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RPG Médiéval basé sur la légende de Robin des Bois

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Le Tournoi du Shérif : la Foire

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MessageSujet: Le Tournoi du Shérif : la Foire Jeu 22 Oct - 14:36

Parce que tournoi rime avec foire, nourriture, chanson, artistes (cracheurs de feu, dompteurs d'ours, ménestrels et acrobates...).
Juste avant d'arriver à l'arène de bois et à ses épreuves, vous êtes obligés de flaner entre les étals d'objets exotiques et hors de prix, le nez assailli par toutes les bonnes odeurs de pomme d'amour et de vins chauds.

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Pour recevoir une réponse plus rapide à propos d'un problème, veuillez contacter Marianne de Fiswolter, Cadfaël ou Lady Christabelle.
Pour toute question à propos de code ou de graphisme, contactez Alec.
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Robin des Bois
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MessageSujet: Re: Le Tournoi du Shérif : la Foire Lun 23 Nov - 16:45

Arrow Le tournoi du Shérif : La tribune


20 mai 1192  – Matinée


Le discours de Vasey et l’exécution de Gamwell encore bien présents dans sa tête, Robin mena ses compagnons dans la foule que la foire rassemblait déjà. Se mettant un peu à l’écart, il les regarda tous et leur fit un pauvre sourire.
Comprenant que ses amis et alliés attendaient un discours, il prit une profonde inspiration et leur dit à voix basse :


« Je vous jure que j’ignorais qu’il serait là. Bien que John se soit fait très discret ces derniers temps, je pensais qu’il était planqué dans son domaine ou alors partit à la recherche de son frère ainé, Edward, comme certaines rumeurs le prétendaient. Je sais à présent tout comme vous qu’il n’en était rien… »

Il baissa les yeux et les releva pour regarder Petit Jean, puis les autres qui le regardaient, désemparés.

« J’ai refusé qu’on aille le sauver parce qu’il nous aurait fallut un plan. Nous n’étions pas préparés et à tous les coups Vasey n’attendait qu’une action de notre part pour tous nous mettre à la torture. J’ai préféré sacrifier sa vie plutôt que la nôtre. »

Et tandis qu’il y était, il en profita pour se confier sur ses véritables sentiments vis-à-vis de John of Gamwell. Il y avait longtemps réfléchit, avait longuement imaginé une quelconque scène de retrouvailles… Mais il avait tout imaginé sauf que le chevalier se ferait trahir par ceux-là même qui lui avaient rendu ses terres. Il soupira et continua :

« John nous avait trahi, c’est sûr. Et à cause de lui nous avons perdu notre ancien campement et de nombreux braves sont morts sous les coups des soldats du Shérif. D’autres sont encore entre la vie et la mort… Nos pertes, par sa faute ont été grandes. Et même si au début j’aurais voulu le tuer pour ce qu’il a fait… J’ai fini par comprendre que John of Gamwell avait tout simplement perdu foi en nous. Il a préféré s’abaisser à traiter avec le Shérif plutôt que de continuer le combat. C’est ainsi. Dieu, ou tout autre entité, l’a puni aujourd’hui pour sa trahison. Mais nous ne devons en retirer aucune satisfaction. »

Il vit défiler dans sa tête toutes les personnes qui comptaient sur John et grimaça. Sa sœur jumelle, Cyrielle, ne s’en remettrait pas… La sœur du noble, Winnifred… Il ignorait comment la demoiselle allait prendre la nouvelle. Leurs relations n’étaient pas au beau fixe de ce qu’il savait. Et puis il y en avait d’autres, d’autres qu’il ne connaissait sans doute pas… Il termina doucement :

« Nous ne rendrons pas hommage à John par respect pour les morts qu’il a causées. Mais nous ne salirons pas non plus son nom. Il a fait ce qui lui semblait être juste pour mettre sa famille, sa sœur, en sécurité. Je ne tolèrerais pas qu’on l’insulte. Il est là où il doit être à présent. »

Se redressant, il remit sa cape en place et se mit à réfléchir. A présent qu’il avait clairement donné son avis concernant la macabre nouvelle de la mort de Gamwell, qui faisait suite d’assez désagréablement près à celle de Serena McGregor, il se retourna vers ses alliés et toussota pour attirer leur attention. Une fois certain que tous l’écoutaient attentivement, il donna ses ordres.

« Ne nous laissons pas abattre. Nous sommes venus ici dans un but, nous nous y tiendrons. Petit Jean, Will et Much, vous allez du côté des stands de nourriture, prenez tout ce que vous pouvez. Argent ou jambon, tout sera utile. Azeem et Carl, vous vous attelez à la récolte d’informations près des acrobates, si vous pouvez soulager certains hôtes de leur bourse, n’hésitez pas. Allan, Djaq et moi nous allons rester dans le coin des très très riches. Tout le monde a compris ? Au boulot ! »

Les trois petits groupes se séparèrent et l’opération des rebelles commença. Plus ils s’y prendraient tôt, plus ils pourraient récolter d’argent et de pierreries. Des tonneaux vides les attendaient près d’un étal d’un ami marchand qui leur servait de stockage jusqu’à ce qu’ils remmènent tout ça dans leur repaire.
Mais outre l’objectif qu’il avait donné, Robin cherchait dans la foule une robe d’un vert profond. Il voulait voir Marianne, lui parler, avoir son avis quand à sa décision… Il ne voulait pas que la mort de John les hante trop longtemps, en parler leur ferait du bien et de plus, il avait décidé de faire des efforts avec sa fiancée, d’être plus présent pour elle. Etre ici à la foire et ne pas tenter de la voir était un mauvais chemin à prendre pour ses bonnes résolutions.

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Marianne de Fiswolter
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MessageSujet: Re: Le Tournoi du Shérif : la Foire Sam 28 Nov - 23:43

20 mai 1192

Arrow Le tournoi du Shérif : la tribune

Marianne avait filé assez rapidement des tribunes, portant Betty dans ses bras. Elle ne voulait pas que la petite fille soit témoin de la descente du corps et de l'exposition qu'en ferait le Shérif. Elle même ne voulait pas le voir. Elle n'arrivait pas à reprendre ses esprits. La culpabilité, la peur, l'angoisse, le sentiment d'échec ... Tout cela lui coupait la respiration. Elle posa Betty au sol et se laissa glisser dans la foule des bedeaux profitant de la foire. Betty la guidait dans le dédale des étales des marchands. Elle ne voyait pas vraiment ce qui arrivait autour d'elle.

John était mort et c'était sa faute. Elle avait été trop obnubilée par le problème Fenry et le sauvetage d'Ophélie pour se préoccuper du comté. Elle savait pourtant qu'en politique la moindre inattention pouvait vous coûter votre place ou en l’occurrence votre tête. Elle aurait du se rendre compte que quelque chose n'allait pas. Elle aurait du se méfier de cette invitation. Elle aurait du mettre John en garde. Betty s'arrêta devant un étale de friandise et fit sortir Marianne de son état.


"- Tante Marianne, je peux avoir un gâteau s'il te plait ? Tante Marianne ?"

La jeune femme mit quelques secondes à réagir avant de sourire à la petite fille et de chercher dans sa bourse de quoi payer le marchand. Celui-ci servit la petite fille et demanda aussitôt si Marianne désirait autre chose. Elle refusa aimablement avant de se tourner vers la petite fille.

"-Continuons ma chérie, il y a beaucoup de choses à voir."

En réalité, elle cherchait à réfléchir encore. Que faire maintenant ? Elle ne maîtrisait plus rien. Elle devait reprendre le contrôle sur ce qui l'entourait. Elle devait s'occuper des problèmes qui la préoccupait. Tout ce qui semblait séparé devenait inextricablement lié. Percy, le Père Seymour, Fenry, son cousin le Prince Jean ... En faire tomber un affaiblirait les autres. En faisant tomber Fenry, elle faisait tomber un envoyé du Prince Jean. Si un tombait les autres seraient affaiblis et enfin ils pourraient s'en débarrasser.

Une nouvelle détermination naissait en elle, nourrie par la colère qu'elle ressentait. Elle voulait pour la première fois venger les malheurs des derniers mois de tout son être. Elle Observa Betty qui fouillait avec délices parmi les breloques que présentait un marchand. Bien sûr, elle devrait sacrifier certaines choses. Elle devrait mettre Betty à l'abri au cas où elle ne reviendrait pas de cette mission. Elle devrait tenir Robin à l'écart pour qu'il n'essaye pas de la détourner de son projet. Elle allait sauver son amie des griffes de ce monstre qu'était Fenry et elle donnerait à ses alliés l'occasion de se débarrasser des autres.

*Du sais-je y perdre la vie* pensa-t-elle avec conviction. Elle remarqua alors que Betty n'était plus à côté d'elle. Elle chercha autour d'elle, la panique grandissant dans son esprit. Elle remarqua alors que la petite fille était un peu plus loin avec un homme que Marianne ne reconnaissait pas. Elle se précipita alors vers eux aussi vite que sa dignité de Dame et sa tenue lui permettait.



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Cadfaël
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MessageSujet: Re: Le Tournoi du Shérif : la Foire Ven 11 Déc - 16:09

Arrow Forêt de Sherwood, Le Camp de Robin et de ses joyeux compagnons, La Grotte Centrale, La Salle des Soins


20 mai 1192  – Fin de Matinée


Cadfaël arrivait enfin en vue de Nottingham. Après avoir passé sa semaine au chevet des malades des hors-la-lois et après s’être assuré que sa sœur Edara avait bien été prévenue de son absence prolongée, il avait décidé de laisser les rebelles s’occuper d’eux même avec les bons conseils de Frère Tuck et de ses apprenties d’une heptade.
Refusant qu’on lui donne un cheval, lui qui ne saurait quoi en faire une fois rentré en ville, il accepta, presque sous la menace, le paiement que les hors-la-lois insistèrent pour lui verser. Ordre de Robin disaient-ils, l’apothicaire ne pouvait refuser.

En y réfléchissant, il était bien content d’avoir eu toutes ces pièces d’or. Sans aucune mauvaise pensée, il devait bien admettre que soigner tous ces blessés avait considérablement puisé dans ses stocks d’herbes médicinales, d’onguents, d’infusions ou encore de bandages. Il allait avoir de nombreuses courses à faire pour remplir à nouveau ses étagères.
En partant, Martha, l’intendante, lui conseilla d’aller faire un tour à la foire du tournoi organisé par le Shérif. Elle était convaincue qu’il y trouverait des choses intéressantes. Et puis, avait-elle ajouté, un petit cadeau pour sa jumelle afin de se faire pardonner de son absence ne serait pas de trop.

Il s’était enfin mit en route, après avoir promit qu’il reviendrait, et avait été raccompagné à l’orée de Sherwood. Tandis qu’il marchait à allure lente tout en laissant ses pensées vagabonder, il se demanda ce qu’il pourrait bien offrir à la rayonnante Edara.
Sa sœur était une demoiselle avec des goûts simples, comme lui. Elle ne souhaitait pas ce que les autres souhaitaient. Elle voulait simplement vivre sa vie sans craindre d’avoir le ventre vide ou une cheminée éteinte au cœur de l’hiver. C’était essentiellement pour cette raison qu’à la base, elle avait été travailler chez Ariane.
Bon il s’était avéré ensuite que la tenancière avait eu quelques difficultés financière et sa jumelle avait du renoncer de nombreuses fois à son salaire. Mais Cadfaël ne s’en faisait pas, il pouvait parfaitement assumer leurs dépenses minimales avec ce qu’il gagnait. Il n’avait pas le cœur de dire à sa douce sœur qu’elle devait abandonner l’auberge. Il avait depuis longtemps comprit qu’à présent la tavernière et la jeune femme étaient amies.

En entendant un brouhaha d’abords lointain puis de plus en plus précis, il déboucha sur une grande étendue herbeuse à présent parcourue par des centaines de personnes et avec au loin, une arène éphémère de bois d’où parvenait une clameur laissant penser qu’une épreuve avait lieu.
Se dirigeant vers l’amas plus ou moins ordonné de tentes et d’étals prometteurs, il s’engouffra dans la foule, Broyeuse solidement accrochée dans son dos.

Serrant sa cape autour de lui et posant une main sur sa bourse remplie, il laissa son regard aller à droite et à gauche, examinant avec précision ce que proposaient les marchands.
Il ignora ainsi quelques étalages pour finalement s’arrêter devant celui d’une vieille dame et de sa probablement fille. Débordant de plantes sèches ou fraiches, il s’approcha, éclairant le visage de la demoiselle qui semblait désespérer de vendre un jour quelque chose.


« Bien le bonjour messire ! Des plantes odorantes ou des infusions pour votre douce ?
- Certes non demoiselle. Je suis apothicaire et je vois dans votre étal quelques herbes très intéressantes pour mon métier.
- Pour sûr messire apothicaire ! Nous avons de nombreuses plantes médicinales. Je vous laisse voir avec ma mère, elle vous renseignera mieux que moi ! »


La vieille dame s’approcha et Cadfaël et elle devisèrent longtemps sur les propriétés de telle ou telle plante. Il passa de longues minutes à examiner les bouquets qu’elle lui tendait, souvent appréciateur. Au final, il acheta tout leur étal, leur donnant cinq pièces d’or sur les vingt qu’il avait gagné. Il leur demanda d’emmener toutes leurs marchandises à sa boutique et de tout poser dans l’arrière-cour. Ravies, les deux dames se mirent tout de suite au travail et Cadfaël s’éloigna, satisfait.

Un peu plus loin, il intercepta le regard d’un vendeur de tissus de bon marché et s’approcha. L’homme, un peu débraillé et famélique lui présenta des tissus grossiers et peu chers destinés aux serfs et aux paysans. Ici point d’hermine ou de soie, point de dentelle ou de velours mais uniquement du coton, de la laine grossière et du lin.
Malgré tout, la qualité du tissu était excellente bien que celui-ci ne soit pas de plus noble. Après avoir testé la résistance du lin en tirant dessus, Cadfaël opina du chef et acheta toute sa cargaison. L’homme en eut les larmes aux yeux  de joie et le jeune homme ne put s’empêcher de lui donner le double de ce qu’il en demandait, soit trois pièces d’or. Il lui demanda également de tout livrer chez lui et s’éloigna.

Encore un peu plus loin, un homme bronzé parlant avec un fort accent tentait d’attirer les clients, sans succès. Son apparence étrange et sa voix devaient effrayer les badauds. Pour en avoir déjà vu, Cadfaël s’approcha sans crainte du Maure qui claqua dans ses mains.


« Allah me bénisse, enfin un client !
- Ami vous prenez des risques de venir aussi loin de votre terre d’origine. Que faites-vous donc ici ?
- Je suis un marchand pacifiste et je voyage pour diffuser les beautés de mon pays !
- Quand à moi je suis apothicaire et je recherche des plantes et des onguents que vous seul pouvez me vendre. Avez-vous ça ?
- Qu’Allah me foudroie si je n’ai pas ce qu’il vous faut ! »


Et l’homme lui présenta une boite à tiroirs multiples contenant toutes sortes de plantes et d’épices odorantes. Cadfaël, sachant exactement ce qu’il lui fallait, sélectionnant quelques une de celles-ci, il choisit également quelques onguents que l’homme lui proposait.
Puis le Maure, fin observateur, capta le regard du jeune homme qui s’attardait sur ses bijoux et breloques. D’un ton joyeux il demanda sans trop d’innocence :


« Mon client aurait-il une demoiselle dans sa vie ?
- Oui, ma sœur jumelle… Je lui cherche un cadeau mais je ne sais pas quoi lui prendre. Elle n’est pas attirée par les étoffes ou les bijoux… Elle aime les choses simples.
- Oooh. Ah, j’ai ce qu’il vous faut ! »


Et avec un autre claquement de doigt, il sortit d’une poche intérieure de sa veste un petit pendentif. Cadfaël s’apprêtait à refuser quand il remarqua que le collier n’était pas comme les autres… Le bijou central n’était pas une pierre classique mais un morceau d’ambre translucide… Dans lequel une rose du désert avait été emprisonnée. D’un bleu électrique, la fleur lui rappela les prunelles de sa jumelle et il céda.
En tout et pour tout, le jeune homme en eut pour dix pièces d’or, qu’il donna sans regret aucun. Il demanda ensuite que ses achats, sauf le pendentif, soient livrés chez lui. Le Maure promit et il s’éloigna.

Satisfait de ses achats, il se demandait quoi faire de ses deux pièces d’or restantes quand il fut bousculé par une dame. Se retournant pour la suivre du regard, intrigué, il vit qu’elle courait aussi vite qu’elle le pouvait vers un coin un peu éloigné de la foire. La suivant rapidement, il aperçut une petite fille qui se débattait, tirée par le bras par un homme en guenilles.

Comprenant la situation rapidement, il s’élança, fourrant le collier de sa sœur dans sa bourse. A grandes enjambées, il atteignit le malfrat qu’il attaqua sans poser de question, lui administrant un bon coup de poing dans la mâchoire. Le malotru recula de deux pas, lâcha la petite qui se mit à courir en pleurant vers celle qui avait bousculé l’apothicaire.
Pendant ce temps, le criminel s’était rétabli sur ses deux pieds et il fit face à Cadfaël qui se rendit compte qu’il était horriblement costaud. Refusant cependant de sortir Broyeuse, il se mit en posture de combat, priant le Ciel pour que quelqu’un vienne l’aider avant qu’il ne soit obligé de tuer.
Le butor quand à lui prit son élan dans un grognement rageur.

Cadfaël a effectué 1 lancé(s) d'un Dé 6 (Image non renseignée.) :
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Isobel of Kent
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MessageSujet: Re: Le Tournoi du Shérif : la Foire Ven 7 Avr - 0:05

Arrow Le Tournoi du Shérif : la Tribune


20 mai 1192 – Le matin


Isobel avait marché sans s’arrêter depuis la tribune, traînant derrière elle des gardes soufflant et ahanant sous leurs épaisses armures. Agacée par le brouhaha que faisaient les plaques de métal s’entrechoquant entre elles, elle s’arrêta net, se retourna tout aussi vite et les pointa d’un doigt accusateur.

“Si vous continuez à me ridiculiser de la sorte, je vous renvoie au château, ordre du Shérif, ou de je ne sais qui, ou pas ! Compris ? Soyez un peu dignes à la fin !”

Elle mit les poings sur les hanches et leur laissa cependant le temps de souffler quelques minutes tandis que le chef s’excusait maladroitement, tirant à Isobel un sourire satisfait.
Son excès de colère n’était pas vraiment justifié, les pauvres gardes faisant de leur mieux, mais d’avoir été ignorée une fois de plus par le Shérif avait été la goutte d’eau de trop et il avait fallu qu’elle se défoule sur quelqu’un, en l'occurrence, son escorte.

Reprenant sa route de façon plus digne et plus badine, Isobel se mit à fureter dans les stands, regardant les bijoux de celui-ci, les tissus de celui-là et les babioles d’un autre. Elle se laissa tenter par deux rouleaux de satin mauve et émeraude ainsi que par des boucles d’oreille ambrées. Elle trouva même une croix en argent pour Peter qu’elle acheta sans hésiter. Elle songea alors qu’il faudrait qu’elle lui donne de ses nouvelles bientôt, pendant qu’il pouvait encore comprendre ce qu’il lisait.

Reprenant sa route, elle fut tirée en arrière par le chef de sa garde tandis qu’un colosse allait s’effondrer à l’endroit même où elle se tenait quelques secondes auparavant. Un instant surprise, elle remercia son garde d’un hochement de tête accompagné d’une ombre de sourire et se tourna vers le bandit. Pointant un doigt sur lui, elle ordonna prestement :


“Cet homme a failli me tuer ! Gardes, arrêtez-le ! Emmenez-le au cachot et informez-en le Shérif !”

Deux des gardes de son escorte s'exécutèrent et relevèrent le malfrat qui était encore sonné pour le traîner en direction d’une charrette à barreaux, sûrement utilisée pour amener le condamné à mort de tout à l’heure. Isobel se tourna vers le marchand de l’étal totalement détruit par le criminel et s’enquit presque gentiment :

“Est-ce que ça va mon brave ? Tenez, c’est pour vous dédommager. Je suis peinée de voir votre étal détruit.
- Ne vous en faites pas Milady, ma marchandise n’est pas touchée, je ne peux accepter votre argent…
- J’insiste. Mais n’hésitez pas trop longtemps, ma bonté a des limites.”


Le ton d’Isobel étant redevenu plus froid, l’homme ne tergiversa pas longtemps avant d’accepter les quelques pièces d’argent qu’elle lui offrait. Satisfaite d’avoir accompli sa bonne action du jour, comme elle avait promit à Peter de faire, elle reprit sa route avant d’apercevoir une dame et une petite fille apeurée accrochée à elle.

La duchesse s’approcha alors et annonça d’une voix qu’elle voulut rendre douce sans vraiment y arriver toutefois.


“Il ne faut plus avoir peur, le danger est écarté. Elle continua, plus fort, pour que tous les alentours l’entendent. J’ose espérer que ce genre d’incident ne se reproduira plus. Je doute en effet que cela fasse plaisir à notre bon Shérif que l’on gâche son tournoi.”

Elle avait dit cela avec un sourire qui ne collait pas à la menace à peine volée dans ses prunelles glaciales. Si elle devait rencontrer Vasey de sa propre initiative puisqu’il semblait la fuir, autant essayer de le faire avec des cartes dans sa manche. Des cartes du genre, faire arrêter des criminels et menacer la population par exemple.

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MessageSujet: Re: Le Tournoi du Shérif : la Foire Ven 7 Avr - 14:41

Robin en était à sa douzième bourse délestée avec soin. Il n’avait pas compté les prouesses de Djaq et Allan mais il devait reconnaître que les gens faisaient moins attention. La défaite des hors-la-lois avait été retentissante et les quelques semaines de calme plat qui avaient suivi avaient eu un effet bénéfique. Les gens semblaient avoir rapidement oublié qu’ils étaient toujours là. Tant mieux pour eux, ça leur permettrait de repartir sur de bonnes bases !

Il était bientôt l’heure de se regrouper et d’aller cacher leur butin dans les tonneaux prévus à cet effet. Robin chercha ses camarades dans la foule mais ne les vit pas. Ce qu’il remarqua en revanche, ce fut Marianne qui courait d’un air inquiet dans un coin à l’écart de la foule. Fronçant les sourcils, le rebelle décida de suivre sa douce et se fraya sans attendre un chemin parmi les badauds.

Avant qu’il n’arrive à attraper la lady pour lui demander ce qui n’allait pas, il vit l’apothicaire qui était venu au campement balancer un gros coup de poing à un mastodonte qui laissa échapper… Betty. Robin comprit immédiatement la situation et s’apprêtait à aller prêter main forte au jeune homme blond quand le malfrat chargea et alla s’écraser dans un étal.

Aussitôt la situation échappa au chef des rebelles qui vit entrer en jeu un autre personnage en la personne d’une immense dame tout de noir habillée. Celle-ci ordonna qu’on arrête le fauteur de trouble et dédommagea le marchand dont l’étal avait été détruit.
De là où il était Robin entendit clairement la menace à peine voilée qu’elle énonça à la cantonade et il fronça les sourcils. Qu’est-ce que c’était encore que ça ? Les hommes ne suffisaient plus, maintenant il fallait des dictateurs femmes ?

Robin se tourna vers son groupe qui l’avait rejoint et leur posa la question la plus évidente du monde :


“Qui est-ce ? Quelqu’un est au courant de quelque chose ? Je ne l’ai encore jamais vue.”

Ses hommes haussèrent les épaules et Djaq secoua la tête d’un air tout aussi préoccupé. Bon d’accord il allait falloir revoir tout ça une fois rentré au campement, il devait en apprendre plus sur cette nouvelle inconnue. Dans quel but était-elle là ? Était-elle une menace ? Son nom, son titre… Tant de données pour le moment ignorées. Cela ne lui plaisait pas du tout.

Il nota dans sa tête de mettre deux servantes du château restées fidèles à la cause sur le sujet. Visiblement le calme avait été de courte durée s’ils se prenaient encore un sbire du Prince Jean dans les pattes. Robin fit la grimace, largement imité par sa troupe puis il reporta son attention sur la scène.
La dame était toujours avec Marianne et Betty. Il ne pouvait donc pas approcher pour le moment. Mais puisqu’il avait trouvé sa fiancée, il ne pouvait repartir sans rien faire. Il donna donc l’ordre suivant :


“Bon pour le moment on ne peut rien faire. Que tout le monde reparte à son poste. Je vais rester ici et attendre sagement que Marianne soit disponible pour lui parler et savoir ce qu’elle sait. Petit Jean, voilà ma part du butin, tu la déposeras dans les tonneaux pour moi. Merci.”

Le colosse hocha la tête et Allan s’autorisa un sifflement admiratif qui fit sourire Robin un instant. Puis ils se séparèrent et le chef de rebelles trouva un abri en attendant de voir ce qui se passait ensuite entre Marianne et la noble inconue.

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MessageSujet: Re: Le Tournoi du Shérif : la Foire Mer 12 Avr - 14:49

Avant que Marianne n'ai eu le temps de rejoindre le malfrat qui emmenait Betty, quelqu'un avait réussi à stopper le malotru en le frappant violemment. Betty en profita pour rejoindre la jeune femme qui la recueillit dans ses bras. La pauvre petite fille tremblait de peur. Mais avant de prendre le temps de la rassurer complètement, elle devait s'assurer que son sauveur était sain et sauf. Elle posa l'enfant et la plaça derrière son dos la protégeant de son corps. Elle chercha alors par terre où les deux hommes s'empoignaient férocement. Marianne chercha à reconnaître un visage dans la bagarre. Elle crut apercevoir l'apothicaire. Cependant, avant qu'elle ai put être certaine de son identité une dame accompagnée de plusieurs gardes ordonna l'arrestation du malfrat. Betty, accrochée à sa robe, tremblait encore plus de peur. Marianne s'accroupit et l'enveloppa de ses bras en murmurant des paroles réconfortantes. Alors que la jeune dame dédommageait un des marchands dont l'étal venait d'être bousculé, Marianne cherchait désespérément dans sa mémoire qui pouvait bien être l'inconnue. Celle-ci se rapprocha et Marianne se releva.

“Il ne faut plus avoir peur, le danger est écarté. J’ose espérer que ce genre d’incident ne se reproduira plus. Je doute en effet que cela fasse plaisir à notre bon Shérif que l’on gâche son tournoi.”

Sa voix bien qu'emprunte de bienveillance ne pouvait cacher une habitude d'être obéit à la moindre demande. La jeune femme parlait fermement avec le ton du diplomate qui cherche à évaluer la foule et la mener où bon lui semble. Au vue de ses atours, c'était une dame de la haute noblesse, venue sûrement de Londres. Malheureusement, en ces temps troublés qui disait Londres disait Prince Jean. Encore un envoyé de son serpent à sonnettes de cousin. Quelle était sa mission ? Pourquoi venait-elle ici ? Autant de questions qui exigeraient des réponses.

Marianne se ressaisit et s'approcha un peu plus de la dame et sa garde. Elle lissa sa robe et afficha son air le plus aimable.


"Je vous remercie de votre aide généreuse. Sans vous et l'intervention héroïque de notre apothicaire Dieu seul sait ce qui aurait put advenir de ma filleule. Je suis Lady Marianne de Fiswolter et voici ma filleule Lady Elisabeth Stranford. Puis-je savoir à qui je dois cette généreuse intervention ?"

En entendant son nom, Betty s'était approchée un peu plus sortant de derrière la robe de la jeune femme. Elle fit une petite révérence timide faisant sourire la jeune femme. Au moins, son éducation portait ses fruits. Elle essaya d'apercevoir si l'apothicaire était toujours sur place. Elle devait le remercier convenablement. Elle aperçu plus loin une silhouette encapuchonnée qui semblait les observer. Que ce soit un hors-la-loi ou un espion, la jeune femme devait faire bien attention à son attitude.

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Cadfaël
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MessageSujet: Re: Le Tournoi du Shérif : la Foire Jeu 13 Avr - 9:13

Cadfaël avait évité de justesse le malfrat qui avait décidé de lui faire passer un sale quart d’heure pour avoir osé le contrarier dans ses plans, quels qu’ils fussent. Se redressant, il ne put retenir un soupire soulagé qui se bloqua à mi chemin dans sa gorge devant l’exclamation impérieuse qui résonna juste après. Il se tourna mécaniquement vers l’origine du son et grimaça discrètement en découvrant une immense dame tout de noir habillée et escortée par une demi-douzaine de soldats. Ca sentait encore les ennuis ça…

Cependant, force fut de constater que la noble se désintéressa totalement de lui pour arrêter le bandit, dédommager le marchand dont l’étal avait fait les frais du butor et se tourner enfin vers Marianne et sa filleule. Visiblement lui n’avait rien à craindre. Pas d’arrestation pour lui aujourd’hui.
Cadfaël ne fut pas le moins du monde vexé par le manque d’intérêt qu’il suscitait auprès de la dame et au contraire, il songea un instant à profiter que l’attention était sur elle pour fuir discrètement. Mais les soldats s’étaient déployés autour de la noble qui papotait avec Lady Marianne et sa filleule.

L’apothicaire lâcha un grognement contrarié. Cette ronde de protection créé par les gardes l’empêchait justement de fuir discrètement. S’il tentait de le faire, son attitude louche serait aussitôt repérée et il serait embarqué. En effet, le blond était assez intelligent pour comprendre que l’arrestation sans préambule de son ex-adversaire sous-entendait un excès de zèle de la Lady pour se faire bien voir auprès du Shérif Vasey. Sa menace à peine volée le confirmait.

A défaut de pouvoir fuir, Cadfaël se recula au maximum, tachant de garder une attitude digne d’un badaud classique, un air curieux sur le visage et les bras croisés. Il vérifia tout de même que Broyeuse était bien dissimulée sous sa cape de jute grossière. Elle dépassait légèrement en haut pour permettre une prise facile au jeune homme mais qui n’y prêtait pas attention ne pouvait le remarquer.

Tandis qu’il attendait, son regard balaya la dame inconnue et Marianne, pour finalement tomber sur la petit Betty. Il remarqua qu’elle le regardait et il lui sourit gentiment. La petite Lady sourit à son tour, ses joues rosies et le blond ne put s’empêcher d’élargir son sourire, amusé. Il était au moins heureux d’avoir réussi à la sauver. Il ignorait ce que le malfrat comptait faire d’elle ensuite mais ça n’avait dans tous les cas pas l’air d’être réjouissant.
S’il allait en prison après ça, il serait triste pour Edara qui ne manquerait pas de s’inquiéter pour lui mais au moins la petit fille serait en sécurité. Il considérait que son sauvetage était réussi, dans tous les cas.

Stoppant là ses réflexions, il reprit le fil de la conversation entre les deux nobles, discussion dont tout le monde pouvait profiter d’ailleurs.

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Isobel of Kent
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MessageSujet: Re: Le Tournoi du Shérif : la Foire Jeu 13 Avr - 16:32

Isobel écouta la réponse de la lady avec attention, glanant dans cette phrase sybilline toutes les informations utiles qu’elle le pourrait.
Ainsi donc elle était la fameuse Lady Marianne de Fiswolter, la cousine du Prince. Isobel en avait longuement entendu parler via des nobles qui parlaient d’elle uniquement en éloges. Elle était belle, fière mais gentille, intelligente, douce et volontaire, aimait le peuple et surtout, que le peuple aimait.
Longtemps elle avait fait des jalouses auprès des autres ladies. Mais peu à peu, la belle se montrant plus attachée à ses terres qu’à son titre et à sa place dans la société, la gente féminine en avait conclu qu’elle ne risquaient pas de voir débarquer un jour une concurrente si parfaite.

Isobel sourit doucement et froidement à l’information, nota le nom de la filleule et s’étonna alors que soit fait mention d’un apothicaire. Elle n’avait vu nul preux chevalier dans la bataille et doutait d’autant plus qu’un soigneur soit capable d’envoyer au tapis une si grosse et lourde brute que celle qui avait failli la tuer.
Elle sonda alors la foule alentours pour détecter un comportement étrange mais rien ne la choqua. Elle remarqua en revanche avec satisfaction la ronde de gardes qui s’était créé et se nota mentalement d’aller féliciter le maître d’arme Guisbourne pour sa rigueur martiale.

Après le silence que dura ses réflexions, elle répondit alors en s’inclinant brièvement :


“Vous me voyez ravie de rencontrer enfin la cousine de ce cher Jean. Votre réputation de dévouée Lady vous a précédé à la Cours et nous nous sommes ennuyés de ne point vous y voir…”

Isobel prit un malin plaisir à ne pas dévoiler tout de suite son nom. Elle voyait désormais sur les visages des badauds une curiosité accrue et une certaine crainte pour sa personne que même le plus idiot aurait comprit être influente et importante.
Après quelques nouvelles secondes, elle reprit :


“Et que votre filleule est charmante ! Une vraie petite Lady bien comme il faut en devenir. Je suis certaine que si elle continue sur cette voie, elle saura sans peine charmer tout son monde.”

Isobel offrit un sourire à la petite timide qui se recula un peu plus dans les jupons de Marianne et la duchesse se prit un instant à déplorer qu’elle soit si froide. Les enfants avaient un don pour déceler la vraie nature des gens. Là où Isobel pouvait leurrer les adultes avec ses charmes et ses mots, des enfants ne se laissaient pas abuser par ses belles robes et ses faux sourires. Elle n’était jamais très à l’aise en leur présence à cause de ça et ils avaient tendance à la fuir en retour.

Finalement, après avoir attendu encore quelques secondes pour savourer le suspense jusqu’à la lie, elle se présenta simplement :


“Oh que je suis malpolie, j’en oublie de me présenter ! Je suis la Duchesse Isobel de Kent, envoyée du Prince Jean pour donner quelques… Conseils à notre bon Shérif Vasey.”

Elle se garda bien cependant d’en dire plus car ce n’était ni le lieu, ni le moment. Il y avait trop d’oreilles indiscrètes qui pouvaient se dissimuler dans la foule. Et il aurait été malvenu de discréditer Vasey juste après l’avoir mis en position de force avec une arrestation.

S’approchant pour prendre le bras de Marianne sous le sien comme deux amies le feraient, Isobel enchaîna alors, en baissant la voix sur le ton de la confidence, curieuse :


“Ma chère, vous me permettez de vous appeler ainsi ? Ma chère disais-je, vous me parliez d’un preux apothicaire qui a sauvé votre filleule des griffes de cet affreux bandit, j’aimerais bien le remercier pour cet acte courageux, je pense que vous également, où est-il donc ?”

Isobel fit mine de chercher dans la foule puis clama finalement sur un ton qu’elle souhaitait engageant :

“Allons, montrez-vous donc sieur apothicaire, Lady Fiswolter et moi-même souhaiterions vous remercier !”

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MessageSujet: Re: Le Tournoi du Shérif : la Foire Sam 15 Avr - 21:27

“Vous me voyez ravie de rencontrer enfin la cousine de ce cher Jean. Votre réputation de dévouée Lady vous a précédé à la Cours et nous nous sommes ennuyés de ne point vous y voir…”

La froideur de la dame qui lui faisait face ne laissait rien présager de bon pour Marianne et les hors-la-loi. Elle prenait un malin plaisir à retenir l'information de son identité. Mais les indices qu'elle laissait dans ces simples phrases n'étaient pas très encourageants. Elle se permettait d'appeler le Prince Jean "ce cher Jean" ce qui indiquait un certain degré d'intimité entre eux. Marianne savait son cousin très à cheval sur l'étiquette, les préséances et tout ce qui pouvait le faire paraître au dessus du lot. Elle venait de la cour et avait entendu parler de sa réputation ? Tant mieux ! Cela voulait dire que sa réputation officielle n'avait pas changé. Ils s'ennuyaient d'elle ? Encore mieux. Elle resterait encore longtemps un mystère. Même si elle devrait se rendre à Londres un jour ou l'autre pour glaner les informations qui seraient nécessaires à la chute de "ce cher Jean" dans son nid à vipères.

“Et que votre filleule est charmante ! Une vraie petite Lady bien comme il faut en devenir. Je suis certaine que si elle continue sur cette voie, elle saura sans peine charmer tout son monde.”

Marianne sourit aimablement. Sa petite Betty était un modèle. Bien plus sage qu'elle n'avait pu l'être au même âge. Mais la réaction de la petite fille intrigua Marianne. Elle avait eu un mouvement de recul. L'instinct des enfants pour juger les gens étaient souvent bien meilleur que celui des adultes. Elle tacherait donc de se montrer prudente et de réservé son jugement sur cette dame qui tardait à donner son identité.

“Oh que je suis malpolie, j’en oublie de me présenter ! Je suis la Duchesse Isobel de Kent, envoyée du Prince Jean pour donner quelques… Conseils à notre bon Shérif Vasey.”

Isobel de Kent ! Autant dire le diable en jupon. Elle avait enterré tous ses maris et avait eu le loisir de partager son lit avec "ce cher Jean". Pour le degré d'intimité on ne pouvait pas faire mieux. On la disait hautaine, machiavélique et même dangereuse. Certains prétendaient même qu'elle était sorcière. Même si Marianne ne prêtait pas l'oreille à ce genre de ragot, cela reflétait la dangerosité de cette femme. Quels pouvaient donc être les conseils que Jean voulait donner au Shérif ? En tout cas pas des conseils de gestion ou de sécurité, c'était le rôle de Sir Percy. Et pour ce qui était de la religion, le Père Seymour s'en chargeait déjà. Il ne restait que la vie personnelle du Shérif. Plutôt elle que Marianne dans ce cas là !

“Ma chère, vous me permettez de vous appeler ainsi ? Ma chère disais-je, vous me parliez d’un preux apothicaire qui a sauvé votre filleule des griffes de cet affreux bandit, j’aimerais bien le remercier pour cet acte courageux, je pense que vous également, où est-il donc ?”

Marianne n'avait pas donné son assentiment à cette fausse intimité. Mais un vieil adage disait garde tes amis proches et tes ennemis encore plus proches. La façon dont elle prenait les choses en main comme si elle était chez elle, commençait à franchement agacé la jeune femme. Elle ne dit rien cependant. Qu'elle garde l'illusion de tout contrôler. L’excès d'orgueil conduit à la chute. Marianne se contenta de sourire. Elle observa la foule cherchant l'apothicaire du regard.


"Vous lisez en moi comme dans un livre ouvert très chère. Je serais effectivement bien aise de récompenser le courage de notre apothicaire."

Elle feignait l'amitié avec le même ton que sa compagne avait employé. Elle n'était peut-être pas allé à la cour depuis longtemps mais elle en connaissait bien les usages. Elle se pencha vers elle comme pour lui faire des confidences.

"Ainsi vous êtes la fameuse Duchesse de Kent. Votre réputation vous précède également. C'est un honneur pour notre comté de recevoir une dame qui a le courage de gérer seule ses terres après les tragiques décès de vos époux. Je ne sais pas où vous pouvez trouver la force de faire tout cela. Heureusement je sais mon cher cousin fort attaché à ses amis. Il me disait justement lors de sa dernière visite tout le bien qu'il pensait de vous."

Un pieux mensonge, mais observer la réaction de "sa nouvelle amie" serait très instructif. Marianne voulait lui montrer qu'elle aussi avait des connaissances sur elle et qu'elle ne se laisserait pas intimider pour autant.

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MessageSujet: Re: Le Tournoi du Shérif : la Foire Dim 30 Avr - 0:38

Cadfaël était assez près pour entendre toute la conversation entre les deux dames. Les gardes n’avaient pas bougé, créant juste un cercle de sécurité autours de la mystérieuse Lady. D’une certaine manière, le blond était rassuré : s’ils n’étaient pas en train de parcourir la foule, peut-être avait-il une chance de s’en sortir en limitant pertes et fracas.

La discussion entre les deux nobles semblait aller bon train et les badauds qui étaient alentours ne pouvaient s’empêcher de s’arrêter pour regarder, curieux, ce qui pouvait bien se passer. D’ordinaire, seule Marianne de Fiswolter et son amie Lady Christabelle parcouraient villages et marchés pour s’enquérir de la santé des habitants. Les autres nobles sortaient rarement du château ou alors c’était les chiens du Shérif qui venaient arrêter ou maltraiter la populace.
Voir ainsi deux dames, dont une inconnue, deviser paisiblement en plein milieu d’une foire de tournoi était pour le moins une scène extraordinaire…

Plus l’apothicaire entendait la dame inconnue parler, plus il se disait que, décidément, elle ne lui plaisait pas. Et la réaction de la filleule de Marianne confirma son impression, la dénommée Isobel de Kent était dangereuse. Très dangereuse. Et pas dans le camp ni du peuple, ni des hors-la-lois. Il grimaça doucement. Cela n’allait pas arranger ses affaires, ni celles de pas mal de monde en ville. Et cela commençait déjà par le fait que les deux dames voulaient le remercier.

Cadfaël hésita. Il avait eu de très bons échos sur Lady Marianne mais il n’aimait pas la suite que pourrait donner l’autre dame. Il y avait trop d’inconnues… Cela pouvait-il être un piège ? Il ne lui semblait pas que Lady Fiswolter aurait le pouvoir de l’aider si d’aventure il devait finir en prison. Que devait-il faire alors ? Il lui fallait reconnaître que la perspective d’obtenir quelques pièces supplémentaires pour parer à tout coup du sort lui plaisait énormément mais… Le type de “récompense” n’avait pas été précisé.

Finalement il se dit que cela ne correspondait pas vraiment à son caractère d’accepter une récompense. Il sauvait des vies parce que cela lui faisait plaisir, pas pour obtenir de la gloire… Il hésita encore une seconde avant de laisser tomber. Si Lady Marianne voulait le remercier, elle pourrait toujours passer à sa boutique, tous le monde en ville savait où elle se trouvait.

Il se glissa donc entre deux personnes et s’éloigna à allure lente, pressé de rentrer chez lui. Il ne voulait pas être mêlé à des problèmes et préférait de loin regagner sa boutique bien-aimée.

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MessageSujet: Re: Le Tournoi du Shérif : la Foire Dim 30 Avr - 2:24

Isobel s’amusait franchement beaucoup. Il y avait longtemps qu’elle avait dû à nouveau repartir de zéro. A la cours de Londres, elle avait déjà ses prises, ses partisans et tout le monde la craignait. Elle avait prit les mauvaises habitudes de celle qui croit que tout est éternel. Mais une rechute de son frère l’avait poussé à repartir dans sa quête d’un moyen de l’aider et elle avait tout abandonné pour venir s’enterrer ici.
Ceci dit, loin de la rendre mécontente, cette nouvelle aventure lui redonnait le goût de la vie. Elle allait devoir se réapproprier des techniques de manipulation et de mensonges qu’elle avait quelque peu mit de côté toutes ces années.

Elle dû reconnaître que sa prise des devants, loin de déstabiliser Lady Fiswolter, avait au moins eu le mérite de lancer la conversation. Elle Isobel su reconnaître dès les premiers instants une intelligence rare dans les prunelles de Marianne. La jeune femme était loin d’être une débutante, comme le racontaient les rapporteurs de la cours. Non, elle était tout l’inverse. Mais la duchesse n’eut aucune peine à croire qu’elle savait parfaitement jouer de son innocence. Et les hommes, imbus de fierté et du sentiment de devoir protéger toutes les Lady de la Terre, se laissaient facilement prendre au jeu. Elle-même en avait déjà maintes fois joué.

Opinant aux dires dans la jeune femme en souriant aimablement, elle mima une mine affectée à l’énonciation de ses défunts maris. Elle alla même jusqu’à poser sa main libre sur son coeur avant de dire d’un ton empreint d’une fausse pudeur :


“Hélas oui, ce n’est pas de tout repos ! Mais il fallait bien que quelqu’un s’occupe des pauvres gens de mes époux. Je ne pouvais décemment pas les laisser livrés à eux même si je pouvais faire quelque chose. En tout cas que Dieu ai leurs âmes.”

Elle se signa pour plus de crédibilité même si à l’intérieur elle jura contre ce Dieu qui lui avait rendu la vie si difficile. Entre son frère bien-aimé dont il avait volé l’esprit dès la naissance, et ses mariages forcés et contre nature avec des hommes qui auraient pu tous être son père, Isobel en avait soupé de ce Dieu si peu miséricordieux.

Isobel avait totalement délaissé l’apothicaire qui ne se montrait toujours pas. Tant pis pour lui, il loupait une belle récompense mais si la duchesse n’était pas avare, elle n’allait pas envoyer son escorte à sa poursuite pour lui donner quelques pièces de force, pièces dont il ne voulait visiblement pas. Au moins avait-il joué son rôle : lui permettre d’engager la conversation avec Marianne de Fiswolter.
Quand elle y repensait, Isobel se disait quand même qu’elle avait eu beaucoup de chance. Elle aurait pu tomber sur n’importe quelle noble de moindre envergure du coin et sa fille tout aussi sans intérêt mais non, sa bonne fortune avait mit sur sa route sans doute la Lady la plus intéressante des environs. Et la plus susceptible de la renseigner sur les secrets du château. Après tout, sa famille traînait dans les parages depuis des décennies, ils avaient bien dû vivre à l’époque de la sorcière.

Isobel enchaîna la suite de la conversation tout en commençant à avancer lentement dans l’allée centrale de la foire, jetant des coups d’oeil aux étals, par-ci, par-là.


“Je suis ravie d’apprendre que le Prince John est aussi généreux en compliments sur ma personne. Voyez-vous, même si je sais toute l’affection qu’il me porte, il ne l’a jamais clairement dit devant moi, ce qui me peine un peu. A force de ne pas dire les choses, on finit par tomber en proie au doute, vous comprenez ?”

Tactique typique, parler de sentiments et de questionnement féminin pour mieux délier les langues. Les femmes adoraient s'épancher sur leurs problèmes sentimentaux. Oh bien sûr, Isobel parlait de ses prétendus sentiments à elle pour en apprendre plus sur son interlocutrice. Restait à savoir si celle-ci allait tomber dans le panneau. Mais de ce qu’avait décelé Isobel, il y avait fort à parier que non. Tant pis, cela lui permettrait au moins de confirmer sa théorie sur l’intelligence de Marianne.

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MessageSujet: Re: Le Tournoi du Shérif : la Foire Mar 23 Mai - 1:57

Robin n’aimait pas ce qu’il voyait. La dame, dont il connaissait à présent le nom et surtout le titre, avait l’air d’être une maligne. Il n’aimait pas son regard froid et sa présence. Ce qui l’irrita le plus c’était cette façon qu’elle avait de s’approprier le bras de Marianne et de jouer les donzelles en manque d’amitié.
Fronçant les sourcils, le jeune homme serra le poing droit sur le pommeau de son épée.
Dieu merci, Marianne, comme d’habitude, jouait le jeu à la perfection et le jeune homme dut reconnaitre que décidément, elle ne cesserait jamais de l’étonner. Cette pensée lui aurait sand doute tiré un sourire s’il n’était pas aussi préoccupé.

Dans la même journée, il assistait, impuissant, à l’execution de John et à l’apparition d’une nouvelle menace, insidieuse et venimeuse. Cette Isobel of Kent lui faisait fortement penser à une vipère. En plus elle semblait être dans les bonnes grâces du Prince Jean, ce qui n’arrangeait en rien ses affaires…
Mais que venait-elle faire ici ? Il faudrait qu’il active ce qui lui restait de réseau au chateau pour en savoir un peu plus. Mais il doutait qu’elle soit arrivée depuis suffisemment longtemps pour avoir déjà fait un faux-pas.
Qu’importe, il allouerait une espionne fidèle à sa cause un maximum de temps à la surveillance de ce nouveau problème…

Du coin de l’oeil, Robin vit le blondinet qu’il avait vu au campement avec Tuck s’esquiver dans la foule. C’était donc lui l’apothicaire qui avait sauvé Betty ? Plus le temps passait et plus cet homme se révélait… Surprenant. Il avait l’air de cacher son jeu, entre ses immenses talents de médecin, son aptitude naturelle à commander et le peu de difficulté qu’il avait eu à se débarrasser du malfrat…
Le chef des rebelles nota dans sa tête qu’il lui faudrait également se renseigner sur lui, juste au cas où. Qu’il sache si oui ou non, il pouvait lui faire confiance et jusqu’où allaient ses talents cachés.
C’était Carl qui l’avait amené et qui l’avait reconduit, peut-être qu’avoir une petite discussion avec le jeune homme semblait être une bonne idée…

Sur ces entrefaits, Djaq arriva et se posta à ses côtés. Hochant de la tête en direction de la mystérieuse dame, elle demanda avec son accent si caractérisitique :


“Tu en sais plus sur elle ?
- Lady Isobel of Kent. C’est une duchesse qui nous vient tout droit de Londres sur l’ordre du Prince Jean. On en saura sûrement plus en l’espionnant au chateau. Les raisons de sa venue sont encore floues.
- Hm. Donc encore une fois, elle n’a pas l’air d’être dans notre camp.
- En effet, il semblerait. Bon. Je vais rester ici encore un peu. Si vous avez fini, vous pouvez rentrer.
- On rentra pas sans toi, on t’attends près des tonneaux.
- Ca marche.


Djaq lui offrit un sourire et s’esquiva de nouveau dans la foule. Robin se tourna de nouveau vers les deux femmes et se mit de nouveau à tendre l’oreille pour suivre le reste de la conversation.

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