AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
RPG Médiéval basé sur la légende de Robin des Bois

Partagez|

Soins aux blessés

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
Carl
avatar
Hors-la-loi
Messages : 185
Date d'inscription : 15/04/2008
Age : 27
Localisation : la foret de Sherwood

Feuille de personnage
Age: 19 ans
Niveau RP:
4/5  (4/5)
Inventaire:
MessageSujet: Soins aux blessés Jeu 23 Juil - 16:59

Arrow Dans les bois....

10 mai 1192 – Fin d’après-midi


Cadfaël lui fit un signe de main pour lui indiqué que la façon d'agir de Petit Jean ne l'avait pas offensé. En tout cas, Carl le prit ainsi et il espérait vraiment que ce soit ça car sinon ils venaient de perdre une aide pour les soins des blessés. Le fait que l'apothicaire reprenne leur conversation là où elle s'était arrêtée le rassura, il n'était pas rancunier. Carl baissa les yeux en écoutant l'histoire de Cadfaël, son histoire de cœur avait été bien pire que la sienne. Winnifred était peut être loin de lui mais au moins elle était en vie...

Il n'avait pas choisi la plus peureuse, elle avait tenté de tuer Guisbourne, rien que ça.. Il essayait de se souvenir si il en avait entendu parler mais rien.. Non, il n'avait pas su qu'une jeune noble avait été pendue pour avoir voulu assassiner le maître d'armes. Carl ne pouvait que se montrer humble face à un tel courage venant d'une femme.

Le jeune hors la loi eut un demi sourire, aller la voir serait trop compliqué pour lui. Louis le laisserais peut-être la rencontrer mais il ignorait si elle souhaitait le voir, si ce qu'il ressentait était toujours réciproque. Cela pourrait le détruire comme quand il avait apprit qu'elle était retourné auprès de son frère à Gamwell..

Il lança un regard à son ami. Malgré tout il n'avait peut être pas tord. Un dernière fois avant d’abandonné, avant de l'oublier.. Parce que de toute manière, ils n'étaient pas du même monde, elle était trop bien pour lui. Une noble et un hors-la-loi, cela avait été un rêve.


« -Je suis désolé pour cette jeune femme. Je n'était pas au courant. Tu avais toujours plus à lui offrir que moi... Je suis un simple hors-la-loi et moi je ne suis pas un noble déchu... Non, je suis fils de fermier... Je n'ai rien à offrir.. »

Il regarda autours de lui, et aperçu au loin la princesse. Il accéléra légèrement le pas, elle semblait venir dans sa direction. Même si il savait qu'elle ne venait pas le voir, il voulait mettre le plus de distance entre elle et lui. Il vit également que Lady Marianne était là. Il sentit une légère angoisse monter en lui. Cadfaël n'était sûrement pas au courant du lien de la jeune lady avec Robin et personne n'était censé le savoir. L'apothicaire ne devait pas la voir ici, il reprit donc la conversation pour essayer de le distraire. Il tira également un peu sur les rênes de son cheval pour le mettre en la vision de la jeune Lady et l'herboriste.

« -Mais tu as peut-être raison... J'essaierais de la revoir. Pour lui dire au revoir. Elle mérite un homme de son rang »

Il se rendit compte qu'ils étaient devant la salle des soins. Frère Tuck était à l'entrée, baissé sur un des nombreux blessé.

« -Nous y sommes Cadfaël. Tuck ! Je te ramène un peu d'aide. »

_________________


"Quand la loi redevient celle de la jungle, c'est un honneur que d'être déclaré hors-la-loi."
Revenir en haut Aller en bas
http://sinbadetcie.skyblog.com
Cadfaël
avatar
Apothicaire
Messages : 480
Date d'inscription : 30/03/2008
Age : 26
Localisation : Lyon

Feuille de personnage
Age: 24 ans
Niveau RP:
5/5  (5/5)
Inventaire:
MessageSujet: Re: Soins aux blessés Lun 27 Juil - 8:41

Arrow Forêt de Sherwood > Dans les Bois...


Cadfaël se sentait bien en compagnie de Carl. Ils avaient peu à peu réussi à briser la glace et, sans dire qu’ils étaient de grands amis, se considéraient sans doute, d’un côté comme de l’autre, un peu plus proches.
Nullement offensé par la méfiance de Petit-Jean, qui était du reste complètement justifiée, l’apothicaire s’était confié sur ses déboires amoureux. Compatissant, le jeune hors-la-loi avait accepté de revoir Lady Winnifred, une dernière fois, pour lui dire adieu. Le blondinet trouvait cela un peu triste de voir la résignation de Carl mais d’un autre côté, celui-ci avait sans doute raison. Et il avait lui-même eut le même genre de réflexions vis-à-vis de Mary.

En entrant dans le campement, en voyant l’état des lieux et en entendant, par-dessus les voix des biens portants, les gémissements des blessés, Cadfaël cessa instantanément de penser à ses déboires et à la noble écossaise.
Les tentes rapidement montées, souvent constituées d’un simple morceau de tissu tendu sur des nattes de feuilles, n’offraient que peu d’intimité mais surtout, elles étaient ouvertes à tous les vents. Dans les chaudrons de nourriture ne bouillaient pas beaucoup de choses à part de l’eau et l’humidité ambiante n’était pas non plus pour améliorer les choses.

Quand Carl pressa le pas, le blond fit de même, atterré de voir à quel point les rebelles étaient dans un état critique. Commençant à compter mentalement les blessés qu’il apercevait, il vit qu’il y en avait une bonne trentaine, tous des hommes heureusement. Quelques pas plus loin, un gamin, soutenu par sa mère, toussait tous ses poumons. Un rhume. Ce n’était vraiment pas le moment de déclencher une épidémie dans l’infirmerie… Mais sans doute le bon moine rondouillard qui s’affairait aux chevets des mal en point n’avait pas ce qu’il fallait.

Heureusement, l’apothicaire avait tout, lui et il se porta à la rencontre du nommé Frère Tuck. Hochant la tête avec un pâle sourire, il se présenta d’une voix paisible, un rien professionnelle :


« Ravi de vous rencontrer, Carl m’a dit grand bien de vous. Je suis Cadfaël, l’apothicaire de la ville. J’ai prévu large dans mes stocks mais visiblement, tout ce que j’ai pris ne sera pas de trop. »

Se tournant vers le jeune hors-la-loi, il lui sourit brièvement et commença à défaire ses bagages, les posant sous la tente, dans un coin. Composé essentiellement de bandages et d’herbes séchées, ses sacs n’étaient pas lourds, aussi eut-il vite fait d’en avoir terminé.
Réfléchissant à la meilleure marche à suivre, il demanda soudainement d’un air un peu coupable :


« Carl, je suis navré de te demander ça mais je vais avoir besoin de ton aide. Va voir les femmes et demande-leur de faire bouillir plein d’eau, au moins deux chaudrons entiers. Ensuite, essaie de trouver des draps ou des planches de bois pour fermer au moins deux pans de cette… De cet espace. Tu veux bien ? »

Il ne s’était pas attardé sur les blessures mais l’odeur de mort qui flottait dans l’air lui donnait à craindre le pire. Se tournant ensuite vers Tuck, il chercha un broc d’eau fraîche des yeux tout en lui demandant poliment :

« Pouvez-vous m’indiquer le nombre de blessés et l’état des plus graves ? Il faut pallier au plus urgent, sinon certains de passeront pas la nuit. »

Bien entendu, c’était l’évidence même mais à présent le blond parlait en chef autoritaire du dispensaire. Son ton et ses ordres, bien que poliment demandés, ne souffraient aucune contestation.

Se lavant abondamment les mains, il se les sécha sur un linge qui lui semblait propre et alla ensuite chercher quelques herbes dans un des sacs. Farfouillant avec énergie tout en écoutant le compte-rendu détaillé de Tuck, il se dirigea vers la mère et son enfant. Se penchant sur eux il leur donna les feuilles tout en énonçant :


« Faites infuser une moitié de feuille dans un gobelet trois fois par jour et faites-le lui boire. Ça fera tomber la fièvre. Ensuite écrasez ces baies, infusez-les également. Dès qu’il aura une crise de toux. Ça le guérira. »

Se redressant sous le regard reconnaissant de la maman, il se tourna vers le moine et lui sourit gentiment.
Il y avait vingt-six blessés. Trois hommes étaient morts avant qu’il arrive, dans les jours précédents. Parmi les vingt-six restants, quatre étaient gravement infectés et Tuck soupçonnait la gangrène. Suivant où était la plaie, il faudrait amputer ou calmer la douleur le temps que le patient s’en aille vers Dieu. Six avaient besoin de sutures claires et de bandages désinfectants.  Cinq autres avaient des membres cassés qu’il fallait plâtrer ou bander pour une bonne ressoudure. Et les cinq derniers avaient de multiples plaies à désinfecter sous peine d’infection.
Remontant ses manches et enlevant son épée pour la poser près de ses sacs, Cadfaël opina du chef et conclut :


« Bien. Frère Tuck si vous voulez bien m’aider, conduisez-moi auprès du premier gravement touché. Je pense qu’il nous faudra le restant de la journée, voir même la nuit pour venir à bout de toutes ces blessures. Je ne vous le cache pas, je ferais de mon mieux mais vous allez devoir peut-être, accorder l’extrême onction… »

Une petite grimace désolée accompagna cette annonce et le blondinet se laissa guider vers son premier patient.

_________________
Apprends, médecin, à ne tuer personne ; sinon, bêche la terre !
[Paracelse]


Dernière édition par Cadfaël le Ven 7 Avr - 16:48, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Theodor
avatar
Rapporteur de Robin
Messages : 135
Date d'inscription : 20/04/2009
MessageSujet: Re: Soins aux blessés Jeu 6 Aoû - 20:16

Non loin des tentes improvisés pour soigner les nombreux blessés qu'hébergeait le camp des hors la loi, un jeune garçon semblait anxieux. Depuis l'incendie du couvent, les problèmes respiratoire de Theodor s'était accentué et même s'il avait pu bénéficier de soins depuis qu'il était arrivé au camp avec les autres orphelins, les problèmes de santé qu'il traînait depuis la naissance étaient toujours présents. L'incendie du couvent avait été terrible et sans la présence de Mariane, les victimes auraient été bien plus nombreuses. Le petit orphelin avait conscience de la chance qu'il avait d'être toujours en vie, de plus il faisait maintenant parti intégrante de la bande à Robin. Malgré tout, Theo s'inquiétait parce qu'il y avait énormément de souffrance autour de lui et ce jeune garçon au grand cœur pensait davantage aux autres qu'à lui.

Depuis maintenant presque quinze jours, le petit hors-la-loi arpentait le camp de Robin en essayant de se rendre utile et en cette fin d'après midi, il voulait faire davantage qu'apporter des morceaux de bois pour le feu ou transporter de l'eau. Theodor avait eu l'occasion de discuter directement avec Robin, qui depuis la messe de Pâques avait fait de lui son petit espion et aujourd'hui, Theo souhaitait prouver à son chef qu'il pouvait servir à autre chose qu'à lui rapporter de mauvaises nouvelles. Ainsi, après une nouvelle quinte de toux, le jeune garçon pris la direction de la tente où se trouvait le frère Tuck.  

Theodor s'arrêtait en chemin pour reprendre son souffle et après avoir craché un peu de sang au sol, il reprit son chemin. On lui avait demandé de rester tranquille, de se reposer et de ne pas faire d'efforts, mais le gamin savait qu'il n'était pas contagieux et ne pouvait concevoir de rester en retrait alors que des gens étaient en bien pire état que lui. Tandis qu'il marchait en s'essuyant la bouche, il aperçu au loin Carl qui rentrait dans la tante avec un inconnu. A cet instant, le petit orphelin se demandait qui pouvait bien être cet homme qui pénétrait dans le campement des hors-la-loi, mais Carl était un homme fidèle et il avait forcement une bonne raison de ramener un inconnu.

En très peu de temps, Theo et Carl s'étaient très vite entendu et le jeune garçon voyait le hors-la -loi comme une sort de grand frère spirituel. A force de passer du temps dans les rues, Theodor avait appris à se débrouiller seul et s'était endurcit, mais depuis qu'il était avec la bande de Robin, il comprenait qu'il avait encore besoin que des gens veille sur lui.

L'atmosphere qui régnait sous la tente des blessés était presque insoutenable, des odeurs de nécroses se mélangeaient à la sueur et la vision qu'eu Theodor en rentrant lui fit monter les larmes aux yeux. Toutefois, il pris son courage à deux mains et s'avançait un peu timidement vers les soigneurs qui tentaient d'identifier les soins les plus urgents.

« Heuu....J'peux aider?!» Demandait de bon cœur Theodor en toussant.

Tant de souffrance et si peu de moyens..Malgré tout ce chaos, l'élan de générosité qui se déroulait sous cet espace confiné étaient réconfortant. On pouvaient trouver tous les reproches inimaginables aux hors-la-loi et les traiter de tous les noms, Theo n'aurait pour rien au monde changé de camp. Même s'il s'efforçait parfois de penser à autres choses, le jeune garçon pensait toujours à ses parents et il continuait de se promettre qu'un jour il ferait payer le shérif pour leur mort et seul les hors-la-loi pouvaient l'aider.
Revenir en haut Aller en bas
Carl
avatar
Hors-la-loi
Messages : 185
Date d'inscription : 15/04/2008
Age : 27
Localisation : la foret de Sherwood

Feuille de personnage
Age: 19 ans
Niveau RP:
4/5  (4/5)
Inventaire:
MessageSujet: Re: Soins aux blessés Dim 16 Aoû - 17:11

Entrer dans la salle des soins était toujours quelque chose de difficile pour Carl. L'odeur qui envahissait la pièce était une horreur. Cela lui rappelait le terrible soir de la grande bataille. Cette odeur de sang, de maladie et de mort, le jeune homme ne pu refréner un frisson mais il garda un air fier, il ne voulait pas paraître faible au milieu de ses amis. Il observa Cadfaël se présenter à Tuck puis il l'aida rapidement à descendre les sacs de l'apothicaire.

Cadfaël lui demanda finalement, embarrassé, de l'aide. Carl espérait bien que son aide serait la bienvenue. Il acquiesça à son ami.

« -J'y vais. »

Carl sortit de la salle des soins et se dirigea vers la cuisine. Les feux étaient déjà allumés, ça irait plus vite. Il vit deux femmes entrain de préparer le souper. Il s'approcha avec un sourire.

« -J'ai besoin de minimum deux chaudrons  d'eau bouillante. Si vous pouvez en faire plus c'est aussi bien. Il faudra nous l'amener pour les blessés.

-Très bien nous ferons au plus vite. »


Le jeune hors-la-loi acquiesça et les remercia. Il alla vers l'atelier de Will, enfin atelier était vite dit, le jeune homme avait réussit à se faire un petit endroit dans le campement pour travailler le bois. Si il y avait bien un endroit où il était quasi sûr de trouver du bois travailler c'était là. En traversant le campement il fût distrait par Robin qui était monté sur vieille souche. Il s'arrêta au loin, bras croisés sur la poitrine et écouta attentivement le discours de leur chef.

Il ne put s'empêcher de sourire à la fin de l'annonce de Robin, il observa toutes les personnes qui avaient assisté à l'énoncé du chef d'équipe et fût fier une nouvelle fois de faire partie de cette grande famille. Chacun semblait avoir repris espoir. Ils allaient enfin riposter, ils ne resteraient plus cantonné au camp et leurs ennemis verraient bientôt que les hors-la-loi n'étaient pas finit.

Il se rappela finalement qu'il devait trouver des planches de bois pour Cadfaël. Il reprit alors sa route vers l'atelier de Will. Il espérait seulement qu'il s'y trouvait, sinon tant pis il se servirait sans lui demander l'autorisation. Il entra dans la pièce en appelant le hors-la-loi. Carl se rendit compte qu'il n'avait pas encore mit les pieds dans l'atelier. Il observa autours de lui, il n'y avait pas à dire Will était véritablement doué de ses mains. Carl vit alors dans un coin de la pièce un tas de planche de bois. Le jeune homme sursauta en entendant une voix l'appeler derrière lui.


« -Will ! Tu m'as fait peur.
-C'est toi qui est dans mon atelier. Je t'ai entendu m'appeler. Qu'est-ce que je peut faire pour toi ?
-J'ai besoin de planche pour la salle des soins. L'apothicaire de Nottingham est venu nous aider et il veut séparer la pièce en deux. »


Will acquiesça et lui proposa son aide. Chacun d'eux prit un tas de planches et se dirigèrent vers la salle des soins. En chemin, ils parlèrent du discours de Robin, tous deux étaient d'accord avec leur chef. Il était temps que les hors-la-loi renaissent de leurs cendres. Ils entrèrent dans la salle et déposèrent les planches à l'entrée.

"-Cadfaël, où veux-tu qu'on fasse la délimitation?"

Tuck et m'apothicaire étaient penchés sur un des blessé les plus graves. Sa jambe semblait pourrir. Carl s'empêcha de grimacer devant le pauvre homme. Il fallait qu'il garde espoir.

_________________


"Quand la loi redevient celle de la jungle, c'est un honneur que d'être déclaré hors-la-loi."
Revenir en haut Aller en bas
http://sinbadetcie.skyblog.com
Cadfaël
avatar
Apothicaire
Messages : 480
Date d'inscription : 30/03/2008
Age : 26
Localisation : Lyon

Feuille de personnage
Age: 24 ans
Niveau RP:
5/5  (5/5)
Inventaire:
MessageSujet: Re: Soins aux blessés Mer 19 Aoû - 8:58

Cadfaël était embourbé dans l’odeur de mort qui planait sous la toile tendue qui faisait office de tente de soin. Faisant des efforts immenses pour ne pas se laisser aller à la nausée et pour paraitre sûr de lui et donner la confiance à ses futurs patients.
Près de lui, Frère Tuck affichait un air fatigué et affligé et le blond ne put s’empêcher de lui poser une main compatissante sur l’épaule : il aurait aimé venir plus tôt, si seulement il avait su…

Une toux bruyante suivie d’une question posée d’une petite voix le fit se retourner. Un petit bonhomme se tenait là, vaillant au milieu des blessés. Une nouvelle quinte de toux secoua le drêle corps et Cadfaël s’agenouilla pour écouter. Une toux grasse et répétitive qui ne semblait pas vouloir se calmer.
Fronçant légèrement les sourcils, il se demanda s’il avait de quoi soulager le petit bout d’homme et se souvint qu’il avait toujours de quoi régler les problèmes généraux dans sa bourse de tous les jours. En sortant des feuilles de tilleul, il les donna au petit gars et lui sourit en lui donnant des instructions :


« Tu vas commencer par faire infuser ça et par inspirer les vapeurs qui se dégageront avec application. Ca va te libérer les poumons, enfin j’espère. Vas demander un bol d’eau bien chaude aux femmes. Quand ça ira mieux, trouve des tissus propres et découpes dedans des bandes à peu près larges comme ça. Tu vois ? »

Avec ses mains, l’apothicaire décrivit des bandes d’une largeur de quinze centimètres à peu près.

Sur ces entrefaites, Carl revenait avec des planches de bois et un compagnon pour l’aider. Souriant aux deux jeunes hommes, il opina du chef pour répondre affirmativement à la question posée mais se sentit obligé de préciser :


« Séparez la tente dans la largeur, pour qu’on est un coin d’opération avec frère Tuck. Il faudra éviter que les autres patients ne nous voient faire. Déjà qu’il y aura les cris… Bref, montez les planches en paravent par là-bas. Ensuite, faire des murs pour empêcher l’air humide et frais du dehors d’entrer. Je veux que cette tente soit un château-fort contre le froid et les courants d’air. »

Tout en parlant, il avait désigné le fond de la tente, vers l’endroit où il avait posé ses sacs et où aucun lit de fortune ne s’y trouvait. Une solide table en bois grossier mais massif avait été installée en guise de future table d’opération.

Se tournant vers Tuck, il lui demanda de l’aider à porter le premier patient, un homme à la jambe nécrosée, sur la table. Quand ils le saisirent de concert, celui-ci gémit de douleur faiblement, trop parti et mal en point pour protester avec plus de vigueur.
Le déposant sur la table, le jeune blond remercia d’un sourire une femme qui apportait une marmite bouillante avec une camarade et se pencha sur la jambe.

Quand il souleva le tissu qui la recouvrait, de la chair vint avec et une puanteur significative lui fit froncer le nez. Le verdict était sans appel, il fallait couper. Pour savoir jusqu’où était remontée l’infection, Cadfaël palpa les alentours du genou qui ne semblaient ni gonflés et dont les veines apparaissaient encore bleues. En-dessous du genou c’était déjà fichu, il faudrait donc couper au-dessus.
Prenant une poêle qui traînait là, Tuck assomma le patient d’un grand coup, expliquant à voix qu’ils n’avaient plus d’alcool pour le faire et qu’il employait cette méthode pour calmer les douleurs. Cette explication, qui aurait pu être cocasse dans un autre contexte, arracha à Cadfaël un maigre sourire.

Plongeant dans un de ses sacs, il retira une scie à os qu’il plongea dans l’eau bouillante. L’essuyant avec soin, il prit une profonde inspiration et attachant de manière serrée un garrot, commença ensuite à couper. L’homme ne réagit pas et l’apothicaire, rassuré, continua sa besogne, Tuck tenant fermement la jambe.
Les minutes passaient et la chair s’ouvrait, le sang coulant peu du fait du garrot. Une fois Tuck dut assommer de nouveau le patient qui avait commencé à gémir. Finalement, le membre mort tomba et le blond s’empressa de nettoyer la plaie à l’alcool de pomme puis à l’eau chaude avant de bander de façon très serrée le moignon.


« Il faudra changer le bandage toutes les demi-journées. Et remettre eau bouillante et alcool à chaque fois. Et il faudra brûler la jambe. »

Tuck opina du chef et ils ramenèrent le patient évanoui à son lit. Se redressant, Cadfaël remplit un broc d’eau chaude et s’y lava les mains, posant ses yeux sur le patient suivant.
Cadfaël a effectué 1 lancé(s) d'un Dé 6 (Image non renseignée.) :
1
Spoiler:
 

_________________
Apprends, médecin, à ne tuer personne ; sinon, bêche la terre !
[Paracelse]


Dernière édition par Cadfaël le Ven 7 Avr - 16:49, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Carl
avatar
Hors-la-loi
Messages : 185
Date d'inscription : 15/04/2008
Age : 27
Localisation : la foret de Sherwood

Feuille de personnage
Age: 19 ans
Niveau RP:
4/5  (4/5)
Inventaire:
MessageSujet: Re: Soins aux blessés Sam 22 Aoû - 11:07

Carl regarda le petit Theo sortir de la tente, il semblait déçu de ne pouvoir aider. Le hors-la-loi lui lança un sourire triste, il savait combien cela pouvait être frustrant de vouloir aider et de ne pouvoir le faire. Mais ce n'était pas un endroit pour un enfant de son âge. Cadfaël lui indiqua le fond de la tente pour faire la séparation pour les opérations.

Carl lança un regard à Will et ils acquiescèrent. Ils se mirent rapidement au travail en essayant de se faire le plus discret possible. Les blessés essayaient de se reposer et Tuck et Cadfaël devaient rester concentré sur ce qu'ils faisaient.  Les deux hors-la-loi montèrent le paravent sans se parler, ils savaient ce qu'ils avaient à faire.

Carl ne put s'empêcher de lancer un regard aux deux soignants de la tente, il aurait mieux fait de se retenir. Cadfaël était en train de couper la jambe de son patient. Le jeune hors-la-loi en eut un haut le cœur. Il ne pouvait qu'être admiratif fasse à ses deux hommes qui faisaient tout ce qu'ils pouvaient pour sauver un homme et surtout qui avaient le courage de prendre une scie et de couper un membre comme ils le faisaient. Carl le savait, il en serait incapable.

Il voulut oublier ce qu'il venait de voir et repensa au discours de leurs chef. Il était vraiment heureux de voir que Robin se sentait assez en forme pour reprendre les choses en mains. Chacun des compagnons de la forêt avait besoin de le voir ainsi. Cela prouvait qu'ils n'étaient pas finit. Carl n'imaginait pas le camp sans les instructions de leurs chef.  Ils avaient bien sûr réussit à le faire pendant quelques temps mais ce n'était pas la même chose. Robin était un meneur, il savait ce qu'ils devaient faire pour mettre en péril les actions du Shérif et des envoyés du Prince Jean. Sans aucun doute, l'annonce de Robin lui avait fait du bien.

ils terminèrent enfin le paravent. Carl observa les blessés, les moins atteints semblaient soulagé de ne plus avoir à regarder l'apothicaire pratiquer ses opérations et le jeune homme ne pouvait que les comprendre. Will et Carl rejoignit l'apothicaire et le moine au moment où le blond indiqua de brûler la jambe. Carl eut une grimace en la regardant, heureusement que l'apothicaire était venu aidé. Il lui avait probablement sauvé la vie même si maintenant il ne lui restait plus qu'une seule jambe.


"-On peut t'aider à faire autre chose ?"

Carl lança un regard autours de lui. Il y aurait sûrement beaucoup de choses à faire, si seulement on s'y connaissait un peu en médecine, ce qui n'était pas le cas du jeune homme.

_________________


"Quand la loi redevient celle de la jungle, c'est un honneur que d'être déclaré hors-la-loi."
Revenir en haut Aller en bas
http://sinbadetcie.skyblog.com
Cadfaël
avatar
Apothicaire
Messages : 480
Date d'inscription : 30/03/2008
Age : 26
Localisation : Lyon

Feuille de personnage
Age: 24 ans
Niveau RP:
5/5  (5/5)
Inventaire:
MessageSujet: Re: Soins aux blessés Mar 22 Sep - 8:49

Cadfaël s’accorda une petite pause avant de poser son regard sur le patient grave suivant. Celui-ci, livide, suait à grosses gouttes, les lèvres gercées par la soif. Un regard à Tuck lui confirma ce qu’il pensait déjà, celui-ci ne pouvait être sauvé. Un bandage de fortune sur son abdomen avait la couleur du sang corrompu et du pus. Il valait mieux ne pas tenter de l’enlever. Faisant un signe de croix, le moine gras murmura une prière mais l’apothicaire savait que Dieu ne pouvait plus rien pour le malheureux.

Il s’approcha de son compère soigneur de fortune et lui murmura gentiment d’aller chercher la famille de l’homme, un ami, une femme, des enfants, n’importe qui le connaissant et l’aimant. Le moment était arrivé. Il fallait accompagner celui-ci vers le monde suivant, sans doute meilleur que celui qu’il laisserait derrière lui.

Tuck s’esquiva et Cadfaël porta son regard sur le troisième blessé grave. Celui-ci était brûlé sur la moitié du visage et les linges humides et tièdes ne servaient à rien à part apporter un soulagement passager.
Tirant sur sa chemise, le blond découvrit une épaule moins grièvement brûlée et sourit, rassurant au malade. Lui pouvait s’en sortir. Il garderait toute sa vie les séquelles de cette peau brûlée mais au moins, il s’en sortirait. Du moins si on s’occupait de cette peau immédiatement.
Saisissant deux pots d’onguent apaisant dans son sac, il les posa près du chevet de l’homme, avec moult bandages humides d’eau claire et fraiche. Se lavant de nouveau les mains, il s’appliqua à apposer de la crème sur toutes les brûlures de l’homme, le plus doucement possible. Celui-ci gémit doucement mais peu à peu, la crispation de douleur de son visage se détendit. Avant que l’apothicaire n’eut fini de le panser et de le bander, l’homme, presque encore un adolescent, dormait profondément du repos du juste.

Tuck revint entre temps avec une femme aux cheveux couleur paille et qui tenait par la main un petit garçon d’un roux piquant. La demoiselle devait se douter de la nouvelle car ses yeux étaient emplis de larmes. Cadfaël admira son courage : même si elle aurait sans doute aimé se laisser aller à son chagrin, elle portait la tête haute, sans doute pour son petit garçon.
Toussotant, l’apothicaire les amena au chevet de l’homme qui délirait. Il prit une voix triste et douce pour leur dire :


« Je suis navrée mademoiselle, mais malgré tout mon art, j’arrive trop tard pour le sauver. Mon garçon, ton papa doit rejoindre le Seigneur, tu comprends ? Il s’est bien battu pour toi et ta maman et maintenant il doit aller se reposer. Madame… Avez-vous… Une demande, quelque chose à lui dire ? En ce cas, nous partirons.
- Je voudrais simplement que frère Tuck nous marie… Que mon fils porte son nom. Que je sois sa femme, au moins pour les derniers instant… Et… Je vous en prie, donnez lui les Derniers Sacrement mon frère. »


Cadfaël opina et Tuck s’empressa de s’exécuter. En théorie l’accord des deux parties était nécessaire mais hélas, le dénommé Lars n’avait plus voix au chapitre. La nouvelle mariée embrassa son homme, le petit Lars fit un câlin à son père sans comprendre, le moine sacra le combattant et celui-ci, comme satisfait de ce traitement, décida de lâcher prise et de mourir dans un faible soupir.
La demoiselle tomba alors à genoux, pleurant son mari. Cadfaêl prit Lars junior et l’emmena prestement à l’extérieur, le confiant aux autres femmes.

Quand il revint, Tuck, agenouillé près de la jeune veuve, s’efforçait de la consoler. Décidant de remettre à plus tard le traitement du dernier grand blessé, visiblement aveugle, l’apothicaire, se tourna vers Carl qui arrivait justement au bon moment.


« Oh oui, tu peux m’aider ! Certains ici ont des membres cassés. Il me faudrait donc des morceaux de bois fins mais solides pour les attelles. Tu saurais me trouver ça ? Oh et aussi, si ça te dit d’apprendre à soigner des blessures légères, tu es le bienvenu. Ces gens auront besoin d’un suivi après que Tuck et moi les aurons opérés. Pour certains cela prendra des mois de rééducation. Des volontaires pour les aider ne seront pas de trop ! Bien entendu je ne t’oblige à rien. Mais bon. Avant tout, les attelles. Merci encore Carl. »

Il pressa gentiment l’épaule du jeune hors-la-loi et lui sourit, les traits creusés par la tristesse et le soucis que ces nombreux nouveaux patients lui causaient.

_________________
Apprends, médecin, à ne tuer personne ; sinon, bêche la terre !
[Paracelse]


Dernière édition par Cadfaël le Ven 7 Avr - 16:50, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Carl
avatar
Hors-la-loi
Messages : 185
Date d'inscription : 15/04/2008
Age : 27
Localisation : la foret de Sherwood

Feuille de personnage
Age: 19 ans
Niveau RP:
4/5  (4/5)
Inventaire:
MessageSujet: Re: Soins aux blessés Ven 2 Oct - 17:52

Carl n'avait pas loupé la mort de son compagnon d'arme après que Frère Tuck les aient marié. Le jeune hors-la-loi serra les dents en baissant la tête. Il n'était pas aisé de voir un homme qu'il connaissait mourir et plus encore quand cet homme avait un enfant en bas âge, comme lui. Carl resta muet quand Cadfaël sortit le petit garçon de la salle de soin.

Il savait qu'il n'y avait rien à dire à ce pauvre enfant pour soulager sa peine même si il ne semblait pas se rendre compte de ce qu'il se passait. Carl posa son regard ensuite sur la femme du défunt et eut beaucoup de difficultés à retenir ses larmes. Carl se maudit, il était définitivement trop sensible, il devait absolument se protéger de ce genre de sentiments. Il devait être plus fort.

Le jeune homme détacha son regard de la jeune femme lorsque Cadfaël vint vers lui et lui posa une main sur l'épaule. Carl espérait sincèrement que ses yeux ne brillaient pas trop, ou du moins que l'apothicaire ne le verrait pas. Le hors-la-loi inspira profondément en hochant la tête. Des bouts de bois pour faire des attelles ça pourrait se trouver relativement facilement.

Will indiqua qu'il avait des chutes de bois dans son atelier qui pourraient faire l'affaire mais qu'il n'y en aurait certainement pas assez. Le menuisier indiqua qu'il savait cependant où trouver des branches assez solides et fines qui pourraient faire office d'attelles.

Carl acquiesça et lança un regard à Cadfaël puis s'éloigna avec Will. Ils allèrent tous d'abord à l'atelier de Will et ramenèrent rapidement les morceaux de planches à l'apothicaire et au moine pour avancer les soins des blessés puis Will prit la direction vers la forêt et Carl le suivit en silence. Le menuisier lança un regard à Carl qui ramassait des branches en vérifiant leur solidité.


« -Tu sembles bien soucieux Carl..
-Non, tout va bien. Je vérifie juste les branches qu'on doit amener...
-C'est triste pour Lars.. Sa femme m'a fait de la peine... »


Will avait donc vu son trouble dans la salle de soins, en même temps les deux hommes commençaient à se connaître assez pour qu'il se rende compte de sa tristesse.

"-Oui, c'est triste pour elle... et pour ce petit bonhomme.. Il va grandir sans père..
-C'est vrai mais elle pourra toujours compter sur nous tous pour l'aider à élever son enfant.. Il ne grandira pas seul.
-Je sais.."

Carl savait que le campement était une grande famille et que tout le monde se serrer les coudes mais il n'y avait pas que ça. Il se sentait si faible quand il laissait ses émotions le submerger.

"-Il n'y a pas que ça... J'aimerai être comme Robin, Allan ou Azeem.. Ne pas me laisser gagner par mes émotions. J'ai faillit me mettre à pleurer comme une fillette tout à l'heure !
-Tu n'es pas le seul, tu sais. J'était dans le même état que toi. Tu ne m'as juste pas regarder c'est tout. Et puis tu sais Robin lui aussi se laisse avoir par ses émotions sauf que lui ça se transforme tout de suite en colère..."


Carl lui fit un sourire triste. Ce n'était pas si mal de se confier parfois.

"-Merci Will."

Le menuiser lui sourit et ils se remirent à récolter leurs morceaux de bois. Après quelques minutes Will lança un regard à Carl.

"-Je pense que c'est bon là, non?
-Oui, allons-y."

Les deux compagnons rejoignirent Cadfaël et déposèrent les branchages sous la tente. Will proposa à l'apothicaire de retravailler les morceaux de branches qu'ils avaient récolté. Carl laissa répondre le blond puis il prit la parole à son tour.

"-Je veux bien que tu m'apprennes quelques gestes pour soigner. Si ça peut aider, ça m'intéresse."

Carl lui sourit.

_________________


"Quand la loi redevient celle de la jungle, c'est un honneur que d'être déclaré hors-la-loi."
Revenir en haut Aller en bas
http://sinbadetcie.skyblog.com
Cadfaël
avatar
Apothicaire
Messages : 480
Date d'inscription : 30/03/2008
Age : 26
Localisation : Lyon

Feuille de personnage
Age: 24 ans
Niveau RP:
5/5  (5/5)
Inventaire:
MessageSujet: Re: Soins aux blessés Mer 7 Oct - 7:40

Cadfaël sentait la fatigue lui peser sur les épaules. Cela faisait longtemps qu’il n’avait pas soigné autant et de façon aussi lourde. La dernière fois… C’était Louis. Là-bas en Terre Sainte il était responsable de l’infirmerie des Templiers et les combats faisant rage, celle-ci était tout le temps pleine. Il avait même fallut réquisitionner d’autres pièces de l’immense citadelle afin d’allonger tout le monde.
Ils étaient nombreux à soigner là-bas, il y avait tout une équipe de soigneurs mais même à dix, ils étaient tout le temps sollicités… Ce n’était pas des bons souvenirs, ça non. Surtout que la plupart des blessés, à cause de la sécheresse et de la chaleur ne réussissaient pas à survivre…

Secouant la tête, le jeune homme revint au dernier blessé grave et se pencha sur ses yeux. Ceux-ci avaient été brûlés à la torche et le hors-la-loi avait du souffrir mille morts… Mais il était toujours en vie. Et conscient.
Il s’assit près de lui, un solide gaillard d’un certain âge qui lui répondit d’une voix essoufflée qu’il avait prit un coup de torche au visage. Il avait eu le temps de se détourner juste assez pour que son œil gauche soit très légèrement blessé. Le droit en revanche était irrécupérable.

Quand Tuck revint, Cadfaël lui pressa l’épaule et le bon moine lui sourit faiblement. Tous deux s’attelèrent ensuite à la tache de faire boire le gaillard pour l’endormir. Une fois celui-ci dans les vapes, Tuck veillant sur lui, le blondinet sortit son matériel de couture et un linge imbibé d’eau ainsi qu’un autre qu’il imbiba d’alcool.
Il nettoya les yeux à grand coup d’eau, dévoilant des chairs brulées et pelant. Il se pencha, s’appliqua à retirer les restes de globe oculaire éclaté à droite, nettoyant l’orbite avec de l’alcool. Il referma ensuite l’œil et lia les deux bords de peau avec un fil. Il badigeonna ensuite le tout d’un baume cicatrisant.
Sur le gauche, il appliqua le même baume apaisant que sur le blessé précédent et banda abondamment la tête du borgne.

Se redressant, il souffla. En voilà encore un de sauvé. Finalement il commençait plutôt bien. Trois sur quatre ne mourraient pas aujourd’hui. C’était encourageant.
Laissant l’homme dormir, Tuck et l’apothicaire s’éloignèrent. C’est alors que revint Carl. Avec son compère Will, ils revenaient avec moult morceaux de bois. Certains n’étaient pas adaptés mais dès qu’il en fit la remarque, le jeune charpentier, visiblement débrouillard, se porta volontaire pour s’occuper d’aller les tailler. Cadfaël opina et il se mit en route.

Récupérant les attelles restantes, le jeune blond les mit de côté. Ils s’occuperaient des plâtres plus tard avec Tuck. Il fallait qu’il forme dès à présent Carl aux gestes simples. Souriant chaleureusement au jeune homme, l’apothicaire le prit par l’épaule et l’amena auprès des blessés légers.


« Bon, je pense que ces gestes simples seront un bon début. Tu t’en sortiras comme un chef ! Tu vois ces blessés ont besoin de soins légers et surtout d’un suivi régulier afin que ça n’empire pas. »

Il lui désigna une femme qui avait une vilaine éraflure sur le bras gauche. Elle grimaçait, assise sur son lit, se tenant le bras.

« Je vais te montrer comment faire et puis tu feras ensuite, d’accord ? Premièrement tu te laves les mains, tu frottes bien, dans de l'eau bien chaude. Ensuite tu prends un chiffon, il faut qu’il soit propre. Quitte à le faire bouillir dans de l’eau brulante, c’est important. Puis tu y verse de l’alcool. Il faut que ce soit de l’alcool fort, le plus fort que tu trouves. Comme… De l’alcool de pomme ou de la liqueur tu vois ? »

Ce faisant, il versa une généreuse portion d’alcool sur un tissu propre et en prépara un autre d’eau chaude.

« Donc tu commence par nettoyer la plaie avec le chiffon d’eau chaude. Vas-y doucement, vérifie qu’il n’y a rien dans la plaie, pas de caillou, de cheveux, de poil… De ver. C’est très important. Une fois que tu as finis, tu passe au chiffon d’alcool. Ca pique donc les gens risquent de sursauter ou de gémir, c’est bon signe, ça veut dire que ça désinfecte. »

Ce faisant il montrait les gestes, nettoyant la plaie de la femme avec douceur, clarifiant celle-ci. Quand il passa à l’alcool, elle sursauta puis grimaça longuement comme il l’avait prédit.

« Ensuite, tu passes au bandage. Là pareil, il faut que ton tissu soit propre, qu’il ai été bouilli longuement. Tu bande de manière serrée mais pas trop, pour laisser le sang circuler. Ensuite tu fais un nœud, tu vérifie que ça ne risque pas de se défaire… Et tu répète la même opération tous les jours jusqu’à ce que la plaie commence à se refermer. »

Il fit le bandage, bandant le bras du poignet jusqu’au coude, serrant et faisant un nœud solide. Se redressant, il sourit à la femme qui lui sourit en retour, soulagée d’être enfin traitée. Elle opina quand le blond lui conseilla d’éviter de se servir de ce bras pendant qu’elle aurait de bandages et lui demanda de revenir le lendemain à la même heure.

Se tournant vers Carl, il lui sourit.


« Tu as des questions ? Je te laisse faire pour le patient suivant ? Je reste avec toi, je te dirais si tu fais tout bien. »

Il lui désigna ensuite le voisin de la femme, un homme qui avait de nombreuses petites coupures sur les mains.

_________________
Apprends, médecin, à ne tuer personne ; sinon, bêche la terre !
[Paracelse]


Dernière édition par Cadfaël le Ven 7 Avr - 16:54, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Carl
avatar
Hors-la-loi
Messages : 185
Date d'inscription : 15/04/2008
Age : 27
Localisation : la foret de Sherwood

Feuille de personnage
Age: 19 ans
Niveau RP:
4/5  (4/5)
Inventaire:
MessageSujet: Re: Soins aux blessés Lun 12 Oct - 18:39

Carl observa Will s'éloigner avec les morceaux de bois à retravailler. Il lança un regard à Cadfaël quand celui souriant, posa une main sur son épaule pour le diriger vers les blessés légers. Le jeune hors-la-loi n'était pas forcément très à l'aise avec l'idée de soigner ses compagnons, il ne s'en sentait pas forcément capable mais il pensait qu'il devait essayer.

Et puis il avait confiance en l'apothicaire, si il faisait quelque chose de mal il le reprendrait. Il en était sûr, et puis il ne ferait que de petits soins. Un suivit régulier ? Carl acquiesça, seulement il ne resterait pas constamment au camp, il irait en embuscade et se rendrait également à Nottingham quand Robin en donnerait l'ordre.

Il regarda la première patiente. Quand Cadfaël lui expliqua qu'il allait lui montrer en lui donnant les instructions avant que lui même ne s'y mette, le hors-la-loi ne put empêcher un rire nerveux s'échapper de sa bouche.


« -Pardon, c'est nerveux.. Oui, oui, tu me montres d'abord. »


Il écouta scrupuleusement chaque parole de son ami. Il hochait de temps en temps la tête pour notifier à son ami qu'il comprenait bien tout ce qu'il lui disait. Il grimaça en même temps que la femme quand il désinfecta la plaie.

Il le regarda bander le bras de la patiente qui le remercia. Cadfaël se tourna vers lui et lui indiqua que c'était à lui de le faire alors qu'il le regarderait faire. Carl déglutit et acquiesça.


« -Ok, je vais le faire... »


Carl observa les mains de l'homme qu'il devait soigner, rien de dramatique mais si il ne se trompait quelque part, ses plaies pourraient s'infecter... Il secoua la tête non, il réussirait à faire ce qu'on lui avait dit. Ce n'était pas non plus infaisable...

Il commença par se laver les mains comme Cadfaël l'avait fait avant, puis il prit un chiffon propre qu'il plongea dans de l'eau puis nettoya les plaies une à une. Il lança un regard à son maître.


"-C'est bien comme ça? Ensuite je bande toute la main ?"

Il reposa ensuite son regard sur ce qu'il faisait. Il n'avait pas accordé de réelle attention sur l'homme à qui appartenaient ces mains. Il était presque aussi nerveux que si il faisait une opération importante. Il en était ridicule ! Puis il désinfecta les plaies, le blessé ne pu retenir un petit grognement. Carl grimaça.

"-Désolé. Je vais faire plus doucement."

Il appliqua doucement le chiffon imbibé d'alcool en soupirant légèrement. Carl se rendit compte qu'il était plus à l'aise à détrousser quelqu'un qu'à soigner ses compagnons d'armes.

_________________


"Quand la loi redevient celle de la jungle, c'est un honneur que d'être déclaré hors-la-loi."
Revenir en haut Aller en bas
http://sinbadetcie.skyblog.com
Cadfaël
avatar
Apothicaire
Messages : 480
Date d'inscription : 30/03/2008
Age : 26
Localisation : Lyon

Feuille de personnage
Age: 24 ans
Niveau RP:
5/5  (5/5)
Inventaire:
MessageSujet: Re: Soins aux blessés Mar 20 Oct - 8:58

Cadfaël était bien content de pouvoir s’offrir une petite pause à travers l’apprentissage de Carl. Il le regardait faire d’un œil cependant attentif, vérifiant qu’il faisait tout bien comme il le lui avait montré. Il était important qu’il refasse les même gestes afin d’attraper l’habitude de les faire. En situation d’urgence, ces mouvements et ces reflexes pourraient peut-être sauver des vies.

Quand l’homme grimaça et que Carl s’excusa, l’apothicaire ne put s’empêcher de sourire. Il prenait vraiment les choses à cœur, c’était une qualité. Le jeune hors-la-loi semblait tellement si peu sûr de lui que Cadfaël se sentait obligé de le valoriser, de lui faire faire des choses importantes, de lui prouver que lui aussi, du haut de ses 19 ans, pouvait être utile.

Quand le jeune homme eut fini son bandage, le blond inspecta le tout et resserra le pansement avant de libérer le patient à présent bandé comme une momie sur tout l’avant des bras.
Se tournant vers Carl, il lui sourit et déclara fièrement :


« Pour une première fois ce n’était pas mal du tout ! Si ça se trouve tu es doué en médecine ! Et il n’y a qu’un seul moyen de le savoir… Mais je ne vais pas te harceler. Du moins pour le moment. On verra ça plus tard, tu as déjà bien travaillé aujourd’hui. »

Dans son dos, frère Tuck toussota pour attirer son attention. Se retournant, Cadfaël opina du chef en direction du moine rondouillet avec un sourire et posa une main amical sur l’épaule de Carl en le congédiant gentiment :

« Je te libère pour le reste de l’après-midi. J’ai encore tout un tas de patients à voir et ton ami le moine s’impatiente. Je m’en voudrais de le faire attendre… Passe me voir plus tard si tu veux ! »

Il lui fit une courte accolade et retourna auprès du religieux pour se pencher sur la vingtaine de blessés plus ou moins graves qu’il lui restait à voir.
****************************

10 mai 1192 – A peu près minuit


L’apothicaire se redressa de son dernier patient, un homme à la jambe cassée à présent bien ficelée à une attelle made in Will Scarlett.
Se frottant les yeux, il se retourna et observa l’infirmerie à présent abritée des vents et de la pluie par une palissade et deux pans de tissu épais. A l’intérieur, seules les bougies de veille brulaient encore ici et là.

Passant parmi les rangées de lits de camps, tous occupés ou presque, il vérifia qu’aucun blessé n’avait mal au-delà du supportable. Ecoutant les respirations, il se sentit soulagé d’entendre qu’aucune d’entre de sifflait… A part celle de l’homme aux côtes cassées.
Allant s’asseoir dans son fauteuil, un des plus confortables du campement paraissait-il, il ferma les yeux et se sentit partir presque instantanément.

Ce n’est que bien plus tard qu’un gémissement sourd le réveilla. Sursautant, il bondit de sa chaise, se rendant auprès du brûlé de l’après-midi. Le baume avait cessé de faire effet et lui, plus habitué à la douleur, la revivait comme à l’instant de sa blessure.
Essayant de calmer le malheureux qui se débattait dans sa folie douloureuse, Cadfaël craignit qu’il ne réveille les autres qui avaient désespérément besoin de repos.

_________________
Apprends, médecin, à ne tuer personne ; sinon, bêche la terre !
[Paracelse]


Dernière édition par Cadfaël le Ven 7 Avr - 17:06, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Personnages Non Joueurs
avatar
Personnage Non Joueur
Messages : 27
Date d'inscription : 04/06/2008
MessageSujet: Re: Soins aux blessés Mar 24 Nov - 15:00

Lena se faisait du soucis pour son frère Andrew. Il avait été blessé quelques jours plus tôt en tentant d’abattre un arbre avec les bucherons d’Edwinstowe. Malheureusement il était débutant et l’arbre avait failli l’écraser. Heureusement il avait réussi à l’éviter au prix d’un choc sur une pierre aiguisée.
Elle avait été soulagée d’entendre dire qu’un apothicaire de la ville était arrivé au campement pour s’occuper des blessés mais elle voulait prendre des nouvelles de sa seule famille.

Aussi avait-elle décidé de se glisser à l’infirmerie tard dans la nuit, pour ne déranger personne. Elle arrivait donc en vue de l’endroit qui, sous la direction de l’apothicaire, prenait réellement une forme de petite cabane de fortune.
Plus elle s’approchait, plus elle entendait distinctement des gémissements de douleur. Incapable de retenir plus longtemps son angoisse, elle déboula sous la tente solidifiée et regarda son frère. Elle constata soulagée qu’il dormait à poings fermé, un bandage autour de la tête. Son visage était paisible, elle soupira d’aise.

Puis son attention fut attirée par un patient qui gigotait sur sa couche, un homme de haute taille et a priori blond de ce qu’elle pouvait voir, essayait de le calmer. Elle s’approcha prestement et appuya fermement ses mains sur les épaules du forcené. Devant la surprise de l’homme, elle lui lança à voix basse et pressante :


« M’ssire, je le tiens, allez chercher ce qu’il vous faut pour le calmer ! »

Il opina du chef et partit chercher quelques flacons. Revenant, il déshabilla l’homme devant la demoiselle qui ne put s’empêcher de détourner les yeux de ses affreuses brûlures et sans attendre, commença à badigeonner son corps de baume.
Lena constata avec soulagement que le traitement était efficace quand le patient cessa de gigoter et se rendormit profondément, le visage apaisée.

Se redressant, la demoiselle sourit à l’apothicaire qui lui rendit qui le lui rendit doucement et, le trouvant fatigué, elle ne put s’empêcher de dire :


« Pouvez aller dormir m’ssire. S’il s’passe quelque chose, je vous appellerais. »

Il opina du chef et, sans doute trop fatigué pour lui demander son nom, alla s’écrouler sur le lit de fortune qu’on lui avait dressé derrière le paravent qui séparait son pseudo-bureau des lits alignés.
Lena s’assit à la table et croisa les mains, ses yeux balayant la salle d’un air alerte.
Revenir en haut Aller en bas
Cadfaël
avatar
Apothicaire
Messages : 480
Date d'inscription : 30/03/2008
Age : 26
Localisation : Lyon

Feuille de personnage
Age: 24 ans
Niveau RP:
5/5  (5/5)
Inventaire:
MessageSujet: Re: Soins aux blessés Mar 24 Nov - 15:25

11 mai 1192 – Peu après midi


Cadfaël cligna des yeux et se redressa. Cela faisait longtemps qu’il n’avait pas dormit d’une traite, aussi profondément. Lui qui avait d’ordinaire un sommeil assez léger, il se rendit compte à la lueur du jour qui flamboyait déjà sur le tissu de la tente qu’il avait largement dépassé son heure habituelle de levé.
Bondissant de son lit, il remarqua qu’on lui avait apporté un broc de bois avec de l’eau fraiche, souriant devant cette sympathique attention, il se nettoya le visage, les mains et le cou avant de passer le paravent.

Faisant un tour d’horizon, il cligna des yeux, ébahi, devant le nombre de personnes présentes sous la tente. Ici et là, en plus de frère Tuck qui le salua joyeusement, reposé lui aussi, se tenaient des femmes et de jeunes filles, toutes en train de changer des bandages, nettoyer des plaies, administrer des herbes…
S’avançant légèrement, il interrogea Tuck du regard, celui-ci s’avança et lui dit d’un ton cordial :


« Votre amie de cette nuit à décidé de créer des vocations semble-t-il. Toutes les femmes et les demoiselles en âge de soigner qui n’étaient affectées nulle part se sont portées volontaires pour nous aider. J’ai transmis vos consignes concernant chaque blessé au cours d’une petite réunion.
- Et bien mon Frère, c’est impressionnant. Je suis soulagé de voir que les blessés vont enfin être traités comme ils le doivent.
- Pour sûr mon ami ! Allez donc vous restaurer un peu. Nous parlerons de ce qu’il reste à faire ensuite. »

Opinant du chef, Cadfaël ne se fit pas prier et se dirigea vers la cantine commune.
Dehors, sous les arbres se tenaient de longues tables et une armée de tabourets de fortune. Il n’y avait là que quelques trainards qui bavardaient avant de repartir au travail.

S’approchant d’une dame forte qu’on lui avait présentée comme étant Martha, la cuisinière et intendante en chef, il toussota pour attirer son attention. La dame fit volte-face, prête à agonir d’injures celui qui osait la déranger dans ses comptes avant de se raviser en voyant à qui elle avait affaire.

« Oh m’sieur le soigneur ! Prenez place, prenez place ! Je vous attendais !
- Ah bon ? Et bien merci dame Martha.
- Allons, allons, pas de dame avec moi ! Alors qu’est-ce qui vous ferait plaisir à manger mon chou ?
- Euh et bien j’ai pour habitude de manger consistant à midi…
- Ne dites plus rien, j’ai ce qu’il vous faut ! Lean ! Apporte un jaret, du pain et du fromage à m’sieur le soigneur ! »


Cadfaël s’apprêtait à protester qu’il n’avait pas envie de dévaliser les stocks mais Martha avait déjà disparut dans un tourbillon de jupons impérieux. Il croisa donc les mains en souriant et se permit d’observer plus en détails le campement.

Celui-ci était spacieux et bien organisé et légèrement désert à cette heure de la journée. Les enfants de l’orphelinat avaient disparus, sans doute en train de jouer ou de recevoir une leçon d’enseignement quelque part… Il sentit son sourire s’élargir et opina du chef pour lui-même. Une fois les blessés remis sur pieds, ce campement pourrait vraiment se révéler vivable finalement.

Une demoiselle aux cheveux bruns et crépus lui apporta un plateau bien garni et s’éclipsa avec une courbette. Cadfaël fut surprit par tant de cérémonie, lui qui n’était qu’un apothicaire plutôt pauvre… Mais l’odeur de la nourriture lui fit tout oublier de ses réflexions.
Il dévora avec appétit tout ce qu’on lui avait apporté et souffla seulement une fois son pichet d’eau terminé. Prenant le temps de compter jusqu’à dix, il se releva et chercha quelqu’un à remercier du regard. Ne voyant personne, il laissa là ses restes et retourna à la tente de soin.

Tuck lui fit signe et il s’approcha, curieux :

« Si tu me fais une liste de ce qu’il faut administrer à chaque patient, je pourrais gérer l’infirmerie seul avec les femmes. Je m’en voudrais de te retenir au campement trop longtemps…
- Ne t’en fais pas, personne ne m’attend à Nottingham, ma sœur a été prévenue. Je vais rester ici encore quelques jours, une semaine peut-être, pour partir serein.
- Comme tu le souhaite. »

Cadfaël lui tapota l’épaule et se remit au travail.

Arrow Les Alentours de Nottingham et Sherwood > Forum Temporaire : le Tournoi du Shérif

_________________
Apprends, médecin, à ne tuer personne ; sinon, bêche la terre !
[Paracelse]
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Soins aux blessés

Revenir en haut Aller en bas

Soins aux blessés

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Sujets similaires

-
» Une clinique medicale pour les premiers soins a St-Ard (Archaie)
» salle de soins des femmes/ Chambre n° 1 : actuellement Senjo
» update des blessés du canadien ce soir
» Wyclef Jean blessé dans une fusillade (PAS CONFIRMEE)
» La guerrière blessée

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Robin Hood : Les Mystères de Sherwood :: Zone RP Principale :: Forêt de Sherwood :: Le Camp de Robin et de ses joyeux compagnons :: La Grotte Centrale :: La Salle des Soins-