AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
RPG Médiéval basé sur la légende de Robin des Bois

Partagez|

Furie solitaire.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
Isobel of Kent
avatar
Duchesse Diabolique
Messages : 19
Date d'inscription : 28/09/2015
Age : 27
Localisation : Lyon

Feuille de personnage
Age: 30 ans
Niveau RP:
5/5  (5/5)
Inventaire:
MessageSujet: Furie solitaire. Mar 4 Avr - 16:27

Arrow Forêt de Sherwood > Les Embuscades


15 mai 1192 - A midi


Isobel était attablée à la petite table de sa chambre au château de Nottingham. Elle fulminait. Cela faisait deux jours qu’elle était arrivée et elle n’avait vu personne. Enfin personne d’important comme le Shérif, ou même son sous-fifre le maître d’arme dont elle ne se souvenait même plus le nom.
Elle avait été conduite là, dans cette chambre au confort spartiate, par l’intendant, un homme tout sec et d’une austérité à refroidir un mort. Sans un mot il l’avait faite entrer le soir même de son arrivée, avait refermé la porte après une courbette roide et depuis, rien.

Elle passait ses journées à lire ses livres, ou à écouter les rapports qu’Albert venait lui faire. Les visites du soldat étaient sa seule distraction. Autant dire qu’elle s’ennuyait ferme. Et si Vasey n’avait pas compris que c’était un très très mauvais plan de la faire attendre comme ça, elle doutait qu’il comprenne quoi que ce soit à ses subtiles manipulations. Elle allait devoir laisser la finesse au placard et s’imposer semblait-il.
C’était ça ou commencer à créer des malédictions pour ce bon vieux Shérif et son fidèle toutou et c’était trop contre productif pour la noble. Elle y viendrait peut-être, mais quand elle aurait tiré tout ce qu’elle pourrait du vautour de Nottingham.

En attendant elle était là, à attendre sa nourriture tout en faisant semblant de lire pour se donner une contenance. Bon il fallait admettre qu’elle n’était pas restée sans rien faire, elle avait bataillé sévère avec l’intendant pour obtenir quelques tapis, une bassine, du savon, de l’eau chaude une fois par jour, une bibliothèque et une armoire.
Le combat avait été d’arrache-pied, il avait fallu qu’elle argumente pendant de longues minutes pour chaque meuble qu’elle souhaitait avoir, et avait même dû graisser la patte de ce vieux coincé plusieurs fois pour l’aider à se décider.
Mais au moins maintenant elle avait un point de chute à peu près correct, à peu près à son goût.

Mais cela ne résolvait pas son problème immédiat. Elle s’ennuyait, était furieuse et commençait en plus à avoir faim. D’habitude la servante arrivait à heure fixe, réglée comme une horloge suisse, mais là elle avait au moins quinze minutes de retard. Mais que faisait-elle donc ? Isobel était de plus en plus en proie au doute quant au bien fondé de sa mission cachée.
Y avait-il réellement un laboratoire magique de valeur ici ? Vu la stupidité environnante, dûe sans doute à un manque d’éducation et d’alimentation saine, elle était au moins certaine que personne n’était dans les capacités de trouver ce qu’elle-même cherchait. La dame s’autorisa un froid sourire d’auto-satisfaction désenchantée. A l'évidence il allait falloir qu'elle ne compte que sur elle-même pour trouver les renseignements dont elle aurait besoin. Il lui apparaissait de plus en plus évident qu'il n'y aurait rien à tirer des actuels locataires du château. Soudain sa "mission" officielle qui consistait à conseiller Vasey pour qu'il trouve épouse lui apparût très lourde et ennuyeuse. Elle allait sans doute perdre son temps alors que tout son être aspirait à trouver un remède pour son frère.

Finalement on toqua à la porte et Isobel ne put s’empêcher de soupirer d’aise, enfin il était temps. Elle prit un malin plaisir à laisser toquer une seconde fois, après quelques secondes d’intense sadisme avant de répondre sur un ton plus glacial que d’ordinaire.


“Entrez.”

Une servante entra avec un plateau chargé de nourriture et vint le poser sans un mot devant la duchesse. Celle-ci ne parlait pas non plus, dardant sur la pauvre jeune fille un regard lourd de reproches. Intérieurement, Isobel était satisfaite de voir que même ici, encore relativement inconnue, elle faisait son petit effet par sa simple prestance et son attitude dédaigneuse.

Prenant une cuillère, elle s’apprêtait à manger quand elle remarqua que la petite souris émaciée qui lui servait de porte-plat était toujours là, yeux ancrés au sol. Intriguée, la duchesse reposa lentement son ustensile dans un geste empreint de maîtrise de soi, croisa les mains devant et demanda simplement :


“Et bien ? Pourquoi es-tu toujours là ?

_________________
“Le mal a deux façons de nuire : en faisant le mal, et en faisant le bien. ”
Joseph Roux.
Revenir en haut Aller en bas
Servantes
avatar
Personnage Non Joueur
Messages : 24
Date d'inscription : 29/04/2008
Localisation : Le Chateau de Nottigham
MessageSujet: Re: Furie solitaire. Mer 5 Avr - 9:20

Betsy n’aimait pas aller servir les plats aux nobles. C’était de loin la tâche qu’elle détestait le plus. Même récurer les pots de chambres et les latrines n’était pas aussi déplaisant. Mais malheureusement, comme elle était la plus jeune et la dernière à être entrée au service du Shérif, sa prédécesseure s’était empressée de lui refiler la corvée.

Elle s’apprêtait justement à aller porter son repas au Shérif. C’était le plateau le plus lourd. Il était énorme et toujours garni d’une multitude de plats et de fruits que Sir Vasey ne mangeait même pas en entier. La cuisinière en chef disait que c’était pour “lui offrir du choix”. N’empêche que Betsy elle, s’esquintait le dos pour porter tout ça.
Ceci dit, il ne fallait pas qu’elle soit en retard. Elle devait prendre son plateau et se mettre en route pile quand le maître d’arme, Sir Guisbourne, sortait dans la cours. Il était toujours à l’heure et il était son repère.

Cette fois, comme d’habitude, elle se mit en route en trottinant aussi vite que ses petites et fines jambes le lui permettaient puis offrit un pauvre sourire à Tom, qui était de garde aujourd’hui. Il lui sourit en retour et toqua pour elle. Elle le remercia d’un regard et entra quand on lui donna l’ordre.
Mais aujourd’hui, tout ne se passa pas comme d’ordinaire.

Le Shérif lui demanda d’attendre qu’il ai fini de grignoter car il avait quelque chose à lui dire. Betsy craignit pour sa vie. Elle était pourtant certaine d’être à l’heure ! Qu’avait-elle bien pu faire pour que le Sir lui veuille quelque chose ? La cuisinière en chef s’était plainte d’elle ?
Elle en était là de ses questions, yeux vrillés au sol, quand le seigneur des lieux toussota. La servante releva immédiatement les yeux. Le Shérif lui confia une tâche.

Soulagée, Betsy ne perdit pas une seconde, elle s’inclina et sortit, courut jusqu’à la cuisine parce qu’elle était en retard pour servir le repas suivant, celui de la belle dame qui était arrivée deux jours plus tôt, tard dans la soirée.
La demoiselle n’aimait pas cette Lady, elle avait l’impression qu’elle allait se faire dévorer à chaque fois qu’elle entrait. Une grande appréhension lui broyait les entrailles quand elle savait qu’elle était en route pour sa chambre.
Aujourd’hui c’était pire parce qu’elle était en retard. Tout ça c’était la faute du Shérif ! Elle allait mourir et…

Et elle était arrivée. Elle toqua maladroitement. Attendit.
Au bout de quelques secondes, elle toqua de nouveau. L’ordre fusa et elle tressaillit en entrant. Elle s’inclina et posa le plateau sur la table puis recula et attendit de pouvoir accomplir sa seconde mission. Les minutes passèrent puis finalement la question claqua dans l’air lourd de la pièce.


“Euh pardon Milady mais le Shérif Vasey vous a écrit une missive, il voulait que je vous la transmette. Il a dit que c’était une invitation officielle pour le tournoi qu’il va organiser. Il vous a fait garder une place d’honneur sur sa tribune.”

Betsy n’avait jamais été éduquée mais elle retenait toujours tout bien. Elle répéta presque mot pour mot ce qu’on lui avait dit puis s’inclina de nouveau pour signifier qu’elle avait fini. Elle serra ses mains devant elle et attendit que la dame l’autorise à partir ou lui dise quoi faire.
Revenir en haut Aller en bas
Isobel of Kent
avatar
Duchesse Diabolique
Messages : 19
Date d'inscription : 28/09/2015
Age : 27
Localisation : Lyon

Feuille de personnage
Age: 30 ans
Niveau RP:
5/5  (5/5)
Inventaire:
MessageSujet: Re: Furie solitaire. Jeu 6 Avr - 20:38

Isobel resta un instant sans rien dire. Puis elle sentit un lent sourire s’étirer sur ses lèvres tandis que la servante posait le parchemin sur sa table tout en s’expliquant. Ah enfin, peut-être que le Shérif n’était pas aussi niais qu’elle ne se l’était de premier abords imaginé...
Se désintéressant de son repas, elle se saisit élégament du morceau de papier, brisa le cachet et s’empressa de lire la missive. Ca parlait d’un grand tournoi en l’honneur du Prince Jean et d’une grande nouvelle. Bon. Dans l’ensemble, c’était très moyen. Rien de palpitant dans ce message. C’était tout à fait quelconque.

Isobel grinça des dents. Elle avait reçu une invitation impersonnelle comme sans doute les trois quarts des invités. Ainsi donc elle était considérée comme les nobles de faible extraction du coin. Evidemment, comment eût-il pu en être autrement puisque personne ne s’était donné la peine de savoir pourquoi elle était venue se perdre dans un trou paumé comme le Nottinghamshire !
Elle en était là de ses récriminations intérieures quand la servante termina sa phrase en annonçant qu’elle aurait tout de même une place de choix à la tribune du Shérif. Isobel ne se permit aucun faux espoir : si Vasey lui avait réservé une place, c’était sans doute grâce à son titre. Elle était duchesse après tout, sans doute l’un des plus hauts rang dans cette petite ville et ses environs. Qui plus était, si le seigneur des lieux avait un peu de bon sens, il devait déjà savoir que, étant envoyée du Prince, elle devait être traitée avec tous les honneurs ou sa réputation à lui en prendrait un coup. Et on ne pouvait pas dire que jusqu’à présent le Shérif et sa clique avaient marqué des points.


“Je vois. Tu diras au Shérif que j’irais. Et que j’apprécie les efforts déployés. A présent vas-t-en.”

La servante s’inclina et s'éclipsa, sans doute bien heureuse de quitter la chambre et son occupante hautaine. Isobel commença à manger sans vraiment savourer ce que contenait son plateau. Elle réfléchissait. Elle avait choisit de ne pas faire de reproches tout de suite. Le temps ou elle viderai son sac arriverait bien assez tôt. Mais elle voulait le faire en face-à-face. Elle voulait faire comprendre au Shérif et à son chien de maître d’arme qu’elle n’était pas une potiche débutante qu’ils pouvaient se permettre d’ignorer.

Elle sourit sadiquement en imaginant la tête qu’allait lui faire Vasey en apprenant la raison officielle de sa présence. Isobel lâcha échapper un rire froid. Oui, décidément, elle avait bien fait d’attendre patiemment son heure. La récompense vaudrai sûrement son pesant d’or.
Elle songea un instant que peut-être ce prétexte n’allait pas sembler réel. Le Prince Jean avait été assez facile à manipuler et à gober son explication, mais elle l’avait dans le creux de sa main depuis des mois, il ne réfléchissait plus quand elle était là. En vérité, peu d’hommes résistaient à ses charmes quand elle avait décidé d’en faire usage.

Mais il était hors de question qu’elle s’amuse à ça avec la charogne Vasey. Le maître d’arme était beaucoup plus croquant paraissait-il. Mais déjà soumis à une autre : Marianne de Fiswolter. Qu’importait, ce n’était pas de lui dont elle avait prétendument la charge. Cependant il faudrait se méfier, l’homme était assez intelligent, et même le Shérif, dans son avarice et sa médiocrité avait assez de neurones pour lui poser des problèmes si elle ne prenait pas garde.

Bref, rien n’était encore joué. Isobel termina son repas, repoussa son plateau et alla s’asseoir dans un fauteuil, près de sa bibliothèque. Il allait falloir qu’elle soigne son entrée au tournoi. Ce serait sa première sortie officielle dans le coin et il fallait toujours soigner ses entrées.
Sa toilette en premier lieu. Aucun besoin d’innover, ici personne ne le connaissait et le besoin d’avoir une robe pour chaque jour de la semaine n’était pas obligatoire. Elle allait pouvoir ressortir ses “vieilles” robes. Elle pouffa en songeant à l’idée que mettre la même robe deux jours de suite aurait fait un scandale à Londres. Elle se donna quelques instants de réflexion avant d’opter pour une tenue noire. Le velours soulignerait sans aucun doute sa noblesse mais le noir en ces temps difficiles, comme un signe de deuil lui apporterait peut-être quelque sympathie du peuple.
Ensuite, son attitude. Il lui faudrait apparaître gentille et douce. Là encore pour charmer son monde. Au château elle pouvait être comme elle voulait, personne n’osait trop parler. Mais à l’extérieur… C’était tout autre chose.

Isobel sourit, satisfaite de son plan et se saisit d’un des rapports d’Albert pour mémoriser tout ce qu’elle pourrait sur les environs avant le tournoi qui débutait cinq jours plus tard.

Arrow Le tournoi du Shérif : La tribune

_________________
“Le mal a deux façons de nuire : en faisant le mal, et en faisant le bien. ”
Joseph Roux.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Furie solitaire.

Revenir en haut Aller en bas

Furie solitaire.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Sujets similaires

-
» Pensée solitaire sur le toit... [Libre]
» Rêverie solitaire
» On ne change pas un loup solitaire...[Lorelai & Linfa]
» Givre Absolu [Solitaire]
» Les poèmes d'un Tigre Solitaire

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Robin Hood : Les Mystères de Sherwood :: Zone RP Principale :: Nottingham :: Le Château :: La Tour Sud :: La Chambre d'Isobel-