer à cause de lui.

« Je te fais confiance mais si tu me demande une faveur, je me demande comment je pourrais te la refuser. Compte sur moi Carl, je saurais te calmer si le besoin est. Je ne souhaite pas retourner chez moi, à quoi cela servirait-il? Mieux vaut, comme tu l'as dis, essayer de marcher et de glaner des informations directement dans la rue. Allons-y, il n'y a pas de temps à perdre. »

Le jeune hors-la-loi fut soulagé par la réponse de Cadfaël. Ils repartirent donc dans une marche où personne était sûr de récolter quoi que ce soit. Mais qui ne tente rien à rien. Et Carl voulait avoir toutes les chances de son côté. Il devait tenté tout ce qui lui était possible de faire, et d'avoir un peu de soutient, de ne pas se sentir seul, lui faisait du bien. Ses pensées partirent vers les compagnons du camp rescapés. Que faisaient-ils en ce moment ? Où se trouvaient-ils ? Carl vit tout à coup Cadfaël se penchait vers lui.

« A l'entrée de la ville... Sous les portes des remparts, il y a toujours des soldats. C'est là qu'il aller mais il faudra être d'un sang-froid remarquable. Tu t'en sens capable? »

L'entrée de la ville, mais bien sûr. Quel idiot ! Comment n'y avait-il pas pensé plutôt ?! Serait-il capable d'être calme ? Lui même l'ignorait mais ferait tout pour l'être. Il doutait de pouvoir faire comme si de rien n'était mais il ne se battrait avec personne. Il s'en fit la promesse. Il craquerait une fois loin des soldats. Il le fallait si il voulait réussir à acquérir quelques informations. Oui, il ferait preuve de sang-froid.

"-Tu as une excellente idée Cadfaël, nous devons aller aux remparts. Pour mon calme, je pense que je réussirait à le garder du moins en apparence. Par contre je pense que nous risquons d'être un brin découvert si nous nous postons à leur côté comme ça. Il nous faut une couverture. Etant donné que nous allons à l'entrée de la ville, je pense que nous pourrions nous faire passer pour des mendiants. C'est l'endroit le plus fréquenté donc l'endroit où la plupart doivent se poster, je pense. Qu'en dis-tu ?"

Sans attrendre la réponse de son compagnon il partit en direction des remparts, se fermant peu à peu. Essayant de canaliser toutes les colères qui l'avait envahie pour ne pas qu'elles ressortent façe aux soldats. Il se l'était promit, il ne montrerait rien devant eux.



Arrow Les fortifications

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Cadfaël
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MessageSujet: Re: Devant la taverne Ven 30 Oct - 15:23

Cadfaël faisait confiance à son ami. Réellement. Et c'est pour cela qu'il ne s'attendait pas à une autre réponse de la part de Carl. Quand on veut protéger ses pairs, les êtres chers qui peuplent notre vie, on peut parfois faire preuve d'un redoutable sang-froid. Il l'avait apprit lui-même et savait que ce devait être pareil pour tous. Et les hors-la-lois faisaient partie intégrante de la famille du jeune homme.

Sans une hésitation celui-ci accepta l'idée que l'apothicaire avait eue et il hocha la tête. De plus, il ajouta une idée qui parut tout à fait faisable et excellente aux yeux émeraudes du jeune homme. Il réfléchit et se dit que même si leurs habits n'étaient pas de très bonne facture, il n'avaient pas l'air d'être des mendiants non plus. Mais il se souvenait avoir quelques vieilles capes élimées qu'il n'avait pas eut le temps de raccommoder, celles-ci pourraient très bien faire l'affaire.

Mais malheureusement Carl était déjà partit. Il paraissait tendu et Cadfaël se dit qu'il ne remarquerait même pas son petit détour, après tout, on passait devant la place du marché pour aller aux remparts et lui-même avait sa boutique tout près. Il décida donc d'aller en quatrième vitesse chez lui, récupérer ses affaires et repartir en coup de vent, si bien que Carl ne se douterait même pas de son absence. Il fallait mettre toutes les chances de leurs côté.

Il suivit donc sans perdre de temps son ami mais arrivé à la place du marché, il bifurqua sans un bruit ni un mot vers son herboristerie.


Arrow Nottingham; Ville; Herboristerie

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Sir Percy
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MessageSujet: Re: Devant la taverne Mar 14 Fév - 18:03

Arrow Nottingham---Le château

5 Avril 1192


"- Le peuple comprend parfaitement ses devoirs envers son altesse. Seul quelques têtes brulées essaye de résister encore. Le Prince Jean n'a rien à craindre avec des hommes comme vous à son service, j'en suis sûre. Votre réputation vous précède et aucun hors-la-loi ne s'est montré depuis le départ du Prince. Vous voyez. Ce n'est qu'une petite affaire."


Guisbourne essayait de flatter Percy, cela le fit sourire. Ce cher maître d'armes tentait par tout les moyens possibles de minimiser l'affaire Robin des bois et même si ce n'était en réalité qu'un prétexte pour rester à Nottingham, Percy devait avouer que lui et ses hommes étaient loin d'être insignifiant. Le Prince Jean voulait qu'il cesse de faire parler de lui, alors son homme de main ferait tout son possible pour le mettre hors d'état de nuire.

"- Que diriez-vous d'une petite ronde en ville avant la messe ? Rien ne vaut un petit tour pour dissuader les vauriens de passer à l'action ?"


Le chevalier resta muet, voilà qui pourrait être intéressant de voir comment Guisbourne agirait si un quelconque évènement venait à se passer. Il lui fit signe de passer devant et Percy avança vers la taverne.


"- C'est un comté comme les autres. Sans trop de surprises. D'ailleurs le Prince Jean y aurait-il laissé en demeure sa cousine si le lieu avait été aussi peu recommandable que vous le dîtes. Soyons sérieux ! Même vous vous ne pouvez y croire !"

Percy ne put empêcher quelques rires de s'échapper. Cet homme ne pouvait donc s'empêcher de parler de Marianne. Le Baron avait remarqué combien Guy pouvait apprécier cette femme. Mais là il avait plutôt la sensation qu'il voulait en savoir plus sur la véritable raison de sa présence. Il reprit rapidement son sérieux.

"-Détrompez-vous mon cher. Le Prince s'inquiète pour sa cousine, il m'en a parlé. Seulement, son père vit dans ce comté et leur terre sont non loin de Nottingham. Il connait assez bien Lady Marianne pour savoir que jamais, elle n'accepterait de quitter son Sir Edward. Je comprend mieux pourquoi Robin des bois fait encore parler de lui, si vous ne vous décidez pas à lui accorder l'attention qu'il faut, vous ne pourrez pas le mettre là où il le devrait être.. Au bout d'une corde avec ses compagnons."


Les rues de Nottingham étaient relativement calme au désarrois de Percy. Ils arrivèrent devant la taverne. Il se tourna vers l'homme qui l'accompagnait. Il lui sourit poliment.


"-Eh bien, en effet on dirait que Nottingham est calme de temps à autres."

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Allan A Dale
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MessageSujet: Re: Devant la taverne Mar 14 Fév - 22:53




A l’intérieur de la taverne, assis à une table, son habituel sourire satisfait en coin, Allan A Dale, les yeux pétillants de malice, mais les traits neutres, faisait valser très rapidement trois gobelets en fer sur la table. L’homme qui lui faisait face commençait à s’énerver. Les yeux rivés sur les mains habiles d’Allan, le gros bourgeois impatient et concentré fronçait ses sourcils et trémoussait sa moustache soigneusement brossée. La petite foule qui s’était amassée autour de la table retenait son souffle. De temps en temps, quelques rires gras retentissaient dans la taverne, mais ils provenaient alors de gorges alcoolisées qui avaient mieux à faire que prêter attention au jeune homme joueur qui venait régulièrement leur voler leur argent, mais heureusement pour eux, Allan, comme tous bons tricheurs, les laissait aussi parfois gagner. C’est cette manœuvre qui lui avait d’ailleurs permis de revenir à plusieurs reprises dans cette taverne, située au centre de la ville, tout en gardant son visage intact, chose qui n’était pas toujours facile d’éviter dans ce métier d’arnaques...

Enfin les verres arrêtèrent de racler le bois de chêne déjà bien usé. Un silence tendu s’installa. Allan leva son regard océanique sur l’homme qui commençait à suinter. Le regard de ce-dernier était décidé, mais sa gorge qui déglutissait avec peine semblait dire le contraire. Allan se rendit compte qu’il n’aurait peut-être pas dû amener la partie aussi loin. Il avait mal choisi son client : un coléreux frustré persuadé que rien ne lui résistait. Si le Pickpocket ne trouvait pas une autre alternative que la défaite, l’homme n’allait pas pouvoir contenir sa rage jusqu’à ce qu’Allan décampe. C’était ce genre d’hommes qui réclamaient leur argent et laissaient des marques de représailles sur leur passage. Mais en même temps, c’était également ce genre d’hommes qui étaient prêts à payer jusqu’à ce qu’ils gagnent la partie et regagnent leur fierté de bourgeois ou de noble par la même occasion. Et du moment qu’on le payait, Allan continuait à manipuler cartes et gobelets.

Le bras du bourgeois se tendit d’un coup et son index se plia pour tapoter par trois fois le revers du gobelet du milieu. Des murmures parcoururent l’attroupement, engendrant une montée sonore considérable. Certains spectateurs approuvaient, d’autres désapprouvaient proposant une autre solution, d’autres encore conseillaient d’arrêter le jeu conscients de la somme misée ou simplement s’étant eux-mêmes déjà fait avoir. La main de l’homme se retira lentement pour laisser la place à celle d’Allan. Le hors-la-loi serra l’extrémité du verre du bout des ses cinq doigts, et aussi doucement qu’il le pouvait, le retourna, découvrant…rien. Un juron de l’homme coupa court les moqueries et autres exclamations des spectateurs. Il se leva d’un bon de sa chaise, dominant Allan, resté assis, de toute sa hauteur, fulminant de rage. Ses petits yeux noirs passèrent du gobelet retourné au petit tas d’or qui s’était amoncelé avec le temps, au visage calme d’Allan. Pendant un instant, Allan cru que l’homme allait littéralement exploser et sans doute le frapper, mais il ne fit rien. Ouf… C’était un coléreux, un frustré, mais surtout un lâche. Il se contenta de lui jeter tout un tas de gentillesses sur sa mère et son travail, et de maudire tous ses futurs descendants. Il rajouta du bruit et du mouvement en poussant rageusement la table, faisant s’écrouler quelques pièces soigneusement regroupées, poussa sa chaise, puis monta les marches d’escaliers conduisant à la sortie d’un pas lourd et fort, maugréant dans sa barbe. Avant qu’il ne sorte en claquant la porte, Allan ne pu s’empêcher d’utiliser sa répartie.


- Alalala j’aurais honte à ta place ! Assister à la messe les poches vides ! T’auras la faim de nombreuses personnes sur la conscience !

La porte claqua. Allan eu un rire sans joie. Il savait pertinemment que même si l’homme avait remporté de l’argent, il n’aurait rien donné à personne. C’était pour cela qu’Allan avait pu dépouiller l’homme sans remord, comme ses prédécesseurs d’ailleurs. Toutes ses victimes n’étaient que des nobles ou des bourgeois véreux, aux poches trop pleines d’or qui se complaisaient dans l’égoïsme et le paraître. Ces gens étaient tout bonnement horribles. Des enfants, des familles, des villages entiers mourraient de faim et croulaient sous les taxes du Prince Jean Sans-Terre et autres seigneurs félons, tandis que de telles personnes ne levaient pas le petit doigt et pire encore participaient à ce long génocide. Allan, d’un geste de la main, fit tomber les pièces d’or dans une sacoche. Il était plutôt satisfait. Il avait récolté une somme assez considérable pour un début de matinée, qui plus est un dimanche. Toutes ces pièces pourront agrandir la réserve d’or et de nourriture des hors-la-loi qui pourra par la suite être distribuée dans les villages, et également à Nottingham, siège de la tyrannie.

Allan prit discrètement la graine qu’il avait fait tomber volontairement sur ses genoux lors de la valse des gobelets, et la remis sous celui du milieu tandis qu’il le relevait. L’attroupement autour de la table s’était quelque peu divisé, mais une bonne partie des hommes était toujours là. Ils regardaient les gobelets avec une expression partagée entre l’envie et l’hésitation. Allan joua le rôle du vendeur enjoué.


- Allez-y messieurs c’est fait pour s’amuser ! N’ayez pas peur ! Il y a une grosse somme à la clef ! Qui est le suivant ?

Oui, c’était un jeu. C’était une manière de voler un peu plus drôle et surtout moins dangereuse que le vol à la tire dans les rues de Nottingham. Enfin, ça, c’est ce qu’il croyait…
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Sir Guy de Guisbourne
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MessageSujet: Re: Devant la taverne Jeu 16 Fév - 21:00

Le Prince s'inquiétait surement plus de qui s'approprierait la fortune de sa cousine en l'épousant que de sa sécurité à elle. Mais il était exact de penser que jamais elle ne quitterait son père.

"- Je comprend mieux pourquoi Robin des bois fait encore parler de lui, si vous ne vous décidez pas à lui accorder l'attention qu'il faut, vous ne pourrez pas le mettre là où il le devrait être.. Au bout d'une corde avec ses compagnons."

Guy accordait la plus haute importance au problème Robin des Bois. Encore plus maintenant qu'il avait été déposséder de Locklsey au profit de Gamwell. Percy avait d'ailleurs été le porteur de mauvaise nouvelle dans cette histoire. Personne ne pouvait l'accuser d'avoir été négligeant avec l'ancien seigneur de Locksley. Il fallait plutôt parler d'un acharnement du sort. Le hors-la-loi se sortait toujours du pétrin, seul ou avec l'aide de ses compagnons ou du Nightwatchman.

"-Eh bien, en effet on dirait que Nottingham est calme de temps à autres."

Le calme avant la tempête. Il ne fallait pas se fier au calme des rues. Bien au contraire ! Des bruits s'élevaient de la taverne. De l'animation régnait dans l'établissement. La porte s'ouvrit sur un homme de bonne mise mais à la mine très sombre. Une voix résonna de l'intérieur.

"- Alalala j’aurais honte à ta place ! Assister à la messe les poches vides ! T’auras la faim de nombreuses personnes sur la conscience !"

Cet homme venait donc de se faire dépouiller par un excellent joueur ou un tricheur. Dans le premier cas, le Shérif ne verrait aucune objection à percevoir une taxe sur le jeu tout à fait exceptionnelle et exorbitante. dans le second cas, il fallait punir le tricheur et cela ferait un divertissement.

"- Je dois vous donner tord Sir Percy. Il semblerait que la ville soit tout sauf calme."

Il poussa la porte de la taverne lui faisant signe de le suivre. Il se dirigea vers les tables de jeu. Un homme semblait attirer les foules. Son adresse se sentait dans chacun de ses mouvements. Il était habile mais pas au point d'échapper à Guy.

"- Allez-y messieurs c’est fait pour s’amuser ! N’ayez pas peur ! Il y a une grosse somme à la clef ! Qui est le suivant ?"

Guy fit signe à Percy de regarder. Il allait lui montrer qu'il était loin d'être un idiot comme il le pensait. Il s'avança et s'assit à la table et posa une pièce dessus.

"- Je pense que c'est moi."

La partie pouvait commencer.
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Allan A Dale
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MessageSujet: Re: Devant la taverne Jeu 16 Fév - 22:32




- Je pense que c'est moi.

Allan leva les yeux sur l’homme qui venait de s’asseoir en face de lui. Une brique lui tomba dans l’estomac. Les cheveux d’un noir de jais, aussi noirs que son costume en cuir, le regard bleu froid, les traits durs : Guisbourne, le maître d’armes du shérif lui-même. Allan ne laissa rien paraître de sa stupeur. Il connaissait bien Guisbourne pour l’avoir vu à plusieurs reprises de loin comme de près. Allan était connu comme tricheur, comme bagarreur, mais surtout comme pickpocket. C’était un as du vol dans la plus grande discrétion et mieux encore dans la plus grande incompréhension ! Il avait déjà connu les courses poursuites dans les rues de Nottingham. Et par un hasard qu’il connaissait bien, il avait toujours réussi à filer entre les doigts des soldats. Ce n’étaient pas les seules raisons pour lesquelles il avait déjà rencontré Guisbourne, si son visage était gravé dans sa mémoire à jamais, c’était aussi parce que l’homme se trouvait à côté du shérif qui jubilait sur son trône, lorsque son frère et deux de ses amis, déjà pendus, furent exposés aux yeux effarés du peuple et des hors-la-loi qui avaient tout tenté pour les libérer. Oui, Allan A Dale avait déjà croisé à maintes reprises le chemin de Guy de Guisbourne, mais il ne s’était jamais vraiment retrouvé seul, découvert, en face de lui. Il le connaissait, mais lui, le connaissait-il ? Avait-il fait attention aux avis de recherches et à la somme qui l’accompagnait, à son sujet ? L’avait-il déjà reconnu ? Allan porta sa main à son coup pour s’assurer que le pendentif en bois des hors-la-loi restait bien sous ses vêtements, puis son regard glissa du visage de son futur ennemi à la pièce brillante qu’il avait posée sur la table. Il la ramena vers lui en la faisant glisser, sa main plaquée dessus, tout en fixant le maître d’armes.

- Très bien… Je prends cette pièce comme mise. Tu gagnes la manche, tu remportes le double. Tu perds, je remporte le double.

Allan ne jouait pas pour l’or, non ça il en avait déjà bien assez, il jouait pour le temps. Il lui fallait du temps pour réfléchir. Du temps pour se dépêtrer de cette situation cauchemardesque. Les rouages de son esprit tournaient très vite. Il fallait qu’il sorte d’ici… Les escaliers ? Non, trop long, trop compliqués, trop de personnes et trop de chances de se prendre les pieds dans une marche ou un meuble avant. Il y avait bien une porte en arrière boutique… Mais elle donnait sur la réserve de la taverne pas sur l’extérieur… Ce n’était pas la solution. Il fallait qu’il trouve un moyen de diversion pour créer la cohue et s’enfuir. Au pire, il avait son épée posée parterre, sous la table. Il fallait toujours venir armé quand on arnaquait des personnes, par précaution. Allan était doué pour se battre, même s’il courrait mieux, mais Guisbourne n’était pas venu seul. Allan avait remarqué le grand homme qui s’était mis de côté, dans l’attroupement. Il était grand et fort, et semblait encore moins comique que Guisbourne. Un homme d’action froid qui n’hésiterait pas à le blesser ou pire, si l’hors-la-loi tenterait quoi que ce soit. Mais Allan n’allait pas baisser les bras. Ce n’était qu’une partie d’un autre jeu, voilà tout !

Le jeune homme souleva un gobelet pour montrer la graine et commença à tourner les verres, d’abord calmement, puis il accéléra le rythme. Si Guisbourne suivait bien, normalement il devait gagner cette manche. Toujours mettre l’adversaire en confiance… Et puis Allan savait que si les deux hommes du shérif étaient dans cette taverne un dimanche matin. Ce n’était pas pour jouer de l’argent ! Mais plutôt pour jouer au chat et à la souri jusqu’à épuisement…

Allan arrêta la valse des gobelets et posa de nouveau son regard impassible sur Guisbourne, attendant son choix.

Allan était dans un cul-de-sac. Mais même dans un cul-de-sac tu peux trouver une échelle ou creuser… Réfléchit, réfléchit, réfléchit…
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Sir Percy
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MessageSujet: Re: Devant la taverne Ven 17 Fév - 13:35

Guisbourne semblait resté imperturbable malgré la critique non dissimulé de Percy. Soit cet homme avait un grand sang froid soit il avait l'habitude de ce genre de comportement en son égard. Percy sourit, il est toujours plus intéressant de connaître le caractère de son adversaire. Un homme sortit de la taverne, il ne semblait pas très heureux de son sort. Une voix se fit entendre et d'après ce qu'elle disait, il venait de perdre son argent aux jeux. Tant pis pour lui, pensa Percy. Il faut être stupide pour tenter de gagner de l'argent ainsi.

"- Je dois vous donner tord Sir Percy. Il semblerait que la ville soit tout sauf calme."

Un léger rictus se forma sur son visage, Percy ne pouvait en être qu'heureux. Il trouvait cette ville un peu trop calme, et si cela continuait, il ne pourrait rester très longtemps. Et ça il en était hors de question, il devait prendre le pouvoir sur Nottingham. Guisbourne lui fit signe de le suivre dans la taverne. Le chevalier avait hâte de voir comment le maître d'arme du Shérif allait agir dans cette situation.


"- Allez-y messieurs c’est fait pour s’amuser ! N’ayez pas peur ! Il y a une grosse somme à la clef ! Qui est le suivant ?"


Guisbourne fit signe à Percy de regarder. Aucune chance qu'il loupe une chose pareille. Qu'allait faire ce cher Guy? Le baron l'observa s'assoir en face du joueur.

- Je pense que c'est moi.

Percy haussa un sourcil et se posta prés de l'homme de loi. Le jeune homme qui prenait les mises ne sourcilla pas envoyant Guisbourne à sa table. Mais malgré son apparente décontraction, il porta sa main à son cou dans un geste loin d'être naturel. Était-ce seulement parce qu'il avait reconnu Guy et du coup savait que si il trichait, il finirait directement dans le cachot ou bien avait-il quelque chose à cacher ? Percy ne pouvait le dire mais il allait garder une oeil sur cet homme. Il commença à bouger ses gobelets, Percy n'y fit pas grande attention, il se déplaça légèrement pour se mettre un peu plus près de ce bouseux qui essayait de se faire de l'argent facilement, plutôt qu'à travailler honnêtement pour son seigneur...

Les gobelets cessèrent de bouger, Percy lança enfin un coup d'oeil à Guisbourne. Allait-il perdre ou gagner ? Avait-il été assez observateur pour trouver la graine, et ainsi garder sa mise ?

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MessageSujet: Re: Devant la taverne Lun 20 Fév - 16:06

La manipulation des gobelets étaient maitrisées. On pouvait voir qu'il avait l'habitude. Pourtant, on sentait une tension très forte. Le manipulateur évitait à tout prix de le regarder. Comme s'il cherchait un moyen de s'échapper. Mais il ne pourrait pas s'échapper. Guy ne comptait pas le laisser faire. Percy en crèverait d'orgueil sinon. Il ne lui ferait pas ce plaisir.

L'agitation régnait dans la pièce. Un silence pesant régna soudain dans la pièce. Les gobelets venaient de se figer. C'était à lui de jouer. Il devait choisir. Guy ne s'était pas montré très attentif pendant la manipulation. Peu importe ! Il aurait ce qu'il voudrait ! Il posa sa main sur un gobelet au hasard.


"- Il me semble que le Shérif n'est pas enclin à tolérer le jeu. Mais il pourrait fermer les yeux moyennant une redevance conséquente..."

Il renversa le gobelet sans lâcher le tricheur des yeux.

"- A moins que nous ayons affaire à un hors-la-loi ?"

Il poussa un second gobelet.

"- La sentence serait plus lourde qu'une redevance !"

Il poussa le troisième gobelet violemment. Aucune graine ne se trouvait sous les gobelets renversés. Il posa sa main sur son épée et sentit que sa bourse n'était plus là.

"- Ton compte est bon. Avec le vol, ta pendaison est assurée. On a trouvé un divertissement pour ce cher Stanley !"

Guy allait intervenir quand un énorme brouhaha ce déchaina. Les gens le poussaient et il ne voyait plus rien de son adversaire. Il poussa avec force lesgens qui se jettait par terre pour ramasser je ne sais quoi. Puis il se mit à courir après le voleur. Il avait peut-être une chance de l'avoir.
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Allan A Dale
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MessageSujet: Re: Devant la taverne Jeu 23 Fév - 22:37




Allan avait vu les trois verres se renverser l’un après l’autre, au ralenti. Il avait été lui-même stupéfait que la graine ne s’y trouvait sous aucun des trois gobelets. Pourtant il avait souhaité que Guisborne gagne en tout cas le premier tour, histoire de le mettre en confiance. Histoire de gagner du temps. L’arnaqueur avait-il subi lui-même une arnaque ? Heureusement pour le pickpocket, à l’aide de son épée qu’avait été posée sous la table, il avait réussit à voler la bourse du maître d’armes avant que celui-ci se décide enfin à jouer. Et surtout avant qu’il ne le remarque. Le plus dur avait été de ne pas croiser son regard, pour ne pas qu’il lise l’arnaque et la concentration dans ses yeux. La bourse en cuir en main, Allan avait enfin relevé la tête vers Guisborne. L’homme l’avait alors soupçonné, voire même fait porter, différentes accusations. Ses pronostiques avaient été accompagné par le même geste de la main qui abattait les gobelets l’un après l’autre, accélérant les battements de cœur d’Allan un peu plus à chaque seconde. Peu importe comment et pourquoi, Allan avait été définitivement découvert. Le moment avait été venu de se retirer de la scène. Non sans saluer son public une dernière fois d’une manière spectaculaire… Allan s’était levé d’un bon. Il s’était empressé de remettre son épée dans son fourreau et la sacoche, remplie des gains de la matinée, en bandoulière. Tenant toujours la bourse de Guisbourne, il avait répandu son contenu dans la taverne, d’un grand geste circulaire de la main. Les pièces rutilantes, nombreuses et lourdes, avaient alors teintées sur le plancher sale et âgé de la salle, engendrant la cohue. La masse de gens s’était alors divisé, pour se regrouper, s’entasser, se pousser, se tirer.

C’était une véritable marée humaine qui allait et venait pour se cogner contre chaises et tables, attirée par l’or. Le plan d’Allan se déroulait à merveille : le cahot empêchait les deux hommes du shérif de progresser jusqu’à lui. Il monta les marches d’escalier deux par deux, puis une fois en haut, s’appuya à la rambarde pour regarder Guisbourne droit dans ses yeux emplis de colère.


- Je vous rends quand même votre bourse. Un si beau tissu, ce serait dommage !

Il jeta la bourse en cuir vide vers Guisbourne. La colère se transforma en rage. Allan sourit et fit mine de partir, puis se tourna à nouveau vers les deux hommes.

- Oh ! Et vous direz à ce cher Duncan qu’il devra se trouver un autre « divertissement ». Je ne compte pas le voir de sitôt ! Offrez lui donc ces trois gobelets ! Je suis sûr qu’il s’amusera autant que vous vous êtes amusez avec aujourd’hui!

Allan tourna les talons pour sortir de la taverne en courant. Il n’y croyait pas. Il s’en était sor…

- Aïe !

Il s’était pris les pieds dans quelque chose et avait atterri parterre à plat ventre, son élan de course soudainement freiné. Il se retourna, se mit sur ses coudes, pour voir la cause de sa chute. C’était le gros bourgeois à la moustache ! D'une main, il tenait un assez gros bâton, de la hauteur d’une canne, qu’il frappait dans l’autre main à un rythme régulier. L’homme frustré d’avoir perdu, souhaitant bien récupérer son dû, l’avait attendu devant la taverne comme un lâche ! Allan tenta de se relever, toussant et crachant de la poussière. Dans son agitation, le pendentif en bois de membre du clan à Robin sortir de dessous son vêtement.

L’homme voulait régler ses comptes, et si le hors-la-loi ne déguerpissait pas au plus vite, Guisbourne et Percy ne tarderaient pas à régler les leurs…
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Sir Percy
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MessageSujet: Re: Devant la taverne Ven 24 Fév - 11:01

Percy ne cessa de dévisager Guisbourne qui leva une main vers un des gobelet. Il le renversa, rien ne s'y trouvait. Un demi-sourire se forma sur le visage du chevalier. Guy ne semblait pas avoir beaucoup plus suivi la cavalcade des gobelets que lui. Puis Guisbourne poussa le second et enfin le dernier. La graine avait disparu.

"- Ton compte est bon. Avec le vol, ta pendaison est assurée. On a trouvé un divertissement pour ce cher Stanley !"


La partie devenait enfin intéressante aux yeux de Percy. Une arrestation allait avoir lieu ce bon à rien avait osé voler le maître d'armes. Même si il n'appréciait pas le personnage, il ne pouvait rester sans rien faire. Il posa alors la main sur son épée et tenta d'arrêter le voleur mais la foule s'était rassemblé autour de la table. Il avait tout prévu pour s'échapper. Percy grogna et commença à pousser les personnes qui l'empêchaient d'évoluer vers l'homme. Il haussa le ton.

"-Bougez vous de là, bon à rien!"

Cet homme humilia un peu plus Guisbourne en lui lançant sa bourse vide. Il ne lâcha pas le voleur du regard et finit par se frayer un chemin parmi la populace. Lorsqu'il rattrapa enfin le voleur, il était à terre face à l'homme qui était sortit de la taverne lorsque le chevalier et Guy y étaient entré. Un sourire narquois et vainqueur se forma sur le visage de Percy en posant le regard sur celui qui avait voulu joué et avait finit par perdre. Quelque chose attira l'attention du Comte, un pendentif était sorti de sous son vêtement. Était-ce cela qu'il voulait cacher ? Percy posa son épée juste au dessous de celui-ci.

"-Qu'est-ce que ceci ? "

Il lança un coup d'oeil à l'homme qui avait stoppé la fuite du voleur. Percy lui assura que cet homme aurait la punition qu'il méritait, et il y comptait bien. Il s'aperçu que Guisbourne n'était pas là, peu lui importait car c'était lui qui tenait son voleur en respect.

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Dernière édition par Sir Percy le Mar 28 Fév - 10:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Devant la taverne Lun 27 Fév - 22:15

L'impudence de ce coquin était sans borne. Lorsque Guy se rendit compte que ce qui était par terre et servait de diversion était sa bourse, il entra dans une colère noire. Il ne pouvait s'agir que d'un hors-la-loi, un de ces mécréants qui avait rejoint Robin des Bois. Même absent, l'ancien seigneur de Locksley arrivait à l'humilier. Il devait rattrapper le tricheur et le faire parler, le faire souffrir comme s'il était Robin des Bois. Le Shérif en serait amplement satisfait et l'égo de Guy également. Il y avait trop longtemps que la vermine se moquait de l'autorité. La rage de Guy redoubla contre les gens qui se penchait pour ramasser les quelques pièces sur le sol. Arrivé près de la sortie, il remarqua un homme qui lui bloquait le chemin vers la porte de la taverne. Il n'avait pas le temps de faire dans la finesse. Il empoigna l'homme en question et le flanqua dehors avec une telle force que la porte s'ouvrit et que le malheureux tomba sur nul autre que Sir Percy. Le voleur à terre en profita pour s'échapper. Guy sortit et prit le temps de jeter un regard méprisant sur Percy qui était allongé par terre.

"- Alors c'est comme ça que travail la garde d'élite du Prince Jean ? Prenez par là et rabattons-le vers une de ces petites rues."

Il n'y avait qu'un seul moyen de prendre un gibier comme celui-là. Il fallait le poursuivre sans relâche jusqu'à le piéger dans un trou. Mais ce gibier là était plus malin qu'un cerf ou un sanglier. Guy courait comme un fou au travers des rues de la ville, renversant sur son passage des hommes et des femmes. Sa proie n'était pas en reste. Il faisait preuve d'ingéniosité pour les semer, renversait des tables, des établis, des paniers de marchandises. Mais Guy tenait bon. Il ne devait pas lâcher. Il devait continuer. Le Shérif ne pardonnerait pas une nouvelle erreur, même partagée avec le persifleur. Et surtout, il voulait laver l'affront de cet avorton. Et le meilleur moyen était encore de le laver dans le sang. Il avisa alors qu'ils se dirigeaient vers une petite rue avec seulement une entrée et une sortie.

"- Cette fois je te tiens !"

Guy avait parlé pour lui seul. Il espérait que Percy avait suivit et qu'il montre enfin qu'il avait plus qu'une grande gueule et de grandes relations. Cette fois ça devait marcher. Arrivé au bout de la rue, il s'arrêta et sortit son épée. Sa proie était à portée et sa vengeance aussi.
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MessageSujet: Re: Devant la taverne Lun 5 Mar - 18:04

Percy tenait ce bon à rien et avait un sourire vainqueur sur le visage quand la porte s'ouvrit à la voler. Un homme tomba sur le chevalier et le fit tomber. Le voleur en profita pour s'échapper. Percy étouffa un cri de rage. Guisbourne entra dans son champ de vision. Guy lui lança un regard méprisant.

"- Alors c'est comme ça que travail la garde d'élite du Prince Jean ? Prenez par là et rabattons-le vers une de ces petites rues."


Une lueur de rage étincela dans les yeux de l'homme du Prince Jean, Guisbourne partit. L'homme qui venait de le renverser était encore au sol. Percy se leva et le fit se remettre debout en l'attrapant par le col. Percy rangea son épée et il approcha son visage de celui de l'homme et le fusilla du regard.

"-Comment as-tu oser me mettre dans cette situation ? Moi Sir Percy, homme de confiance de son Altesse le Prince Jean. Espèce de vermine, bon à rien de saxon! "

Il déversa sa colère sur cet homme qui bredouillait quelques excuses. Il se recula légèrement et lui flanqua un coup de poing dans le nez et le relâcha. Percy partit alors dans la direction que lui avait indiqué l'homme du Shérif et lui, il avait oser lui donner des ordres ? Guisbourne qui ne valait pas mieux que l'homme qu'il venait de frapper, c'était un faible, il ne vivait que pour plaire à la cousine du Prince..

Percy courra dans les rues de Nottingham, il s'arrêta au bout d'une ruelle. Il avait aperçu quelques choses, oui le voleur était là ainsi que Guisbourne. Il était fait comme un rat, il ne pouvait s'échapper. Il était encerclé. Un sourire malfaisant se dessina sur son visage. Il allait être fait prisonnier. Il ressortit son arme et la brandit. Il s'approcha plus lentement de ce vaurien.


"-Je t'ai posé une question qu'est-ce que ce pendentif, vaurien ? En général, je n'apprécie pas qu'on ne me réponde pas. Et je te déconseille de me mettre un peu plus en colère que je ne suis. A moins que vous Guisbourne, vous ne sachiez ce que c'est..."

Guisbourne paierait plus tard l'affront qu'il venait de lui faire.

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MessageSujet: Re: Devant la taverne Lun 5 Mar - 22:31




- Cette fois je te tiens !

Allan, encore essoufflé de sa course, plié en deux, les mains sur les genoux, se releva, levant les yeux sur Guisborne. Une fois relevé, le tintement d'une arme qu'on sort de son fourreau et la voix de l'homme à la carrure d'un militaire, indiqua à Allan que son dernier as venait de tomber de sa manche : cette fois, il était bel et bien coincé. Cette fois, il ne voyait aucun moyen de s'échapper. Aucun plan ne se décidait à sortir de son esprit d'habitude plus qu'imaginatif.

- Je t'ai posé une question qu'est-ce que ce pendentif, vaurien ? En général, je n'apprécie pas qu'on ne me réponde pas. Et je te déconseille de me mettre un peu plus en colère que je ne suis. A moins que vous Guisbourne, vous ne sachiez ce que c'est...

Le hors-la-loi regarda en hauteur. Rien… Il était entre dans une ruelle, entre deux murs de maisons, entre deux hommes qui voulaient sa peau, et il n’y avait rien pour se hisser. Il jeta un dernier coup d’œil à Guisborne, puis se retourna vers Percy, une main sur le pommeau de son épée.

- En général je n’apprécie pas qu’on me traite de « vaurien ». Et je ne suis pas habitué à suivre les conseils. Si ça avait été le cas, je ne me retrouverais pas à faire la causette avec vous aujourd’hui, messires.

Il avait appuyé sur le titre pour montrer ouvertement son ton moqueur. Il eut un rire sans joie.

- Je ne devrais pas vous mettre en colère ?

Il ouvrit grand les bras d’un geste théâtrale, se désignant lui-même.

- Et qui se soucie donc de mon bien-être ? , s’exclama-t-il faussement outragé en regardant tour à tour Percy et Guisbourne, un sourire arrogant apparaissant au coin des lèvres.

Il s’avança lentement vers Percy, sa main droite de nouveau posée sur son épée.

- Je peux vous donner un indice pour le pendentif, il y a un arc gravé dessus… Je suis sûr que même Guisbourne, avec sa bassesse d’esprit, peut deviner ce que ça signifie !

Le corps tourné vers Percy, il tourna sa tête vers Guisbourne.

- Ah moins que vous ne sachiez déjà sa signification… Mais ne la lui soufflez pas, ce serait de la triche ! Et…

Allan posa de nouveau son regard sur Percy et se rua dessus tout en sortant son épée de son fourreau. L’épée aussi vite qu’elle attaqua, rencontra celle du soldat, provoquant une haute note métallique. Allan mit plus de force dans son geste. La lame glissa le long de celle de son ennemi. Leurs visages étaient proches et leurs yeux traduisaient une rage féroce.

- … vous condamnez les tricheurs, il me semble !

Le pickpocket s’était rabattu sur la force, troquant sa langue contre sa lame. Il lui sembla que Guisbourne venait contre lui. Le challenge n’allait pas être facile à gagner.
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MessageSujet: Re: Devant la taverne Mar 13 Mar - 22:48

Percy avait enfin daigné les rejoindre. On ne pouvait pas dire qu'il avait beaucoup d'effort. C'était Guy qui avait fait le plus gros du boulot et nul doute que cet idiot n'attendait que de pouvoir s'approprier son travail et sa réussite. Le maître d'armes hésitait entre être heureux de voir cette course-poursuite se finir même avec l'aide du Persifleur et avoir damer le pion à Percy en coinçant avant lui le tricheur. Il eut même un début de sourire en l'entendant parler à l'envoyé du Prince.

"- En général je n’apprécie pas qu’on me traite de « vaurien ». Et je ne suis pas habitué à suivre les conseils. Si ça avait été le cas, je ne me retrouverais pas à faire la causette avec vous aujourd’hui, messires."

Guy avait l'habitude de l'insolence des vauriens de son espèce. Mais en voir son acolyte d'un jour en faire les frais était assez jouissif. Il ne pouvait pas nier les talents d'acteur de leur adversaire. Evidemment, cela le fit moins rire quand il parla de sa bassesse d'esprit. Pourtant, savoir une chose qu'ignorait Percy lui fit rapidement oublier l'affront. Pour quelqu'un venu chasser du hors-la-loi il ne savait pas grand chose. Il ne se priverait aps de l'en informer très prochainement. Ce signe était celui de Robin des Bois et de ses amis mécréants. Voyant que les choses s'accéléraient et que le vaurien se retrouvait sous l'épée de Percy, Guy décida de ne pas être en reste. Il sortit son épée et s'approcha dans le dos du tricheur. Il posa la pointe de son arme juste entre ses deux omoplates.

"- Et maintenant qui est bas d'esprit ?"

La pique était facile mais assez satisfaisante pour le maître d'armes. Il se tourna alors vers Percy.

"- Le Shérif va être ravi de son nouveau pensionnaire. Pour un homme venu chasser les hors-la-loi vous ne savez pas grand chose sur eux. Je vais vous éclairer."

Il se rapprocha et posa son épée sur le cou du prisonnier. Il souleva le cordon du plat de la lame.

"- Robin des Bois à l'habitude de marquer ses compagnons comme on marque ses plus beaux cochons. Et ceci est leur signe de ralliement. Une habile reproduction des armes de l'ancien Locksley. Si vous êtes vraiment là pour arrêter les hors-la-loi je serais ravi de vous donner un petit cours sur les moyens de les reconnaitre ..."

Dieu que c'était bon ! Rabaisser Persifleur était jouissif ! Il l'avait tellement fait travailler, tellement traiter comme un moins que rien que cette petite revanche avait des allures de gibier pendant les périodes de disette.

"- Allez ! Emmenons-le dans les geôles ! Le Shérif nous attend pour la messe ..."
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MessageSujet: Re: Devant la taverne Mer 14 Mar - 15:21

Percy remarqua que l'homme qu'ils avaient poursuivit chercher un moyen de s'échapper, mais il était bel et bien fait, il n'y avait dans cette ruelle aucune échappatoire, à moins que Guisbourne ne trébuche en voulant l'attraper... Le voleur se décida enfin à se tourner vers Percy, qui ne le lâcha pas du regard et le vit poser une main sur le pommeau de son épée. Allait-il l'attaquer ? Ce serait parfait, il pourrait enfin réellement déverser sa colère sur quelqu'un.

- En général je n’apprécie pas qu’on me traite de « vaurien ». Et je ne suis pas habitué à suivre les conseils. Si ça avait été le cas, je ne me retrouverais pas à faire la causette avec vous aujourd’hui, messires.


Il se moquait ouvertement des deux nobles qui se trouvait face à lui. Il allait payer son affront, soit en goûtant à son épée soit en rejoignant les geôles du château et son bourreau. Les deux options plaisaient à l'homme de main du Prince Jean. Il garda cependant son sang froid malgré l'arrogance sans retenue du vaurien. Seulement, il n'avait pas tord, Percy ne se souciait pas le moins du monde de la sécurité de cet homme et il avait de nouveau raison en parlant de la bassesse d'esprit de Guisbourne. Le voleur tourna la tête vers le maître d'armes du Shériff.

- Ah moins que vous ne sachiez déjà sa signification… Mais ne la lui soufflez pas, ce serait de la triche ! Et… vous condamnez les tricheurs, il me semble !


Etait-il entrain de faire l'esprit ? Ou était-il entrain de faire diversion parce qu'il attaqua le chevalier, et lança un coup d'épée qui rencontra celle du chevalier. Percy ne pouvait nier la vitesse de l'homme et sa relative force. L'arme du voleur glissa contre celle du chevalier. Leurs visages se rapprochèrent, le regard du vaurien était tout aussi rageur que celui de Percy. Le chevalier enrageait, cet espèce de bon à rien de saxon se moquait de lui, de son rang. Il devait payer son manque de respect.

"-La seule différence voleur, c'est qu'ici on ne joue pas... Ou alors le seul prix à gagner n'est autre que ta vie, serais-tu prêt à la mettre en jeu ?..."


Guisbourne finit par les rejoindre et Percy le vit pointer son épée dans le dos du voleur et reprit la réplique qu'il lui avait de toute évidence fait mal. Il ne supportait pas qu'on lui fasse remarquer son infériorité le petit Guisbourne, comme c'était triste. Le chevalier eut un sourire en coin, il ne manquerait pas de s'en rappeler. Guy se tourna vers lui.

"- Le Shérif va être ravi de son nouveau pensionnaire. Pour un homme venu chasser les hors-la-loi vous ne savez pas grand chose sur eux. Je vais vous éclairer."

Percy ne releva pas, mais ne manquerait pas de remettre à sa place Guisbourne une fois cet homme mit dans les geôles, inutile qu'il sache le peu de respect qu'ils avaient l'un pour l'autre. Même si le comportement de son compagnon de la journée ne pouvait être équivoque. Guisbourne allait payer.

"- Robin des Bois à l'habitude de marquer ses compagnons comme on marque ses plus beaux cochons. Et ceci est leur signe de ralliement. Une habile reproduction des armes de l'ancien Locksley. Si vous êtes vraiment là pour arrêter les hors-la-loi je serais ravi de vous donner un petit cours sur les moyens de les reconnaitre ..."

Percy grogna, il lui était de plus en plus difficile de garder son sang froid, il ne supportait pas qu'on lui parle ainsi. La seule et unique personne qui en avait le droit était le Prince Jean lui même...

Ainsi donc ils avaient arrêtés un hors-la-loi. Et ce médaillon grotesque était le symbole de Robin des Bois. Il n'était pas en ville depuis assez longtemps pour le savoir et on ne lui avait bien entendu rien dit sur ce genre de choses. Vasey et Guisbourne ne voulaient pas qu'il réussisse là où ils échouaient à tout les coups. Guisbourne annonça alors qu'ils allaient au château mettre ce bon à rien à sa place, dans les geôles. Percy acquiesça, il prit l'épée du hors-la-loi et commença sa marche vers le château en ajoutant pas un mot, ruminant sa rage contre le maître d'armes. Il l'avait humilié deux fois dans la journée, il en paierait le prix. Premièrement, il se défoulerait en parole sur la route de l'église puis ensuite, il le ferait travailler bien souvent et plus longtemps, il l'empêcherait de voir celle qu'il aimait temps, la belle Marianne... Et lorsque Percy aura en main les rênes de Nottingham il le paierait d'une autre manière, il irait de nouveau dans les geôles mais pas dans les mêmes conditions... Ce serait lui le prisonnier...


Arrow L'église de Nottingham

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