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RPG Médiéval basé sur la légende de Robin des Bois

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Que pouvons nous faire de ces pauvres petits ?

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Marianne de Fiswolter
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MessageSujet: Que pouvons nous faire de ces pauvres petits ? Sam 10 Oct - 23:51

Arrow Camp des hors la loi Arrow Mettre de côté ses différents pour aider une amie ...

10 mai 1192

La route vers l'abbaye fut calme et tranquille. On aurait presque dit qu'il ne s'agissait que d'une simple ballade champêtre. Marianne apprécia à sa juste valeur ce moment de calme et de tranquillité. Elle savait qu'en général, ils étaient rares. Pourtant, elle regrettait presque d'avoir demandé à Robin de venir avec elle en le voyant grimacer sur son cheval. Il était sans doute trop tôt pour qu'il recommence à monter vu l'étendue de ses blessures.

Alors qu'ils arrivaient en vue de l'abbaye, Marianne commença à réfléchir à la meilleur façon de convaincre les moines d'accueillir les orphelins. Peut-être accepterait-il de prendre en charge les plus petits ? Mais qu'arriverait-il si le Père Seymour décidait de prendre en charge ce couvent ? En accueillant les orphelins, les moines pouvaient être sûrs qu'ils allaient devenir importants aux yeux des représentants du Prince Jean.

Devant la porte du monastère, la jeune femme descendit de cheval et inspira un grand coup avant de se diriger vers la porte. Elle sourit à Robin et frappa sur la lourde porte en chêne. Un vieux moine ouvrit une petite lucarne.


"- Bonjour mon frère. Je viens voir le père abbé pour une affaire urgente."

Le moine observa d'un oeil sceptique Robin et ses deux hommes.

"- Ils sont avec moi. Je me porte garante de leur honnêteté."

Même si cette honnêteté laissait à désirer, Marianne savait que son statut pouvait leur ouvrir les portes du monastère. Elle jeta un regard plein de menaces à ces compagnons. Elle s'occuperait elle-même du premier qui agirait d'une manière déplacée et malhonnête dans le monastère. La porte s'ouvrit et ils furent emmener dans la chapelle. Marianne plaça une obole en entrant dans le tronc des pauvres, comme elle en avait l'habitude. Puis, elle regarda la porte de la chapelle et enfin Robin.

"- J'espère que l'abbé va se laisser convaincre. La situation pourrait devenir dangereuse pour lui s'il acceptait de nous aider en accueillant les enfants."

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MessageSujet: Re: Que pouvons nous faire de ces pauvres petits ? Dim 11 Oct - 14:53

Arrow  Forêt de Sherwood, Le Camp de Robin et de ses joyeux compagnons, La Grotte Centrale


Robin avait mené son cheval docile lentement, faisant attention à chaque bosse ou nid de poule qui bordait le chemin. Il avait beau essayer de cacher son mal, le moindre mouvement un peu trop sec le faisait grimacer. Sans nul doute Marianne avait du s’en apercevoir et il se sentait un peu touché dans sa fierté masculine.

Lorsque l’abbaye se profila à l’horizon, Robin se mit à réfléchir. Certes les enfants n’étaient pas forcément une gêne au campement mais il allait de leur santé qu’au moins les plus jeunes soient hébergés dans de vrais bâtiments, avec de la nourriture saine et des lits. Il faisait encore un peu frais le matin à cette époque de l’année et il n’osait imaginer ce qui se passerait une fois l’hiver arrivé.

Lorsqu’ils arrivèrent à la porte, Marianne prit la parole et le jeune homme la laissa faire. Elle avait après tout à cœur de mettre ces orphelins en sécurité, elle connaissait mieux les enfants que lui et en plus, elle avait prit soin d’eux aussi longtemps et souvent qu’elle le pouvait.
Le moine les regarda, lui et ses hommes, d’un air suspicieux et Robin ne put s’empêcher de décrocher à l’homme tonsuré un grand sourire moqueur.

Marianne se porta garante d’eux et le moine, après une hésitation, se décida à les laisser entrer. Tandis qu’il manœuvrait pour ouvrir un lourd battant de la porte, la lady se retourna pour les fusiller du regard en prévision. Levant les mains d’un air innocent, Robin se garda bien de parler, gardant collé à ses lèvres son traditionnel air railleur.

Tandis qu’ils entraient, Marianne fit un don aux pauvres et le hors-la-loi en profita pour y poser une bourse bien remplie qu’il avait reçue de Much en même temps que son épée. Quand sa fiancée lui fit par de ses doutes, il lui sourit plus tendrement et lui murmura d’un air encourageant :


« Ne t’en fais pas, je ne connais pas si bien le père abbé mais je suis certain qu’il acceptera de prendre sous son aile au moins une partie des orphelins. Nous saurons le convaincre. »

Avant d’entrer, Robin fit signe à ses hommes de poser leurs armes en signe de respect de Dieu et de ses représentants et ils entrèrent. La chapelle était pauvrement décorée, contrairement à l’église de Nottingham dont le prêtre, Seymour, était à la solde du Prince et avide de tortures.
S’avançant dans l’allée centrale pour rejoindre l’abbé qui priait, ils prirent place sur les bancs, patientant jusqu’à ce qu’il ai fini.

Quand il se releva, c’est un homme d’une quarantaine d’années qui leur fit face. Le visage austère et sévère, il les scruta chacun longuement. Les deux hommes de Robin baissèrent les yeux, ayant sans doute des choses à se faire pardonner concernant leur confession loupées, mais le chef des hors-la-loi ne baissa pas les yeux.

S’avançant, il s’inclina vaguement avant de prendre la parole, à voix basse afin de ne pas briser l’atmosphère mystique des lieux :


« Père abbé, nous venons à vous humblement en ce jour car nous avons une requête à vous présenter. Lady Marianne vous en parlera mieux que moi car c’est une cause qui lui tient énormément à cœur. »

Il se recula, laissant sa promise parler de l’objet de leur venue. Tandis qu’ils discutaient avec le père abbé, Robin, suspicieux comme toujours, demanda à ses hommes d’aller se poster à chaque issu, au cas où ils soient surveillés.
Ils n’étaient certes pas armés mais si jamais quelqu’un venait, au moins seraient-ils prévenus assez longtemps à l’avance pour fuir rapidement. Il ne restait plus qu’à espérer qu’ils ne seraient pas encerclés.

Le hors-la-loi en était là de ses réflexions quand il entendit quelqu’un toussoter. Se retournant, il vit Marianne qui le regardait d’un air appuyé. Visiblement elle attendait quelque chose mais quoi ?

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Marianne de Fiswolter
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MessageSujet: Re: Que pouvons nous faire de ces pauvres petits ? Jeu 15 Oct - 11:46

« Ne t’en fais pas, je ne connais pas si bien le père abbé mais je suis certain qu’il acceptera de prendre sous son aile au moins une partie des orphelins. Nous saurons le convaincre. »

Ces quelques mots avaient réussis à la rassurer. Mais elle savait que ça ne serait pas facile. Elle s'assit sur un banc et attendit que l'abbé ai finit ses prières. Elle n'avait pas eu le temps de prier dernièrement. Cela lui avait semblé futile alors qu'il y avait tant à faire. Mais aujourd'hui qu'elle avait résolu de faire avancer les choses, elle ressentait un fort besoin de se mettre en règle vis-à-vis de tout ça.

L'abbé se releva et vint vers eux. Après que Robin lui ai parlé, il s'écarta pour la laisser parler. Elle n'avait pas vu le père abbé depuis longtemps. Mais elle se souvenait que c'était lui qui l'avait soigné pendant l'absence de Robin.


"- Bonjour. Je suis désolée de perturber la paix de votre abbaye.
- Ce n'est rien mon enfant. Mais je vois à ton air que ce que tu as à me dire n'est pas très agréable."


Marianne réfléchit une seconde afin de bien choisir ses mots. Elle ne pouvait pas accuser le Père Seymour, mais elle pouvait au moins faire part de ses soupçons.

"- Hélas non ... Vous savez surement que le couvent de Soeur Françoise a été victime d'un terrible incendie qui a ravagé l'orphelinat ?"

Tout le monde le savait. C'était la nuit où Ophélie avait eu à subir les assauts de Percy. Marianne soupçonnait que cet incendie avait été déclenché pour l'éloignée de sa jeune cousine. Devant l'air désolé de l'abbé, elle continua.

"- De nombreux orphelins ont échappé à l'incendie et ce sont réfugiés dans les bois. Nous avons espéré pouvoir reconstruire l'orphelinat et les accueillir à nouveau. Mais le Père Seymour et Sir Percy s'opposent à la construction et les considère désormais comme des indésirables, des hors-la-loi.
- Et tu voudrais que nous leur offrions asile, c'est bien ça mon enfant ?
- Oui. Je suis consciente que je demande beaucoup et que vous avez beaucoup à perdre ... Mais ces enfants ne doivent pas payer pour la folie des hommes. Notre Seigneur n'a-t-il pas dit laissez-venir à moi les petits enfants ? Vous n'aurez pas à tous les accueillir. Juste les plus jeunes. Ils ne survivront pas à un hiver dans la forêt. Je ferais des donations pour eux.
-Mon enfant, tu dois comprendre que cette décision est grave et que je ne puis la prendre sans y réfléchir et consulter mes frères. Et que ferons-nous si les hommes du Shérif viennent à l'abbaye ? Comment pourrons-nous protéger ces enfants ?
- Je suis certaine qu'on peut trouver une solution. Les hors-la-loi pourraient surveiller les alentours pour vous et vous prévenir si des hommes du Shérif arrivaient ?"


Elle se retourna alors vers Robin persuadée qu'il avait suivi la conversation. Elle le vit perdu dans ses pensées. Leur escorte était près des issues et observait les alentours suspicieusement. Elle toussota pour attiré l'attention de son fiancé. C'était maintenant que son soutien lui était le plus nécessaire. Devant son air surpris, elle leva les yeux au ciel.

"- Je disais au père abbé qui s'inquiétait des hommes du Shérif que vous pourriez surveiller les alentours et les prévenir si les hommes du Shérif venaient leur rendre visite. Ainsi, ils auraient le temps de cacher les plus jeunes des enfants que nous voulons leur confier. Cela serait sûrement possible ? N'est-ce pas Robin ? "

Elle leva les sourcils et regarda son fiancé avec insistance en lui souriant.

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MessageSujet: Re: Que pouvons nous faire de ces pauvres petits ? Mer 21 Oct - 15:01

C’était donc ça. Marianne avait suggéré que pour prouver leur bonne foi ainsi que pour sécuriser l’abbaye, il consente lui, à laisser quelques hommes postés en permanence aux alentours du monastère pour prévenir les frères d’un éventuel contrôle des gardes de la ville.
Cela ne lui plaisait pas plus que ça d’affecter deux hommes à la surveillance constante de l’abbaye. Et cela n’allait pas plaire à Petit Jean non plus. Mais bon, il devait bien reconnaitre que si cela pouvait permettre aux plus jeunes enfants d’être à l’abri du froid, il pouvait bien faire cet effort.

Opinant du chef, il s’inclina légèrement à la demande de sa promise, s’excusant de son inattention et confirmant sa demande :


« Pardonnez, je sécurisais les lieux. Et je vous promets deux hommes postés sur chaque grande route, à chaque heure du jour et de la nuit afin de surveiller les allées et venues des hommes de Vasey. De toute façon, la route qui passe devant votre abbaye est passante, nous y gagnerons tous à la faire garder. »

C’était tout en parlant qu’il s’était rendu compte de l’importance de ce chemin de terre. Il ne payait pas de mine comme ça mais toute personne qui voulait éviter de passer par Sherwood, moyennement un grand détour, passait par là.
Et les hommes du Shérif, cibles numéro une des hors-la-loi, ne se faisaient pas prier pour y passer. Sous les cheveux ébouriffés du jeune homme s’échafaudait déjà un plan de surveillance. Il ajouta, sûr de lui :

« Mes hommes se déguiseront en paysans et construiront des petites cabanes près de la route. S’ils sont interrogés, ils répondront qu’ils gardent les champs des sangliers qui s’amusent à déterrer leurs cultures. Les soldats ne pousseront pas plus loin leurs investigations s’il s’agit de surveiller les biens du Shérif. »

Croisant les bras, il sourit de son air espiègle et conclut :

« Bien entendu nous ferons tout ceci si nous sommes certains que les enfants seront accueillis ici. »

Et afin d’éviter que le père abbé ne se braque devant le sous-entendu, il ajouta prestement :

« Car il est bien connu que Notre Père à tous a à cœur de protéger ses agneaux, qu’ils soient pauvres ou non. »

Par la même occasion, il forçait subtilement la main au supérieur, lui rappelant que les religieux se devaient de tendre une main secourable aux plus démunis. Et Robin ne voyait pas sur Terre plus démuni qu’un orphelin de Nottingham condamné à vivre dans une forêt humide pour survivre.

Et contrairement à ce qu’ils faisaient souvent croire, les prêtres et nonnes de la région n’étaient pas si mal lotis. La Dîme était toujours prélevée et l’Eglise redistribuait justement à ses ordres les ressources dont elle disposait. Les couvents et abbayes étaient les plus receveurs de monnaie sonnante et trébuchante quand les orphelinats, même religieux, étaient souvent délaissés.

Robin était croyant, certes, mais depuis son retour de Croisade, sa foi en l’Eglise et son discours avait été grandement ébranlée. Depuis qu’il avait vu des Chrétiens, Musulmans et des Juifs se battre pour leurs croyances similaires, depuis qu’il avait lu le Coran et vu ses ennemis prier autant que lui avait imploré Dieu de l’épargner…
Il doutait de plus en plus de la capacité du Pape et de l’Eglise à comprendre les voix impénétrables de leur Seigneur.

Ainsi il ne perdait pas une occasion de rappeler aux religieux leurs devoirs ou leurs préceptes, souvent oubliés ou remisés dans un coin quand cela ne les arrangeait pas. Il allait certainement se faire rabrouer par Marianne, qui aurait sans aucun doute compris l’allusion, mais il s’en fichait.

Gardant son sourire plaqué sur son visage comme un masque, il conclut en ces termes :


« Il est tard père Abbé et je suis certain que vous n’aspirez qu’à aller vous restaurer avec vos frères avant de retourner à vos prières… Ainsi je suggère que vous leur posiez la question de l’hébergement des enfants dès ce soir au dîner. Et si vous nous le permettez, nous attendrons leur réponse et la vôtre avant de repartir. Ainsi l’affaire aura rapidement et rondement été menée. »

S’inclinant rapidement pour montrer tout le respect qu’il devait au religieux, il se tut, attendant une réponse.

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MessageSujet: Re: Que pouvons nous faire de ces pauvres petits ? Sam 7 Nov - 20:07

L'idée d'affecter des hommes à la surveillance de l'abbaye sembla d'abord ne pas plaire à Robin. Pourtant il devrait voir que c'était une route vitale pour tout ceux qui se rendaient à Nottingham en contournant Sherwood.

« Pardonnez, je sécurisais les lieux. Et je vous promets deux hommes postés sur chaque grande route, à chaque heure du jour et de la nuit afin de surveiller les allées et venues des hommes de Vasey. De toute façon, la route qui passe devant votre abbaye est passante, nous y gagnerons tous à la faire garder. Mes hommes se déguiseront en paysans et construiront des petites cabanes près de la route. S’ils sont interrogés, ils répondront qu’ils gardent les champs des sangliers qui s’amusent à déterrer leurs cultures. Les soldats ne pousseront pas plus loin leurs investigations s’il s’agit de surveiller les biens du Shérif. »

Marianne retint un soupir de soulagement. Robin semblait enfin comprendre ce qu'elle essayait de mettre en place. Elle pensait même que son plan avait du génie. Elle commença à sourire à son fiancé. Elle retrouvait enfin l'homme intelligent, réactif et héroïque qu'elle avait toujours admiré chez lui. Mais elle fut vite arrêtée dans son admiration quand Robin commença à utiliser son plan comme chantage sur le prêtre. Elle ferma un instant les yeux. Il avait beau être courageux, réactif etc ... il était aussi subtil qu'un aveugle dans une verrerie.

« Car il est bien connu que Notre Père à tous a à cœur de protéger ses agneaux, qu’ils soient pauvres ou non. »

Marianne faillit le pincer pour qu'il arrête. Elle voulait leur proposer une alliance pas un chantage ! Elle savait parfaitement que l'Eglise n'était pas en reste au niveau des impôts mais c'était les seuls alliés qu'ils avaient contre Jean. Seul l'Eglise soutenait encore Richard. Robin ne voyait que la richesse quand elle voyait la politique. Elle savait que l'expérience de la religion chez Robin avait été altérée par sa participation à la croisade.

« Il est tard père Abbé et je suis certain que vous n’aspirez qu’à aller vous restaurer avec vos frères avant de retourner à vos prières… Ainsi je suggère que vous leur posiez la question de l’hébergement des enfants dès ce soir au dîner. Et si vous nous le permettez, nous attendrons leur réponse et la vôtre avant de repartir. Ainsi l’affaire aura rapidement et rondement été menée. »

L'abbé allait sortir quand Marianne se dit qu'il fallait qu'elle intervienne.

" Mon Père, nous ne vous ferions pas cette demande si beaucoup d'enfants ne risquaient pas de mourir de froid au cours de l'hiver. Je vous en prie pour eux, faites preuve de miséricorde."

L'abbé acquiesça et sorti. Marianne se retourna alors vers Robin.

"- Tu avais besoin ? L'Eglise est la seule à encore soutenir Richard. Il faut les manipuler avec délicatesse sinon ils se retourneront contre nous."

Elle soupira avant de prendre la main de Robin.

"- Je sais ce que tu ressens pour les prêtres. Les impôts, les croisades ... Mais ils ne sont pas tous comme ça ... "

Elle sourit songeant alors à une idée qui pourrait faire sourire Robin.

"- Il faudra d'ailleurs que tu les supportes un peu plus car je te rappelle que c'est eux qui vont nous marier..."

Elle s'assit sur un banc et observa l'église. Elle aimerait se marier dans une petite église. Elle n'avait jamais rêvé d'un grand mariage. Elle voulait juste que son père et ses amis soient présents.

"- J'aimerais un mariage au printemps pour avoir des fleurs qui embaument l'église. Ou même me marier dehors entourée de milles couleurs. Je voudrais que mon père m'emmène vers l'autel et qu'une fois mariés nous ayons tout l'été pour nous installer ... Evidemment tu devras ranger ton bazar, je refuse de ranger derrière toi ... Et je refuse de faire de la broderie ou des travaux d'aiguilles ..."

Elle remarqua que Robin s'était assis à côté d'elle et qu'il riait. Elle lui donna un petit coup d'épaule et sourit. Ils entendirent alors la porte s'ouvrir. Ils se levèrent en vitesse et l'abbé se dirigea vers eux. Marianne sentait son coeur battre la chamade. Elle inspira un grand coup pour se calmer.

"- Je viens de consulter mes frères. Nous acceptons de prendre les plus jeunes enfants avec nous. Votre protection est acceptée et vos hommes bénéficieront d'un repas chaud pendant leur garde. Nous essayerons de parler aux artisans d'Edwinstowe pour qu'ils prennent les plus grands en apprentissage. Nous ne pouvons rien faire de plus"

Marianne leva les yeux au ciel dans une prière intérieure. Les enfants étaient sauvés pour cet hiver.

"- Merci. Mille mercis pour eux. Vous venez de faire bien plus que ce que nous espérions. Votre générosité ne sera pas oubliée."

Elle salua l'abbé et partit vers la sortie. Lorsqu'ils eurent atteint leurs montures, elle se retourna vers Robin et l'embrassa dans la folie de l'instant. Il sembla surpris. Les deux autres hors-la-loi se mirent à rire.

"- On a réussi !"

Elle grimpa alors sur sa monture.

"- Je dois rentrer au château. Si j'ai des nouvelles je t'enverrais un message à moins que j'arrives à venir."

Marianne partit alors au galop vers le château de Nottingham ou on l'attendait.

Arrow Château de Nottingham

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MessageSujet: Re: Que pouvons nous faire de ces pauvres petits ? Ven 13 Nov - 19:24

Robin savait que Marianne allait lui en vouloir. Il avait plus ou moins subtilement fait la morale au père abbé et il savait que la jeune femme avait un profond respect pour l’Eglise. Son éducation y avait veillé, comme la sienne auparavant.
Cela n’y manqua donc pas, elle se contenta de lui poser une simple question sur un ton froid et légèrement blessé et le jeune homme s’en voulut. Il devait vraiment faire des efforts pour sa promise. Il savait que leur situation n’était pas facile, autant ne pas l’aggraver en ne réfléchissant pas deux fois avant de parler.

Cependant la jeune femme ne s’attarda pas sur son comportement et lui lança une petite pique qui le fit sourire. C’était fou comme elle savait toujours quoi dire ou faire pour dédramatiser une situation. Enfin seulement quand elle en avait envie. Marianne avait aussi le chic pour l’accuser d’à peu près tout et pour qu’il se sente coupable. Elle était ainsi faite et il l’adorait plus que tout au monde.

Quand elle lui parla de son idée du mariage, il ne put qu’approuver.  Quand tous leurs soucis seraient résolus, il en aurait soupé d’être sans cesse sous le feu des projecteurs. La gloire… L’amour du peuple… Peu à peu il se rendait compte que seuls Marianne et son domaine avaient une réelle importance. Les épreuves auxquelles il avait du faire face ces derniers temps l’avaient poussé à rêver d’une vie tranquille… Enfin, après toutes ces années de combat, il pourrait prendre sa retraite sans avoir honte ou déshonorer son titre.

Il se contentait de rire légèrement aux envies de sa bien-aimée, si peu en accord avec l’air du temps. Elle aussi à sa manière rêvait de choses bien lointaines. Mais il l’aimait pour ça aussi. C’était une femme forte qui avait la caractère pour le supporter, lui l’éternel insatisfait. Ils s’étaient trouvés et à présent il était hors de question qu’ils se quittent… Du moins espérait-il faire encore un long chemin à ses côtés.

Quand le père revint, après une bonne heure, il sentit Marianne se tendre à ses côtés et se surprit à prier le Ciel qu’on lui accorde ce qu’elle était venue chercher. Il était prêt à tout pour elle et le sort de ces orphelins lui tenait tellement à cœur…
La réponse fusa, positive et bienheureuse. La jeune femme remercia le père abbé encore et encore jusqu’à ce que celui-ci se déride un instant pour sourire.

Enfin il prit congé et Marianne ne tarda pas plus, voyant l’heure déjà bien avancée. Il la raccompagna jusqu’à la sortie, lui et ses hommes récupérèrent rapidement leur attirail et il dévoua un de ses hommes, Bernie, à l’escorte de Marianne jusqu’à Nottingham. Il ne voulait pas qu’elle se fasse attaquer en rentrant, même si la route n’était pas longue. Elle saurait parfaitement se défendre mais la savoir avec un homme de confiance à lui le rassurait tellement plus.
Pour une fois étrangement elle ne protesta pas à l’idée d’avoir un « chien de garde » comme elle les appelait. L’heure tournait et il fallait impérativement qu’elle soit rentrée avant le couvre-feu. Il ne devait plus rester longtemps.

Il s’autorisa à poser un baiser sur ses lèvres chastement avant de la laisser partir. Il la suivit du regard jusqu’à ce qu’il ne puisse plus et rentra à son tour, curieusement satisfait de sa journée.

Arrow  Forêt de Sherwood, Le Camp de Robin et de ses joyeux compagnons, La Grotte Centrale, Le Point de Rassemblement

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