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RPG Médiéval basé sur la légende de Robin des Bois

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Toutes mortes, toutes pourries !

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Siwan Ni Lochlainn
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Archère Galloise
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MessageSujet: Toutes mortes, toutes pourries ! Jeu 4 Mai - 11:50

Arrow Le Tournoi du Shérif : la Tribune


30 mai 1192 - Matinée


Siwan s’était réveillée tôt ce matin-là et elle avait décidé d’aller se laver dans les sources qu’on avait eu la gentillesse de lui indiquer. Des palissades montées rapidement marquaient la séparation entre la partie homme et celles des femmes. La galloise préféra toutefois s’assurer qu’il n’y avait personne avant de se déshabiller et de se glisser dans l’eau glaciale. Elle ne put s’empêcher de laisser échapper un juron en sentant le liquide lui mordre la peau.

“Enw Duw! Beth mae'n oer! (Nom de Dieu ! Qu'est-ce que c'est froid !)

Elle s’était alors dépêchée de se frictionner la peau avec de la poudre de saponaire que quelqu’un déposait sur une table près de l’étang. Lorsque séchées et nettoyées, les racines de cette plante servaient à fabriquer une poudre que les rebelles utilisaient pour se laver. L’eau de l’étang était claire et malgré une vie rude dans la forêt, les hors-la-lois étaient parfois plus propres que les paysans d’à côté, ceux qui étaient restés dans les fiefs.
Bref, Siwan s’était savonnée, rincée puis s’était rapidement séchée à l’aide d’un grand linge étendu à côté de l’eau et qui devait servir de serviette. Elle s’était ensuite vite rhabillée chaudement, complètement gelée, et avait décidé d’aller se réchauffer dans la grotte-cuisine.

En arrivant, il n’y avait pas grand monde, l’heure pour les femmes et les enfants de se lever n’étant pas encore arrivée et pour les hors-la-lois affectés à la défense du camp, ils étaient déjà en poste, laissant ceux de nuit aller se coucher.
Martha, la gérante du camps, était déjà debout et préparait le petit-déjeuner en sifflotant. Gagnée par son entrain, Siwan se mit à l’aider gentiment, découpant les miches de pain noir. Une fois cela fait, elle se saisit de deux seaux et alla dans les enclos traire les chèvres qui y paissaient.
Quand elle revint, quelques personnes étaient debout et elle aida Martha à servir le lait frais et les tranches de pain.

Alors qu’elle était en train d’aider un enfant à tartiner sa tranche de miel, elle vit quelque chose sur la pomme de Piotr et bondissant, elle donna une tape dans la main du grand échalas qui lâcha la pomme dans une exclamation surprise. Se levant, il demanda un peu furieux et surpris :


“Mais bon sang Siwan, pourquoi tu as fait ça ?!
- Cette pomme pas… gwariadwy, consommable ! Elle a une tête rhyfedd, bizarre !


La galloise ramassa le fruit et le montra à l’assemblée. Sur le revers, un petit vers sortait de la pomme. Elle prit un couteau et trancha la pomme en deux, révélant son contenu : une nuée de vers. L’assemblée poussa une exclamation dégoutée. Siwan jeta la pomme au loin et alla dans la cagette en prendre une autre. Elle se révéla tout aussi contaminée. Une troisième et  une quatrième eurent le même effet.

“Tout le cageot semble pourri…, grommela Martha.
- C’est vraiment bizarre, elles ont l’air tellement bonnes de l’extérieur !, déplora un autre rebelle dont Siwan ne connaissait pas le nom.
- Elles seraient maudites ?, demanda d’une voix frêle une femme qui serra son fils contre elle d’une main, se signant de l’autre.
- Ne dites pas de foolery, bêtises ! Sans doute que tout y goeden, l’arbre est contaminé. Mais c’est juste une hedfan, mouche qui a dû pondre ses œufs là…
- Mais on devrait peut-être aller vérifier que les autres pommiers sont pas contaminés aussi non ? Il faudrait pas qu’on tombe malades…
, suggéra Piotr, soucieux. Siwan secoua la tête, un peu agacée par leurs craintes.
- Arrêtez d’avoir peur ! Ce n’est pas si difrifol, grave ! Les pommes ont passé tout l’hiver dehors, elles sont wedi pydru, pourries, c’est normal.

Les gens, qui n'avaient rien d'autre à répondre pour argumenter avec la rousse, reprirent alors leurs déjeuner. La galloise remarqua tout de même les discrets coups d’œil que tout le monde jetait à sa nourriture et entendit même les rebelles murmurer à propos de la malédiction d’Olwynn. Elle ne savait pas ce que c’était que ce truc mais clairement, une malédiction n’avait rien à voir dans cette pomme pourrie. Elle aurait dû se douter que les gens d’ici étaient aussi superstitieux que ceux de sa patrie… Il y avait des choses qui ne changeaient jamais visiblement…

Elle se fit toutefois la remarque qu’il serait utile qu’elle demande, à l’occasion, à Azeem, s’il était au courant pour cette fameuse malédiction. Il allait de toute façon falloir qu’ils soient très vigilants. Si une épidémie quelconque se déclarait, les pommes seraient mises en cause, à n’en pas douter. Et ce serait la panique au campement.
De ce qu’avait compris la galloise du débriefing qu’elle avait eu avec Robin des Bois, les hors-la-lois n’avaient pas besoin de ça en ce moment, quand ils essayaient justement de se remettre de l’attaque de l’ancien camps.

Elle n’avait vu encore aucune des “têtes” du campement ce jour-là, mais espérait bien croiser l’un d’eux, Petit-Jean, Djaq ou même Carl, pour leur faire part de la rumeur d’une malédiction d’Olwynn qui enflait dans le campement. Il fallait que quelqu’un d’autre qu’elle soit au courant, quelqu'un qui avait sa place établie ici, depuis longtemps, quelqu'un en qui les autres auraient confiance, avant que les ennuis ne commencent vraiment.
Elle ne pouvait pas vraiment tenir le rôle de celle qui allait mettre fin aux rumeurs. Malgré son cavalier d'or et sa flèche d'argent du tournoi, si elle avait gagné le respect de ses compagnons de vie, elle n'avait pas gagné leur confiance. Celle-ci ne viendrait qu'avec le temps. Elle avait donc besoin d'un soutien solide pour mettre un terme définitif à cette histoire...

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Allan A Dale
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MessageSujet: Re: Toutes mortes, toutes pourries ! Mar 4 Juil - 2:09

Tout doucement... Il fallait avancer tout doucement... Ses yeux océaniques fixés droit devant lui, le pas léger pour ne casser aucune branche morte ou brindille qui jonchait le sol mousseux de la forêt, Allan réduisait progressivement la distance entre lui et le lièvre tant désiré. L'animal fit un dernier petit bond, puis s'immobilisa pour agité frénétiquement ses moustaches, une oreille se tournant dans la direction de son chasseur. Le Hors-la-loi banda son arc, retint sa respiration, et décocha la flèche qui abattit l'animal. Un petit cri de satisfaction sorti du gosier du jeune homme, alors qu'il s'empressait d'aller ramasser une partie du futur dîner. Habitué à chasser depuis tout petit, il était très rare qu'il rate ses cibles, mais il était également très rare qu'Allan se montre humble et calme.

- Avec celui-ci, on en a assez pour tout le campement. lança Azeem qui apparut d'un buisson.

Le Maure tendit le bras vers Allan pour prendre l'animal, et l'ajouter aux autres lièvres qui remplissaient le balluchon sur son épaule.

- Je dois avouer que tu n'es pas si mauvais ce matin.

Tout en remettant son arc en bandoulière, et réajustant son carquois, Allan sourit à pleines dents et adressa un clin d'oeil au Maure.

- Tu vois je te l'avais dit, mon amiiiiiiii...

Il étouffa un bâillement. La nuit avait été courte. Ils avaient dû se lever très tôt pour chasser. Et le soir d'avant, Allan avait fait chauffer les cartes à la taverne. Une sieste serait la bienvenue. Après le petit-déjeuner bien sûr.
Azeem fit une tape amicale sur l'épaule d'Allan et les deux compagnons se mirent en marche pour rentrer au camps des Hors-la-loi. Ils n'étaient pas très loin de chez eux, mais n'ayant pas pris de chevaux pour ne pas s'encombrer et rester le plus silencieux possible pendant la chasse, une bonne demi heure de marche les attendait.

Ils étaient fin mai, de manière générale le temps s'était réchauffé considérablement. Et cette journée ne semblait pas déroger à la règle de cette période. Le soleil matinal qui transperçait de ci-de-là l'épais feuillage vert tempérait l'atmosphère, et le vent doux répandait un parfum mélangeant odeurs de pins et de fleurs, particulièrement agréable. Les beaux jours d'été s'annonçaient prometteurs.

Les vingt premières minutes passèrent rapidement. Les deux compagnons bavardèrent joyeusement, et leur pas était assuré et relativement rythmé, tous deux connaissant la forêt comme leur poche. Ils ralentirent néanmoins en s'approchant de la route. N'importe qui pouvait passer par ce chemin, ils devaient se montrer prudents.
Allan tendit l'oreille. Un véhicule attelé s'approchait d'eux. Et vu le bruit, il semblait rouler à toute allure. Les deux hors-la-loi échangèrent un regard, et restèrent tapis derrière les arbres et les buissons qui jalonnaient la voie, la main sur le pommeau de leur épée respective. Ils rivèrent leur regard sur la route.

C'était une charrette de commerçants. Elle était toute simple, avec un seul cheval, mais quelques pots en terre cuite étaient dedans, et les trois personnes assises dessus étaient trop bien habillées pour des paysans. L'homme semblait stressé et désespéré. Il pressait son cheval par diverses injonctions tout en essayant de calmer le petit garçon qui pleurait sur celle qui semblait être sa mère, apparemment évanouie, allongée derrière son mari qui tenait les rênes, au bout de la charette. Dans la hâte un pot tomba dès le premier virage effectué devant eux, et se brisa. Allan n'était même pa sûr que l'artisan se soit rendu compte de sa perte. En quelques secondes le véhicule disparut aussi rapidement quil était apparu, et les deux Hors-la-loi purent sortir de leur cachette.

Une fois sur la route, Azeem se pencha pour ramasser un des morceaux du contenant et l'examiner.


- C'est de la poterie de Nottingham. affirma Allan. Je reconnais le petit motif de couleur qu'ils ajoutent sur leurs pots. Mais par cette route, la famille peut venir soit de Gamwell, soit de Clun.

- Ce n'est pas tant les pots qui me préoccupent pour l'instant... C'est plutôt ce qu'il y a à l'intérieur. répondit calmement Azeem, en soufflant du nez et affichant soudainement une grimace de dégoût.

Il tendit le morceau à Allan. Quelques gouttes de ce qui ressemblait à de l'eau mais colorée y résidaient encore. Le liquide opaque dégageait une forte odeur amer qui agressait les narines. Comme du poison... Allan rendit le morceau de poterie à Azeem, qui s'empressa aussitôt de l'emballer dans un morceau de tissus préalablement déchiré, puis de le ranger dans une sacoche de sa ceinture.

La fin de la marche se passa dans le silence. Tous deux pris dans leur réflexion sur ce qu'il venait de se passer.
Une fois l'entrée du camps traversée, ils se dirigèrent vers la partie dédiée à la cuisine pour y laisser leurs lièvres. Un attroupement masquait les tables, et plusieurs personnes interpellèrent Allan et Azeem, parlant de mauvais sort, de malédiction, et autre sorcellerie hasardeuse. Le brouhaha et l'agitation redoublèrent d'intensité lorsqu'on remarqua la présence des deux Hors-la-lois. Les gens, majoritairement inquiets, se poussèrent pour laisser passer les deux hommes vers la table. Allan vit plusieurs cageots de pommes, dont un à moitié renversé. Les pommes étaient toutes pourries. Un grand homme sur sa droite se décala, et il aperçu alors Siwan. La Galloise semblait calme, mais légèrement agacée.


- Salut belle rousse ! dit Allan à l'adresse de la jeune fille, poli et gentil, mais néanmoins un sourire taquin aux lèvres. La voir irritée devant tout ces gens effrayés à l'idée d'être victimes de magie, l'amusait quelque peu.

Sur sa gauche, Azeem observait les pommes, et pour la seconde fois de la journée il afficha son air concentré.

- C'est pas pour faire de l'humour, mais ça commence à bien faire de revivre les mêmes choses en si peu de temps. Et c'est pas pour me montrer hâtif, après tout c'est peut-être juste de la malchance, ou de la magie (il fit un clin d'oeil à Siwan, ce qui eut sans doute le don de l'exaspérer encore plus), mais il serait intéressant de faire un lien entre ce qu'on a vu et cette multitude de pommes pourries, hein Az' ?

Azeem hocha brièvement la tête. Il était clair qu'il avait pensé à la même chose. En même temps les pommes dégageaient ce même parfum amer.


- Bon... Allan monta sur un banc, les bras en l'air, faisant signe de se calmer. Excusez-moi tout le monde. Mais il est inutile de paniquer. Ceci n'a rien avoir avec la magie. Maintenant, je vous demande juste de prendre votre déjeuner et vaquer à vos occupations, vos tours de garde, bref  vos tâches respectives, comme d'habitude. Et surtout n'essayez pas de manger ces pommes, ou tout aliment à l'allure ou l'odeur suspecte. Okay ? Au moindre comportement, ou à la moindre réaction étrange suite à l'ingestion d'une boisson ou d'un aliment, venez nous voir. En attendant qu'on éclaircisse tout ça, buvez le lait de chèvre qui normalement a été trait ce matin, et mangez la soupe de hier, la pain, et les lièvres qu'on vient de ramener.

L'attroupement se dispersa, et le calme revint plus ou moins, en apparence en tout cas.

Azeem hocha à nouveau la tête, et donna les lièvres à Martha qui s'éloigna des tables pour aller les entreposer et les préparer plus loin. Une fois les trois Hors-la-lois plus ou moins seuls, Azeem sorti et déballa le bout de poterie devant Siwan.


- En rentrant de la chasse on est tombé sur une charrette de commerçants qui roulait à toute allure. L'homme semblait plus qu'inquiet et la femme vraiment malade. Il y avait un enfant aussi. Dans leur course ils ont fait tomber un pot. Et devine ce qu'il contenait...

Le ton faussement réjouit d'Allan s'estompa en un soupir.

- Bon ben je crois que je ne suis pas prêt de faire ma sieste, moi...
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Siwan Ni Lochlainn
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MessageSujet: Re: Toutes mortes, toutes pourries ! Mar 11 Juil - 16:26

Siwan allait vraiment commencer à s’énerver si elle continuait de faire face, seule, à tous ses gens qui avaient peur de la présence de simples asticots dans une pomme. Ca avait aussi le don de l’exaspérer quand elle était en Ecosse, et elle avait même été traitée d’hérétique quelques fois, tellement sa véhémence avait été violente. Certains pensaient que ses arguments, illustrant toute la logique possible, étaient trop tirés par les cheveux et de toute façon impossible à prouver.
Mais pour cette fois, l’explication était claire : les pommes, au sortir de l’hiver, avaient pourri et des mouches y avaient pondu des oeufs, d’où la présence d’asticots. Point.

Elle était à deux doigts de commencer à tous les insulter quand Azeem et un autre hors-la-loi, Allan si elle se souvenait bien, arrivèrent. Ils avaient les traits tirés mais semblaient assez fiers d’eux. La demi-douzaine de lièvres que tenait Azeem y était sans doute pour quelque chose.
Le plus jeune la salua sur un ton enjoué qui eut le don de faire lever les yeux à la galloise qui néanmoins sentir son exaspération baisser d’un cran.

Elle perçut cependant dans le regard sérieux du Maure un signe que l’apparente taquinerie d’Allan n’avait pour vocation que de détendre l’atmosphère pour éviter une crise de panique générale. Fronçant les sourcils, la demoiselle resta silencieuse tandis que l’intéressé faisait un discours pour rassurer les autres. Piotr cependant s’attarda, avant que Siwan ne lui fasse signe que tout allait bien.

Quand ils furent seuls, Azeem déballa un petit paquet qui contenait les restes d’une poterie. Siwan fronça à nouveau les sourcils puis écouta les explications d’Allan, à la suite de quoi elle resta silencieuse un moment. Puis elle demanda, incertaine :


“Vous pensez que cette crochenwaith, poterie, contenait un poison ? Et que c’est le même qui aurait pourri les afal, pommes ? Je trouve ça étrange comme didyniad, déduction. Parce qu’un poison aurait tué les cynrhon, asticots, non ?”

Siwan n’était pas très bonne en simples, herbes et poisons. Elle ignorait si des asticots pouvaient survivre à des poisons, et si oui, lesquels. C’est pourquoi, tout en parlant, elle s’était tournée vers Azeem. Il lui semblait avoir entendu des conversations à son sujet où, même si elle n’avait pas tout compris, elle avait su saisir qu’il était très cultivé.
Ses connaissances d’Orient pouvaient en outre leur être utiles dans ce cas. Au pire, ils pourraient toujours demander à Djaq, s’il s’avèrait qu’elle reparaisse au campement un jour.

Bien qu’elle ne le montra pas, la jeune femme était inquiète après ce que lui avaient dit les deux hommes : même si les pommes n’étaient pas empoisonnées, ces poteries, dans la carriole, l’était, sans nul doute. Et si elles l’étaient, combien de gens avaient été empoisonnés par ce qu’elles avaient contenu ?
Une seule conclusion à toutes ces interrogations, une expédition à Nottingham et dans les villages voisins semblait inévitable…

Mais après les récents évènements et les risques qu’ils avaient tous prit pendant le tournoi du Shérif, Robin leur avait demandé la plus grande prudence, et les sorties étaient limitées. Il faudrait donc en passer par lui avant de pouvoir partir en vadrouille en dehors de Sherwood.


“Il nous faut plus de gwybodaeth, d’informations. Il faudrait peut-être qu’on aille en ville pour ymchwilio, enquêter. Non ?”

Siwan soupira légèrement.

“Mais il faut en parler à Robin si c’est ça. C’est peut-être plus difrifol, grave, qu’on ne le pense. Imaginez si d’autres gens ont été empoisonnés par les crochenwaith, poteries ?”

Elle regarda les deux hommes, un air vraiment trop sérieux sur les traits.

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MessageSujet: Re: Toutes mortes, toutes pourries ! Mar 18 Juil - 9:06

Arrow Le Tournoi du Shérif : la Tribune


Robin se réveilla tard ce matin là. Enfin tard était très relatif puisqu’il ne devait pas être plus de huit heures du matin mais pour le jeune chef qui se levait d’habitude aux aurores, c’était inhabituel.
Il devait le reconnaître, sa participation au Tournoi avait été éreintante, aussi bien physiquement que moralement. Lui qui n’avait pas encore effacé les traces de l’incendie de la grange avait décidé de jouer les pickpockets et de se battre, de tirer… Autant d’activités physiques qui n’avaient pas contribué à son bon rétablissement.
Il fallait aussi avouer que l'exécution de John et la tentative de capture ratée de Guisbourne avaient aussi joués leur rôle dans l’épuisement généralisé du chef des rebelles.
Toute cette accumulation d'événements avait mené Robin à se réveiller chaque jour plus tard que le précédent depuis la fin du Tournoi. Et malgré que personne ne lui eût fait aucune remarque, le jeune homme aux cheveux en bataille se serait volontier auto-flagellé pour ce laisser-aller si son dos n’était pas encore aussi fourbu.

Il se leva en grimaçant et en grognant comme un ours au sortir de l’hibernation, fourragea dans sa tignasse et enfila une tunique qui avait l’air propre ainsi que des braies et ses bottes de toujours. Il sortit de son bout de grotte en baillant, salua d’un air endormi les quelques hors-la-lois qu’il croisa.
Il avait prévu d’aller se laver dans les sources près du campement pour se réveiller mais son estomac gargouillant l’en empêcha, lui intimant d’aller se restaurer avant de faire quoi que ce soit d’autre.
Il changea donc de direction et se dirigea vers une grotte de taille moyenne qui contenait la cuisine, les stocks de nourriture et le réfectoire.
Tout en s’y dirigeant, il croisa un petit groupe de rebelles qui s’en éloignaient, l’air inquiets. Piotr aussi semblait pas dans son assiette, c’était étrange.

Arrivé, il vit Azeem, Allan et la nouvelle, Siwan, discuter autour de quelque chose qui reposait sur la table. Leurs visages sérieux et le soupçon d’inquiétude qu’il lisait sur le visage de la galloise, la seule à lui faire face, ne lui dirent rien qui vaille.
Il s’approcha et donna une tape dans le dos d’Allan au moment ou il se plaignait qu’il n’allait pas se coucher tout de suite. Il se saisit d’un pichet de lait de chèvre et engloutit presque tout son contenu d’une traite en écoutant la fin de la conversation.
Ils parlaient de ce que Robin pouvait désormais voir et qui se trouvait sur la table : les restes d’une poterie. S’en approchant, le chef renifla vaguement l’air au-dessus et fronça le nez. Ca puait sévère l’ammoniaque.
Il laissa cependant la rousse aller jusqu’au bout de ses pensées avant d’intervenir.


“On parle de moi et comme par enchantement j’apparais ! Plus sérieusement, vous pensez la menace à ce point dangereuse pour vouloir aller enquêter ? Moi qui pensait que nous allions peut-être pouvoir nous offrir des vacances…”

Son ton était clairement teinté d’ironie mais même s’il palabrait, sa décision était déjà prise : ils allaient faire une petite balade. Restait à savoir où. Si l’empoisonnement était avancé, aller en ville était dangereux, ils risqueraient de se retrouver malades avant même de s’en rendre compte et il serait alors trop tard pour revenir au campement sous peine d’étendre la maladie.
La solution était donc peut-être de commencer par enquêter en campagne, voir si les paysans du coin avaient des informations avant d’aller se jeter, encore une fois, dans la gueule du loup. Il reprit donc, avec un petit sourire en coin qui cachait moyennement bien son tracas :


“Je vous donne l’autorisation d’enquêter, je viens même avec vous. Nous allons faire un tour à Gamwell, Clun et Fiswolter. Aller à Nottingham risque plus de nous nuire que de nous aider si d’aventure toute la ville est contaminée par ce poison, ou quoi que ce soit d’autre. Préparez-vous, on part dans cinq minutes.”

Se faisant il attrapa au vol une tranche de pain qu’il tartina de miel, qu’il savait avoir des propriétés antiseptiques et tout en commençant à l’enfourner à grands bouts dans sa bouche, fit demi-tour et retourna dans son bout de grotte-dortoir pour récupérer le reste de ses affaires.
Une fois dans ce qui lui servait d’appartements, il enfila un surcot rapiécé par-dessus sa chemise, il glissa autour de sa taille amaigrie sa ceinture avec son épée, il mit par-dessus le tout une cape légère et se saisit pour finir de son fidèle arc double courbure et son carquois.

Se dirigeant d’un pas vif vers le point de rassemblement. Il se laverait un autre jour. Là il devait enquêter sur un nouveau phénomène étrange qui agitait le Nottinghamshire. Comme si le Prince Jean, l’absence du Roi Richard, Vasey et Guisbourne qui martyrisaient la population n’étaient pas déjà des problèmes sérieux.
Ré-ajustant son arc en travers de son torse, il laissa ses pensées vagabonder.
Azeem et Allan pensaient à un empoisonnement, visiblement Siwan n’était pas du même avis, elle était plus prudente. Et lui, que pensait-il de tout ça ?
Pour le moment, pas grand chose. Il y avait une affaire sérieuse en cours, c’était le seul point de certain.
Il n’était pas pieux, il se songeait clairement pas à une malédiction divine comme il l’avait entendu se murmurer dans le campement. Un empoisonnement confirmait la découverte du pot ammoniaqué. Mais à part une diffusion par l’eau, si le phénomène s’était largement étendu, c’était plus une maladie.

Secouant la tête, il laissa là son cours de pensées et attendit ses compagnons d’enquête.

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Azeem
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MessageSujet: Re: Toutes mortes, toutes pourries ! Ven 8 Sep - 3:36

Lorsque Robin gagna sa hauteur, Azeem tourna sur ses talons et se mit en marche, lançant un regard en arrière à Allan. Ce-dernier rejoint le groupe d'un pas hâtif, une tartine de miel à la main, un air satisfait affiché sur son visage rieur. Les quatre compagnons traversèrent le campement puis en sortirent enfin. Sous les feuillages de la forêt de Sherwood, percés de la lueur matinale, les hors-la-lois progressaient rapidement. S'ils gardaient ce rythme Gamwell serait rapidement atteint. Azeem posa un regard inquiet sur Robin qui lui semblait bien fatigué et émacié depuis quelques jours. L'Anglais croisa son regard. Une fois de plus le Maure resta muet, mais n'en pensa pas moins. La santé de son ami avait régressé, et il ne pourra pas jouer les héros indéfiniment. Même les héros avaient besoin de vacances.

Les compagnons marchèrent un peu moins d'une heure avant d'atteindre Gamwell, le village le plus proche, le premier lieu de leur enquête. Au premier regard, rien ne paraissait sortir de l'ordinaire. Les paysans et artisans vaquaient normalement à leurs occupation. Certains bêchaient, d'autres plantaient, d'autres faisaient des allers et retours aux granges, d'autres encore chargeaient des charettes. Des enfants jouaient dehors ou guettaient leurs parents affairés. Des gens de ci-de-là discutaient sur le chemin des champs, des ateliers ou de la maison. La vie et la santé semblaient animer la petite ville de Gamwell, pas la mort et la maladie.
Les hors-la-lois ne passèrent pas vraiment inaperçus. Certaines personnes firent mine de ne pas les voir, d'autres les saluèrent brièvement, d'autres plus chaleureusement, d'autres encore leurs lancèrent des regards d'appréhension. Les expressions étaient aussi variées que les avis. Après tout, de manière générale, alors que certains considéraient la bande des hors-la-lois comme positive, d'autre ne pouvaient que les voir comme faiseurs de troubles, et aimants à ennuis. Et on ne pouvait leur en vouloir. Dans cette bataille entre le camps du shérif et celui des Hors-la-loi, c'était bien trop souvent les roturiers qui étaient au centre des tirs et payaient les pots cassés. Sans parlaer du fait qu'Azeem partageait la même peau que l'ennemi que l'on combattait en Terre Sainte. Sans parler du fait que la mort du seigneur des terres de Gamwel était indirectement liée à la bande de Sherwood.

Malgrés les tâches et les conversations qui allaient bon train, quelque chose clochait. Azeem avait l'impression que plus ils progressaient, plus le calme pesait. Bientôt les voix et divers bruits ne devinrent que rumeur lointaine. Les dernières habitations n'étaient plus du tout animées.


- Tout paraît si... commença Allan.
- ...mort. termina Azeem dans un murmure.

Le Sarasin s'approcha d'une maison. Une croix blanche avait été peinte sur la porte... Une mise en quarantaine ? Pourquoi diantre aucun habitant ne la leur avait mentionné ?

Une fois devant la porte marquée, Azeem lança un regard ses compagnons, une main posée sur la poignée. Qu'allait-il découvrir à l'intérieur ?

[EDIT Maitre du Jeu : je vous recommande de continuer le RP directement à Gamwell Smile, merci !
EDIT 2 : la suite ICI]
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